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28/02/2010

Les Français entre colère et résignation

Dans toutes les campagnes il y a toujours un peu de colère qui s'exprime. Il est habituel d'être pris à parti "on ne vous voit que pendant les campagnes"... "Et oui, Monsieur, désolé, les quelques personnes qui s'engagent encore au service du pays ne peuvent pas être à la fois à leur boulot et bénévolement sur tous les marchés de Haute Savoie pendant leurs temps libre."

Mais jamais je n'ai vu autant de violence dans les propos. A la fois autant de colère et autant de renonciation à changer la France. "Ca fait 30 ans que ca dure". "Tous les mêmes". "Ils touchent leurs indémnités et nous ont trime 7 jours sur 7". "Vous êtes tous pourris".

L'UMP Sarkoziste a profondément déçue. Les scandales du Chef de l'Etat, le train de vie de l'Etat et surtout le Gouvernement de communication ne laisse plus personne dupe. Les déficits publics. Les aides aux banques. Les nominations...

Le Parti Socialiste ne convainc pas plus. Personne n'est dupe sur le fait que le Parti Socialiste issu du Congrès de Reims pourra faire quoique ce soit pour améliorer la situation de la France... même le parti socialiste lui même a supprimé le point et la rose de ses documents de campagne.

Les gens ce matin s'en prenaient aussi aux médias : "ils nous parlent des affaires peoples ou de qui veut se présenter.. plutôt que de nous parler des problèmes de logements ou d'emploi, des taxes toujours plus chères qu'on paye ou de savoir à quelle sauce on va être mangé pour nos retraites."

Je me prends tout ça dans la tête ce matin sur le marché. Les UMP et les PS eux continuent de faire campagne dans des salles municipales avec des audiences de militants convaincus qui ne posent pas une seule question qui dérange. Plus personne n'est dupe de ce théâtre d'ombre qu'est devenue la politique française. Ces élus là, ne peuvent plus aller sur les marchés. Si moi simple citoyen, conseiller municipal bénévole je me fais engueuler, je ne doute pas que Jean-Claude Carle (UMP) ou Jean-Michel Thénard (PS) recevraient des tomates dans la tête s'ils pointaient leur nez sur un marché. Pour eux, les réunions publiques de militants sont innefficaces... mais beaucoup plus sûres.

Alors patiemment on explique à nouveau qu'il est peut être temps de changer de génération. Qu'il faut des élus régionaux qui ont un métier qui leur permette de s'exprimer librement car ils ne dépendent pas financièrement d'un parti, plutôt que d'avoir des professionnels du cumul des mandats et de l'absentéïsme qui va avec. Qu'il faut aider l'innovation pour développer de nouvelles filières d'emploi en Haute Savoie. Qu'il faut mieux orienter les jeunes vers les métiers qui ont des déboucher. Qu'il faut poursuivre le développement des Train Express Régionaux mais aussi du covoiturage. Patiemment et avec détermination on continue de convaincre ce qu'il reste de citoyens qui croient en l'avenir de la France. On redonne espoir par l'exemple.

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26/02/2010

Pour Jean Michel Thenard (PS) : "Tout va bien Mme la Marquise"

Décidément le ban et l'arrière ban socialiste se mobilise pour féliciter le canton de Genève de ne pas construire assez de logements. Guillaume Mathelier, le Maire PS d'Ambilly qui est responsable du blocage du projet des communaux d'Ambilly, est intervenu sur mon blog ce matin. Hier soir Jean-Michel Thénard, Maire socialiste de Saint Julien et candidat à sa réélection au Conseil Régional est intervenu sur le plateau de Léman Bleu pour dire que les efforts de construction de logements à Genève avançaient.

En résumé, "tout va bien Mme la Marquise" selon Jean-Michel Thénard. Pas de chance, juste après lui, intervient une députée MCG du Grand Conseil, qui informe que la commission logement du Grand Conseil ne s'est pas réunie depuis fin novembre. Pour certains députés du Grand Conseil comme pour Jean Michel Thénard, il n'y a pas de problème de logement à Geneve. Circulez il n'y a rien à voir.

Cette semaine, ce sont quatre habitants de la commune qui m'ont contacté : "Ca fait 3 ans que j'essaie d'obtenir un RDV avec le Maire" me dit l'un. Le Maire refuse de nous recevoir me disent des habitants de Cervonnex ou d'autre de la rue des Chênes. Si le Maire refuse de recevoir les habitants, il n'est pas étonnant que le Maire ignore leur détresse sur la question des coûts des logements.

Je débattrai avec le Maire de Saint Julien lundi matin à 7h10 sur Radio Cité sur 92.2.

Mark Müller doit des explications aux Genevois

Pascal Décaillet a proposé que Mark Müller et moi débattions ensemble des problèmes de logements dans le Genevois franco suisse.. et plus particulièrement du décallage entre les promesses du Conseiller d'Etat devant les Genevois en octobre dernier et des résultats de constructions de logements pour 2009 publiés la semaine dernière.

Mark Müller a refusé. A vrai dire, si Mark Müller doit rendre des comptes à des élus français ce serait plutôt au signataire français du projet d'agglo de 2007 sur lequel Genève s'était engagé à construire des logements. C'était le Président de l'ARC, Bernard Gaud, succédé depuis par Robert Borrel, Maire d'Annemasse, puis Etienne Blanc (Maire UMP de Divonne). Genève viole les engagements pris, mais le Président de l'ARC ne demande à ce jour aucun comptes à Genève. Il faut dire que certains Maires français ont quelques intérêts à court terme à accepter les promesses non tenues de Genève sur les logements car ils comptent sur des subventions de Berne à leur commune dans le cadre du projet d'agglo. Ces Maires se trompent... ces fonds bernois ne compenseront jamais les conséquences néfastes pour tous de cet exode massif de la jeunesse genevoise.

Dans tous les cas, il n'aurait pas été très respectueux des institutions que Mark Müller débatte avec un simple conseiller municipal, minoritaire qui plus est, de la seconde commune du Genevois français. Mark Müller ne rendra donc probablement pas de comptes aux élus français sur les logements qui n'ont pas été construits en 2009.

Le chiffre des constructions de 2009 est révoltant en soit. Ce qui est encore plus révoltant c'est que ce chiffre a été annoncé comme simple brève dans le journal Le Temps. M. Müller n'a fourni aucune explication. Le logement est l'un des principaux problèmes de Genève. L'un des slogan clef du parti libéral en octobre : rappelez-vous "+ de logements". Les chiffres pour 2009 sont désastreux.. et M. Müller part en vacances en envoyant un simple communiqué pour informer du désastre. Que dirait-on d'un Conseiller d'Etat qui annoncerait une augmentation du chômage de +20% par simple communiqué, sans explications et partirai en vacances ?

Heureusement, il y a beaucoup d'excellents journalistes à Genève. Il y a aussi d'excellents députés. Il s'en trouvera forcément quelques uns qui poseront quelques questions dérangeantes à Mark Müller. Des questions du genre :

  • M. Müller, pourquoi avez-vous annoncé une accélération imminente des constructions de logements à Genève en octobre et que les chiffres pour 2009 sont si mauvais ?
  • M. Müller, qu'allez-vous changer dans les prochains jours pour que les constructions de logements soient suffisantes pour loger la jeunesse genevoise ?
  • M. Müller, pensez-vous voir les moyens politiques ou juridiques pour qu'il y ait assez de logements à Genève ? Sinon, de quelle aide ou soutien avez-vous besoin ?
  • M. Müller, comment certaines communes ont pu construire aucun logement pendant 5, 10 ou 30 ans ?
  • M. Müller, comment mieux inciter les communes à participer à l'effort de construction ? Comment sanctionner celle qui n'y participent pas ?
  • M. Müller, pourquoi poursuivre la politique d'attraction des hege funds alors qu'il n'y a déjà pas assez de logements pour la jeunesse genevoise ?
  • M. Müller, quels sont les coûts pour Genève en terme de mobilité et d'infrastructures de transports d'attirer autant de population et de l'obliger à résider si éloignée de leur lieu de travail ?
  • M. Müller, peut-on construire une agglomération franco valdo genevoise équilibrée et cohérente si Genève continue de s'exonerer de ses responsabilité sur le logement, continue d'attirer autant de cadres, ne finance pas les infrastructures de transport nécessaire à la qualité de vie de tous -tout en empochant 600 millions de francs suisses d'impôts de ces employés qu'elle ne loge pas, ne soigne pas, ne scolarise pas ou dont elle ne garde pas les enfants ?
  • M. Müller, quel est votre objectif de construction de logement en 2010 ? Peut-on se revoir dans 3 mois pour faire le point sur les chiffres du premier trimestre 2010 ?

 

24/02/2010

Logements à Genève : le moulin à palabre risque de se mettre en route

Les nouveaux chiffres publiés par l'OCSTAT sur la nouvelle réduction des constructions de logement à Genève scandalisent tous ceux qui se sont engagés dans la construction du projet d'agglo et dans le financement d'infrastructures de transport en commun transfrontaliers.

Le moulin à palabre genevois redémarre : les socialistes accusent les libéraux de refuser de construire dans les zones de villas ; les Socialistes devraient plutôt aider à attirer des investisseurs dont on a besoin pour financer la construction des logements. Les socialistes n'ont pas pris conscience qu'a faire fuire les regies.. ils font fuire du canton les locataires modestes qui sont leurs électeurs. Les Libéraux désignent du doigt les zones agricoles ; Les Libéraux devraient plutôt construire dans les 44% d'espaces urbanisés occupés par les quelques 10% de propriétaires de villas dans les communes dont ils ont la charge. Les Libéraux n'ont pas encore pris conscience que la crise du logement est un handicap de l'attractivité économique de Genève et réduit le soutien populaire aux politiques économiques. Personne ne se pose la question de suspendre les incitations fiscales pour les hedge-funds tant que Genève n'aura pas construit assez de logements pour ses enfants. Les uns estiment qu'il faut construire là où il y a déjà des logements pour favoriser l'usage et le développement des transports en commun. Les autres estiment au contraire qu'il faut construire là où il y a peu de logements pour répartir la charge. Chaque élu communal nous sort 36 raisons pour lesquels ce n'est pas dans sa commune qu'il faut construire, mais dans la commune voisine.

Le comble du ridicule revient à Anne Mahler, Présidente des Verts genevois, qui me disait ce matin "Mais Puplinge à beaucoup construit de 1975 à 1978" (sic). Le temps passe vite Mme Mahler... c'était déjà il y à 35 ans. Depuis la population de Genève a augmenté de près du tiers. Puplinge n'a pas construit de logements mais les habitants de Puplinge ont eu des enfants depuis 35 ans. Anne Mahler reconnaissait qu'un parent qui mettrait ses enfants à la rue pour louer leurs chambres à des banquiers serait un voyou.. sans prendre conscience que c'est ce qui a été fait par les autorités de Puplinge. Mme Mahler ira soutenir ce soir les candidats d'Europe Ecologie à Annemasse. Un soutien encombrant pour des écologistes qui prônent la densification nécessaire au développement des transports en commun. Evidemment que d'autres communes doivent plus construire que Puplinge, mais Puplinge aussi doit construire. Le symbole de 0 logement sur 2004-2008 est fort de provocation.

Tout le monde est d'accord sur le diagnostic de la crise du logement.. et chacun blâme l'autre plutôt que d'assumer sa responsabilité. Dans cette fuite des responsabilités, les uns affirment que ce n'est pas la responsabilité des communes... pourtant les candidats au Conseil d'Etat soulignait l'importance de la collaboration des communes en octobre dernier.

La réalité c'est que dans toutes les communes les habitants ont des enfants et que donc toutes les communes doivent construire. Celles qui sont proches des axes de transport en commun plus que les autres. Celles qui veulent des transports en commun et des services publics plus que les autres.

On entend exactement les mêmes discussions depuis 30 ans, la crise du logement elle s'aggrave chaque année un peu plus. Pendant que le moulin à palabres redémarre, ce sont encore 18 familles qui aujourd'hui devront quitter le canton pour le Genevois français parce que les très rares logements disponibles auront été loués par les cadres des entreprises que Genève fait venir. Ce sont 10 automobilistes de plus qu'on trouvera sur les routes demain matin. Ce soir des milliers de parents dormiront à nouveau dans leur salon. Des milliers d'enfants dormiront à 3 par chambre. Aujourd'hui encore quelques infirmières, des maçons, des caissières, des professeurs, des policiers, des douaniers, des ouvriers, des employés devront quitter le Genevois franco-suisse parce qu'ils n'ont plus les moyens de vivre.

Pendant que des députés cantonaux se renvoient la balle, quelques élus communaux ont agit en contribuant à la construction de logements pour les habitants : les conseillers administratifs de Confignon (Alain Dreier, Françoise Joliat, Dinh Manh Uong), ceux de Satigny (Martine Roset, Philippe Poget, Claude Guinans), ceux de Bellevue (Marcel Beauverd, Daniel Fabbi, Catherine Dupasquier), ceux du Grand Saconnex (Arthur Plée, Elizabeth Böhler Goodship, Jean Marc Comte) et ceux de Plan les Ouates (Geneviève Arnold, Thierry Durand, Laurent Seydoux), et leurs prédécesseurs et leurs conseillers municipaux qui les ont soutenus. Peut-on espérer que d'autres assument leurs responsabilités, reconnaissent leurs erreurs et fassent des propositions qui dépendent d'eux plutôt que de renvoyer la responsabilité aux concurrents politiques ?

23/02/2010

Plus que quelques mois pour tenir les engagements de Genève sur les logements

Sur les 10 dernières années ce sont 10 000 personnes qui se sont installées chaque année dans le Genevois franco suisse. C'est leur employeur attiré par les exonérations fiscales exorbitantes (exonération totale d'impôts sur les sociétés sur le profit réalisé à l'extérieur de la Suisse) qui a obligé ces personnes à venir s'installer dans le Genevois franco Suisse. Un tiers a pu s'installer à Genève et les deux tiers ont du s'installer dans le genevois français et le district de Nyon faute de logements à Genève.

Pour loger une partie de ces personnes à proximité des transports en commun et pour rattraper le retard, il faudrait que Genève construise 5000 logements par an. Lors de la signature du projet d'agglo en décembre 2007, Genève avait pris l'engagement d'en construire seulement 1600. Un chiffre dérisoire mais accepté par les partenaires français - augmenté depuis à 2500 logements par an. Les chiffres pour 2009 viennent de sortir : seulement 1230 logements dans le canton. Il y a de moins en moins de logements et le Conseil d'Etat souhaite encore faire venir les Hedges Funds de Londres !!!

Les élus français qui ont contribué au projet d'agglo se sentent trahis, violés. Nous avons fait notre part du travail : plus de 100 millions d'euros investits dans le CEVA. La capacité de la ligne D augmentée de +50% en décembre 2009. Pendant ce temps là, Genève a continué à faire venir du monde et à ne pas construire de logements.

L'exaspération cède le pas à la colère. Les élus qui avaient travaillé de manière constructive à l'élaboration du projet d'agglo sont trahis. Côté Français les infirmières, les assistantes maternelles et les maçons ont déjà dû quitter le genevois français. Si la pression foncière augmente il n'y aura bientôt plus de professeurs, de gendarmes, de caissières, de policiers ni de fonctionnaires territoriaux : les coûts des logements ne leur permettent pas de vivre décemment. Il n'y aura pas plus de petits enfants que de grand parents.

Nous avons été patients - ça fait 30 ans que ça dure ! Nous avons fait confiance à Genève. Mais notre patience à des limites. A quoi bon contribuer à réduire les problèmes de mobilité si Genève continue de les aggraver par les incohérences de ses politiques économiques et du logement ? A quoi bon construire le CEVA pour 50 000 usagers quotidiens si Genève expulse 50 000 de ses habitants dans le Genevois français tous les 7 ans ? A quoi bon augmenter la capacité de la ligne D et créer de nouvelles lignes si celà ne sert qu'à permettre à Genève de fuire sa responsabilité sur la construction de logements ?

Genève n'a plus beaucoup de temps pour convaincre ses partenaires de sa bonne foi. Si les prochaines statistiques sur les constructions de logements à Genève sont aussi desastreuses, il n'y aura plus de majorité en France pour financer les projets de transports en commun transfrontaliers. Ceux-ci devront être suspendus à la tenue par Genève de ses engagements contractuels du projet d'agglo. On pourra préparer les études, bloquer les financements.. mais il n'y aura pas un seul coup de pioche ou de marteau piqueur, pas une seule commande de bus, tant que Genève ne construira pas suffisament de logements. Le Maire d'Annemasse et le Maire de Saint Julien, interessés par les subventions de Berne pour leurs gares respectives, n'auront pas de majorité d'élus derrière aux pour apporter la signature française nécessaire au nouveau projet d'agglo. Sans signature française sur le projet d'agglo, Genève devra laisser filer les subventions fédérales pour Zürich et Bâle.

Le genevois français n'a pas les moyens financiers d'empêcher Genève de se suicider dans la paralysie des embouteillages par ses incohérences politiques.

22/02/2010

Confignon, Satigny, Bellevue, Grand Saconnex et Plan les Ouates : les 5 communes genevoises qui construisent assez de logements

Sur les 100 plus grandes communes du Genevois franco suisse, seulement 5 communes genevoises ont construit plus de 2% de logements en moyenne par année : Confignon (+4,67%), Satigny (+3,9%), Bellevue (+3,40%), Plan les Ouates (+2,71%) et le Grand Saconnex (+2,24%). Pour être exhaustif et citer toutes les communes responsables qui logent leurs jeunes et ne contribuent pas à les expulser du canton il faut ajouter des communes de plus petite taille : Aire-la-Ville (+6,59%), Soral (+3,33%), Russin (+3,01%), Chancy (+2,89%) et enfin Laconnex (+2,07%).

Sachant que Genève par sa politique fiscale attire près de 10 000 habitants supplémentaires dans le Genevois franco suisse, l'absence de constructions de logements dans toutes les autres communes conduit ces nouveaux habitants à se loger dans le canton au détriment des jeunes genevois contraints à l'exil. 27 habitants supplémentaires chaque jour. 18 qui sont obligés d'aller se loger au delà des limites du canton... et qui font 10 automobilistes de plus chaque jour.

Malheureusement les efforts de ces communes exemplaires est réduit à néant en raison de l'absence de construction de logements dans les autres communes. Je pense tout particulièrement à Troinex dont le Maire met chaque jour des obstacles à la circulation. M. le Maire de Troinex, tant que Genève ne construira pas de logements proche des transports en commun (près de Bachet de Pesay par exemple !) ce sont 10 automobilistes de plus qu'il y aura sur les routes du canton... dont 1 ou 2 de plus qui passera par Troinex. Avec seulement 0,5% de logements supplémentaires par années construit à Troinex sur 2004 à 2008 ce sont environ 64 familles que vous avez contraint à l'exil... et à l'automobile !

Je pense aussi tout particulièrement à la commune de Lancy qui veut instaurer une zone bleue pour empêcher les gens de venir en voiture travailler. Mais Lancy n'a construit que 0,87% de logements supplémentaires au lieu des 2% nécessaires pour accueillir la population que Genève attire à coup d'exonérations fiscales. Faute de logement à Lancy ce sont 694 familles genevoises qui ont été contrainte d'aller vivre loin des transports en commun... et maintenant Lancy voudrait leur interdire de venir travailler !

Je pense encore à la commune d'Onex (seulement +0,19% de logements)... dont un conseiller administratif est candidat à la Présidence du Parti Socialiste : René Longet. Plutôt curieux de voir qu'un socialiste contribue aussi significativement à la crise du logement. Les socialistes genevois peuvent ils élire à leur présidence un homme qui contribue à paupériser les Genevois les plus modestes en contribuant à la hausse de l'immobilier ? Faute de logements à Onex ce sont environ 713 familles qui ont du quitter le canton sur 2004-2008. Si Confignon peut construire 4,67% de logements annuels alors Onex peut construire. Si Annemasse peut construire +2,3% de logements annuels alors Onex peut le faire aussi.

Il est temps que Genève soit cohérente entre sa politique économique qui consiste à faire venir 10 000 personnes par an dans le Genevois franco suisse et sa politique du logement. Les incohérences actuelles aggravent chaque jour nos problèmes de circulation en obligeant 10 actifs chaque jour à aller se loger loin des réseaux de transport en commun.

Les chiffres publiés vendredi sur la nouvelle baisse des constructions à Genève en 2009 sont une véritable insulte pour toutes les personnes qui se sont engagées dans la construction du projet d'agglomération. L'agacement commence à céder la place à la colère parmi les élus français. Le coût du foncier devient invivable pour tous les habitants qui ont des revenus français et les entreprises. Il est temps d'agir rapidement. Nous sommes voisins et devons préserver ensemble la qualité de vie du Genevois franco suisse.  L'agglomération franco valdo genevoise doit se faire : en construisant plus de logements à Genève, en créant plus d'emploi dans le Genevois français et en développant les transports en commun. Si Genève ne fait pas sa part du travail alors c'est toute la coopération transfrontalière qui s'écroulera.

 Source : Observatoire statistique transfrontalier/OCSTAT : http://www.ge.ch/statregio-francosuisse/telechargements/t... (onglet 2)

21/02/2010

Logements : les communes qui construisent et celles qui ne le font pas !

La crise du logement dans le Genevois franco suisse touche maintenant TOUS les habitants. Ceux qui ne peuvent pas se loger. Ceux qui sont coincés dans les embouteillages parce que ceux qui ne peuvent plus se loger à proximité des transports en commun sont contraints d'utiliser leur voiture. Les habitants qui peuvent se loger.. mais aux prix de sacrifices sur leur pouvoir d'achat. Ceux qui se logent mais doivent dormir dans le salon ou mettre tous les enfants dans la même chambre. Les entreprises qui doivent répercuter les coûts des logements sur les salaires. Même les multinationales qui ne peuvent plus loger leurs expatriés et même les expatriés qui vivent 6 mois dans des logements temporaires avant de pouvoir faire venir leur famille. Les commerçants dont les clients sont paupérisés. Les agriculteurs dont les cultures sont polluées par le traffic incessant de ceux qui n'ont pas pu se loger.

Trop d'inaction. Trop de promesses non tenues. Trop de mensonges : comme les mensonges de Mark Muller qui en campagne électorale promettait une accélération des livraisons de logements. Hier Le temps annonçait le chiffre pour 2009 : seulement 1230 logements construits à Genève. Il en aurait fallu 5000 pour cesser d'aggraver les problèmes de circulation. Le conseil d'Etat en avait promis seulement 1600, il a augmenté ses objecifs à 2500. Mark Muller en campagne avait promis une imminente accélération arguant des délais de construction. C'est le contraire qui se réalise : une baisse des constructions et une baisse de -28% des mises en chantier. On savait Mark Muller incompétent, on le découvre ce matin malhonnête devant ses électeurs.

Voilà les noms des communes qui construisent pour limiter les problèmes... et les noms des communes qui ne construisent pas et qui agravent la crise du logement. Un carton rouge tout particulier pour les communes d'Avully et de Puplinge à Genève dont l'égoïsme porté à son comble les a conduit à ne construire AUCUN logement en 5 ans ! Il n'y a pas d'autre mot que le terme de VOYOUS pour désigner les exécutifs de ces communes qui se contre foutent de la détresse de leurs jeunes qui ne peuvent plus se loger pour ne satisfaire que les égoïsmes des bien logés.

Le tableau cidessous liste les 100 plus grandes communes du Genevois franco suisse. En verts les communes qui construisent. En rouge celle qui ne construisent pas. Le % indique la proportion de logements nouveaux sur la période 2004-2008. Il faudrait que ces communes, surtout celles qui sont desservies par des transports en commun, construisent entre 1,5% et 2% pour absorber la croissance démographique généré par la politique fiscale du canton de Genève.

Commune

 

En %

1

Prevessin-Moëns

CC Pays de Gex

11,68%

2

Etrembières

Agglo Annemasse

8,77%

3

Ornex

CC Pays de Gex

6,64%

4

Vetraz-Monthoux

Agglo Annemasse

6,55%

5

Archamps

CC du Genevois

6,50%

6

Cessy

CC Pays de Gex

6,18%

7

Allinges

CC Collines du Léman

4,86%

8

Rolle

District de Nyon

4,83%

9

Beaumont

CC du Genevois

4,80%

10

Confignon

Genève

4,67%

11

Mont-sur-Rolle

District de Nyon

4,49%

12

Gex

CC Pays de Gex

4,45%

13

Veigy-Foncenex

CC Bas Chablais

4,29%

14

Bonne

Agglo Annemasse

4,28%

15

Cranves-Sales

Agglo Annemasse

4,28%

16

Satigny

Genève

3,93%

17

CC Collines du Léman

3,64%

18

CC Pays de Gex

3,62%

19

Bonneville

CC Faucigny Glières

3,53%

20

Begnins

District de Nyon

3,43%

21

Bellevue

Genève

3,40%

22

Peron

CC Pays de Gex

3,34%

23

Châtillon-en-Michaille

CC Bassin Bellegardien

3,22%

24

Douvaine

CC Bas Chablais

3,09%

25

Thoiry

CC Pays de Gex

3,07%

26

Valleiry

CC du Genevois

3,04%

27

Crozet

CC Pays de Gex

2,97%

28

Reignier

CC Arve et Salève

2,92%

29

Thonon-les-Bains

2,89%

30

CC Arve-Salève

2,83%

31

Coppet

District de Nyon

2,79%

32

Plan-les-Ouates

Genève

2,71%

33

CC Faucigny-Glières

2,70%

34

CC Annemasse - Les Voirons

 

2,60%

35

CC du Genevois

 

2,58%

36

Divonne-les-Bains

CC Pays de Gex

2,48%

37

Ville-la-Grand

Agglo Annemasse

2,45%

38

CC Bas-Chablais

 

2,44%

39

Messery

CC Bas Chablais

2,39%

40

Bellegarde-sur-Valserine

CC Bassin Bellegardien

2,36%

41

District de Nyon

 

2,33%

42

Annemasse

Agglo Annemasse

2,30%

43

Grand-Saconnex

Genève

2,24%

44

Bons-en-Chablais

CC Bas Chablais

2,20%

45

Saint-Genis-Pouilly

CC Pays de Gex

2,18%

46

Chens-sur-Léman

CC Bas Chablais

2,17%

47

CC Bassin bellegardien

CC Bassin Bellegardien

2,16%

48

CC Semine

 

2,14%

49

Anthy-sur-Léman

CC Bas Chablais

2,05%

50

Collonges-sous-Salève

CC du Genevois

2,05%

51

Ambilly

Agglo Annemasse

2,02%

52

Founex

District de Nyon

1,95%

53

Collonge-Bellerive

Genève

1,95%

54

Gland

District de Nyon

1,90%

55

Viry

CC du Genevois

1,86%

56

Arzier

District de Nyon

1,81%

57

Saint-Cergue

District de Nyon

1,64%

58

Saint-Cergues

Agglo Annemasse

1,58%

59

Saint-Julien-en-Genevois

CC du Genevois

1,51%

60

Versoix

Genève

1,49%

61

Pers-Jussy

CC Arve et Salève

1,49%

62

Crans-près-Céligny

District de Nyon

1,45%

63

Ferney-Voltaire

CC Pays de Gex

1,45%

64

Versonnex

CC Pays de Gex

1,44%

65

Monnetier-Mornex

CC Arve et Salève

1,42%

66

Sciez

CC Bas Chablais

1,40%

67

Genthod

Genève

1,34%

68

Prangins

District de Nyon

1,29%

69

Margencel

CC Bas Chablais

1,28%

70

Anières

Genève

1,25%

71

Nyon

District de Nyon

1,19%

72

Veyrier

Genève

1,12%

73

SIVOM Vallée verte

1,09%

74

Habère-Poche

SIVOM Vallée Verte

1,07%

75

Vernier

Genève

1,03%

76

Bernex

Genève

1,01%

77

Ayze

CC Faucigny Glières

1,01%

78

Meyrin

Genève

0,94%

79

Lucinges

Agglo Annemasse

0,93%

80

Gaillard

Agglo Annemasse

0,91%

81

Lancy

Genève

0,87%

82

Petit-Bornand-Glières

CC Faucigny Glières

0,84%

83

Pregny-Chambésy

Genève

0,78%

84

Carouge

Genève

0,72%

85

Bardonnex

Genève

0,72%

86

Vandoeuvres

Genève

0,70%

87

Canton de Genève

0,66%

88

Bogève

SIVOM Vallée Verte

0,61%

89

Perly-Certoux

Genève

0,60%

90

Commugny

District de Nyon

0,59%

91

Cologny

Genève

0,53%

92

Meinier

Genève

0,50%

93

Troinex

Genève

0,50%

94

Chêne-Bougeries

Genève

0,46%

95

Chêne-Bourg

Genève

0,46%

96

Thônex

Genève

0,45%

97

Genève

Genève

0,23%

98

Onex

Genève

0,19%

99

Puplinge

Genève

0,00%

100

Avully

Genève

0,00%

19/02/2010

PAS de logements = + d’embouteillages à Genève

effort de construction de logement entre 2000 et 2007.JPGLe tableau ci-joint produit par l'observatoire statistique transfrontalier montre jusqu'à la caricature la destruction de notre qualité de vie par des embouteillages croissants.

Sur la période 2000 à 2007, le canton de Geneve a construit moins de 1,1% de logements nouveaux par an (en couleur claire sur le graphique). Pendant ce temps là les communes du Genevois français ont construit +2,4% de logement par an (en couleur foncée sur le graphique).

Qu'on n'aille pas nous raconter qu'il n'est pas possible de construire des logements à Genève : quiconque regarde notre agglomération du Salève constatera que nous sommes la seule agglomération au monde assez incohérente et désorganisée pour placer sa campagne entre son centre ville et sa périphérie. C'est très joli, mais cela rend prohibitif le financement de transports en commun efficaces à travers les kilomètres de la campagne genevoise.

La politique économique et fiscale Genevoise attire chaque jour 27 nouveaux habitants dans le Genevois franco-suisse. La politique du logement consiste à ne pas construire assez de logements pour ces habitants. L'incohérence de ces deux politiques qui dépendent de deux magistrats différents conduit à la « création » de 10 automobilistes supplémentaires chaque jour ! Oui 10 automobilistes chaque jour.

L'incapacité chronique de Geneve à construire des logements conduit à l'expulsion de fait de la jeunesse genevoise, à la paupérisation de tous les habitants du Genevois franco suisse dont le pouvoir d'achat est constamment amputé des coûts des logements. Elle pénalise les entreprises. Détruit notre qualité de vie. Nous conduit à la paralysie des embouteillages.

Il est temps que les partis politiques Genevois qui prétendent faire de la construction de logements une priorité se désolidarisent des Maires de leurs rangs qui s'y opposent. Il est impératif que tous ceux qui sont pénalisés par l'absence de logements, leurs coûts et les embouteillages que cela créé se mobilisent pour faire contre poids à quelques propriétaires égoïstes afin que seuls des Maire pro-logements soient élus lors des prochaines municipales genevoises.

Il serait dommage que les élus français soient obligés de retarder leurs investissements dans les transports en commun tant que Genève aggravera la situation par les incohérences de ses politiques économiques et de logements.

18/02/2010

L'écologie est dans tous les mouvements politiques

Christian Curdy, brillant candidat des Verts aux cantonales à Annemasse en 2001 et 2008 a souhaité être candidat sur les listes du Mouvement démocrate de Haute-Savoie. Bernadette Robert Wyss, conseillère régionale verte sortante est sur la liste du MODEM dans l'Ain. Yann Wehrling, ancien porte parole des Verts, conduit la liste du Mouvement Démocrate en Alsace. Jean-Luc Bennahmias, ancien secrétaire national des Verts est député européen MODEM.

article Dauphine Christian Curdy regionales.pdf

La liste est très longue de ces responsables écologistes qui ont rejoint le Mouvement Démocrate. Il est plus intéressant de comprendre leurs motivations.

Yann Wehrling constate que nos positions sont plus respectueuses de l'environnement que celles de Verts. Selon ses mots « chez les Verts le radicalisme est un masque qui cache mal l'absence d'idées et de propositions ». D'autres parlent même d'un vernis écologiste dénué de contenu.

Et à y réfléchir c'est vrai qu'on a du mal à lister les propositions des Verts français au delà d'un positionnement politique. A la différence des Verts Genevois qui eux ont des positions courageuses, constructives et respectueuses de l'environnement.

Par leurs positions radicales les Verts français sont en partie responsables du retard pris par la France dans la protection de son environnement. La Région Rhône-Alpes avait commencé à développer les Train Express Régionaux bien avant l'arrivée des Verts. En s'arcboutant sur des positions radicales comme refuser le mot "autoroute" dans les délibérations les Verts de Rhône Alpes ont perdu la crédibilité nécessaire pour faire avancer la protection de l'environnement.

A la communauté de communes du Genevois il n'y a pas de Verts pour défendre le développement durable. Ils sont trop radicaux pour participer à des équipes municipales ou alors parfois seulement comme faire valoir d'équipes qui ne les écoutent pas. En général, moins un Maire comprend les contraintes environnementales plus il va chercher un alibi Vert à mettre dans son équipe. Dans le Genevois c'est Pierre Curtenaz, Maire de Feigères et les membres de son équipe, Christian Burnier, Maire de Savigny, Frédéric Sansa, quelques autres et moi qui défendons les thèmes du développement durable : le développement des transports en commun, le recyclage des déchets, une urbanisation plus durable ou des normes de constructions respectueuses de l'environnement. Selon Yann Wehrling, c'est par paresse que les Verts français restent dans leur radicalisme et renoncent à influencer la société française.

Une écologie durable c'est une politique qui investit massivement dans le développement des énergies renouvelables comme alternative durable au nucléaire comme le propose le Mouvement Démocrate ce n'est pas renoncer du jour au lendemain au nucléraire ou empêcher le traitement des déchets. Une écologie durable c'est une écologie qui s'attachent à développer massivement les transports en commun comme alternative à la voiture, ce n'est pas d'interdire la voiture là où elle est nécessaire. Une écologie durable c'est une écologie qui accélère des normes de construction environnementales. Pour que l'écologie soit durable et profonde, elle ne doit pas se faire au détriment des êtres humains, des relations sociales ou de l'emploi.

Quand on ajoute à ce vide de propositions la présence sur les listes d'Europe Ecologie pour les régionales de représentants du Parti Fédéraliste et Régionaliste de Savoie, on ne comprend plus très bien ce qui fait l'identité des Verts.

Les idéologies de la décroissance sont des idéologies du chômage de masse. L'écologie durable que propose le Mouvement démocrate avec les nombreux écologistes qui l'ont rejoint, c'est une écologie qui invente une nouvelle croissance qui préserve les ressources naturelles et le cadre de vie.

17/02/2010

Des raisons d'espérer dans un peu plus de justice et d'équité

Les gens que je rencontre dans cette campagne perdent espoir. Ils font face à des difficultés quotidiennes insurmontables. Ce matin une dame me racontait l'histoire de ce petit voisin de 9 ans qui avait récupéré un chat accidenté sur la route. Il l'avait amené chez le vétérinaire. Puis l'avait ramené chez lui. Sa mère n'avait pas les moyens de s'occuper d'un chat alors le petit a dû le remettre à la où il l'avait trouvé. Mais il était enregistré chez le vétérinaire comme propriétaire du chat. Responsable des vaccinations. L'huissier envoie une relance puis deux. L'affaire passe devant le juge de proximité qui condamne la mère à payer 95 euros pour absence de vaccination. La mère, illettrée, se sent démunie face à cette injustice. Elle a dû payer ces 95 euros qui ont amputer son budget mensuel.

C'est le sentiment qu'on ressent dans cette campagne. Pas seulement de la part de gens aux revenus modestes. On sent cette même désespérance de la part des Maires de Haute-Savoie. Eux aussi sont atterés par les errances du pouvoir. Ils voient avec terreur s'approcher la mise en faillite de l'Etat qui rejaillira sur les finances de leurs communes. Ils observent incrédules les erreurs de jugement profonde de responsables départementaux qui composent une liste entre amis professionels de la politique du bassin annécien. Ils écoutent affligés le PS et l'UMP se dénoncer l'un l'autre pour leur mauvaise gestion respective à la tête de l'Etat et de la Région. Beaucoup ont renoncé à dire ce qu'ils pensent de ces dérives - intimidés par les menaces politiques. Lors des municipales à Annecy, Chamonix ou Saint Julien, ils ont constaté de quoi le parti majoritaire est capable pour préserver ses intérêts partisans au détriment de l'intérêt général. Alors ils gardent le silence... en tout cas publiquement, mais ne renoncent pas à leurs convictions.

Quand ils nous voient sur les marchés ou à faire du porte à porte, certains nous font part de leur découragement. Peut-on encore lutter contre ce parti unique - et son allié objectif du bipartisme, le parti socialiste - ? Peut-on lutter contre un pouvoir allié aux holdings des BTP, de l'armement et des médias qui a mis sous sa coupe le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire ? Ils croyaient que nous avions abandonné.

Ils nous voient alors poursuivre ce combat. Tenir tête. Expliquer nos projets pour la région. Ils lisent notre projet de société humaniste. Ils nous voient refuser de monter la moitié de la France contre l'autre. Financer nos campagnes avec nos économies. Prendre de notre temps pour aller à la rencontre des gens. Ils constatent que nous gardons espoir. Alors eux même reprennent espoir.

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