22/02/2010

Confignon, Satigny, Bellevue, Grand Saconnex et Plan les Ouates : les 5 communes genevoises qui construisent assez de logements

Sur les 100 plus grandes communes du Genevois franco suisse, seulement 5 communes genevoises ont construit plus de 2% de logements en moyenne par année : Confignon (+4,67%), Satigny (+3,9%), Bellevue (+3,40%), Plan les Ouates (+2,71%) et le Grand Saconnex (+2,24%). Pour être exhaustif et citer toutes les communes responsables qui logent leurs jeunes et ne contribuent pas à les expulser du canton il faut ajouter des communes de plus petite taille : Aire-la-Ville (+6,59%), Soral (+3,33%), Russin (+3,01%), Chancy (+2,89%) et enfin Laconnex (+2,07%).

Sachant que Genève par sa politique fiscale attire près de 10 000 habitants supplémentaires dans le Genevois franco suisse, l'absence de constructions de logements dans toutes les autres communes conduit ces nouveaux habitants à se loger dans le canton au détriment des jeunes genevois contraints à l'exil. 27 habitants supplémentaires chaque jour. 18 qui sont obligés d'aller se loger au delà des limites du canton... et qui font 10 automobilistes de plus chaque jour.

Malheureusement les efforts de ces communes exemplaires est réduit à néant en raison de l'absence de construction de logements dans les autres communes. Je pense tout particulièrement à Troinex dont le Maire met chaque jour des obstacles à la circulation. M. le Maire de Troinex, tant que Genève ne construira pas de logements proche des transports en commun (près de Bachet de Pesay par exemple !) ce sont 10 automobilistes de plus qu'il y aura sur les routes du canton... dont 1 ou 2 de plus qui passera par Troinex. Avec seulement 0,5% de logements supplémentaires par années construit à Troinex sur 2004 à 2008 ce sont environ 64 familles que vous avez contraint à l'exil... et à l'automobile !

Je pense aussi tout particulièrement à la commune de Lancy qui veut instaurer une zone bleue pour empêcher les gens de venir en voiture travailler. Mais Lancy n'a construit que 0,87% de logements supplémentaires au lieu des 2% nécessaires pour accueillir la population que Genève attire à coup d'exonérations fiscales. Faute de logement à Lancy ce sont 694 familles genevoises qui ont été contrainte d'aller vivre loin des transports en commun... et maintenant Lancy voudrait leur interdire de venir travailler !

Je pense encore à la commune d'Onex (seulement +0,19% de logements)... dont un conseiller administratif est candidat à la Présidence du Parti Socialiste : René Longet. Plutôt curieux de voir qu'un socialiste contribue aussi significativement à la crise du logement. Les socialistes genevois peuvent ils élire à leur présidence un homme qui contribue à paupériser les Genevois les plus modestes en contribuant à la hausse de l'immobilier ? Faute de logements à Onex ce sont environ 713 familles qui ont du quitter le canton sur 2004-2008. Si Confignon peut construire 4,67% de logements annuels alors Onex peut construire. Si Annemasse peut construire +2,3% de logements annuels alors Onex peut le faire aussi.

Il est temps que Genève soit cohérente entre sa politique économique qui consiste à faire venir 10 000 personnes par an dans le Genevois franco suisse et sa politique du logement. Les incohérences actuelles aggravent chaque jour nos problèmes de circulation en obligeant 10 actifs chaque jour à aller se loger loin des réseaux de transport en commun.

Les chiffres publiés vendredi sur la nouvelle baisse des constructions à Genève en 2009 sont une véritable insulte pour toutes les personnes qui se sont engagées dans la construction du projet d'agglomération. L'agacement commence à céder la place à la colère parmi les élus français. Le coût du foncier devient invivable pour tous les habitants qui ont des revenus français et les entreprises. Il est temps d'agir rapidement. Nous sommes voisins et devons préserver ensemble la qualité de vie du Genevois franco suisse.  L'agglomération franco valdo genevoise doit se faire : en construisant plus de logements à Genève, en créant plus d'emploi dans le Genevois français et en développant les transports en commun. Si Genève ne fait pas sa part du travail alors c'est toute la coopération transfrontalière qui s'écroulera.

 Source : Observatoire statistique transfrontalier/OCSTAT : http://www.ge.ch/statregio-francosuisse/telechargements/t... (onglet 2)

Commentaires

Bonjour,

Quelle est la source de ces statistiques sur les constructions dans le bassin lémanique ?

Merci.

Écrit par : alain morizon | 22/02/2010

Bonjour,

C'est l'observatoire statistique transfrontalier et l'OCSTAT. Vous trouverez le tableau complet à l'adresse suivante :

http://www.ge.ch/statregio-francosuisse/telechargements/tableaux/T_logements.xls

Merci pour votre commentaire, j'ai ajouté la source dans la note initiale.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 22/02/2010

150 000 Genevois à Genève (Suisse ayant comme commune d'origine Genève). Pour les autres (130 000 Suisses d'autres cantons et 170 000 étrangers, parfois nés à Genève) cela peut créer un problème d'identité. Or on se définit mieux parce que l'on est pas (Nous ne sommes pas des frontaliers !) que par ce que l'on est.
Une bonne partie du rejet des frontaliers vient de ce phénomène bien connu des sociologues.
Nous habitons dans le même bassin de vie. Avant 1815, la ville n'était pas Suisse. Avant 1815, Le territoire de Genève n'était que de 100 km². 145km² ont été ajouté pour que la ville devienne un canton avec une frontière avec le canton de Vaud.
Lorsqu’en 1815 et 1816, Genève négocie avec la France et la Savoie, pour obtenir la dot, réclamée par les autres cantons, qui permettra de transformer la ville de Genève en un canton suisse, sa superficie est portée de 100 km² à 245 km². Suite à ce rattachement, la population de Genève passe de 32 300 à 48 500 habitants par l’apport territorial et la naturalisation des habitants de 30 communes (3 500 ex Français habitants des communes de Colley-Bossy, Grand Saconnex, Meyrin, Pregny, Vernier, Versoix et 12 700 ex Savoyard, faisant alors partie du royaume de Piemond-Sardaigne, habitants des communes de Aire la Ville, Anières, Avusy, Bardonnex, Bernex, Carouge, Chêne-Bourg, Choulex, Collonge-Bellerive, Confignon, Corsier, Hermance, Laconnex, Lancy, Meinier, Onex, Perly-Certoux, Plan-les-ouates, Presinge, Puplinge, Soral, Troinex Veyrier, Thônex)

Prenons maintenant la région Franco-Valdo-Genevoise comme référence
En 1960, le canton de Genève c’était 76% des habitants et 79% des emplois. 250 000 des 330 000 habitants de la région habitaient le canton.
En 2010, le canton de Genève c’est 57% des habitants et 76% des emplois. 454 000 des 800 000 habitants de la région habitent le canton.
En 50ans, la population de Genève a progressé de 80%.
Dans le même temps, la population du reste de la région a progressé de 437%
Or, les emplois ont progressé de 243% à Genève et de 285% dans le reste de la région.
(de 130 000 à 300 000 à Genève, de 35 000 à 100 000 dans le reste de la région).
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Ce n’est pas le canton de Genève qui assure les besoins croissants de l’économie Genevoise en employés, c’est le reste de la région.
.
D’autres chiffres. Entre 2007 et 2009, le solde migratoire du canton est les suivants :
Suisses : -10 518
Etrangers +17 920
Naturalisation : 13 073.
Un petit calcul : sans les naturalisations, Suisses -23 596, Etrangers : + 30993.
En 3 ans, 69 313 départs du canton, 76715 arrivées. Cela fait une population en constant mouvement (autour de 15% en 3 ans).
A Genève, 1 mariage sur 4 entre Suisses, 1 mariage sur 4 entre étrangers, 2 mariage sur 4 entre un Suisse et un étranger. La région FVG c’est un immense Melting caquelon. Ceux qui ne l’on pas compris auront un réveil difficile.

Ce que réclame AV, c’est juste que Genève respecte les engagements pris. Dans le même temps, la région doit se transformer pour passer d’un cœur économique hypertrophié et de banlieues cités dortoir à une région multi polaire. Plus de logement à Genève, plus d’emploi à l’extérieur de Genève. C’est le choix fait par les élus de la région FVG. Maintenant, si les habitants de la région FVG contestent ce choix, ils peuvent, du coté Suisse, se saisir des possibilités que donnent les initiatives populaires pour changer la politique.
Cessons donc de nous invectivez et regardons lucidement comment respecter au mieux les intérêts de la région, notre bassin de vie et cessons les luttes partisanes.

Écrit par : lucides | 22/02/2010

Monsieur,
A la lecture de ces chiffres, et de votre mot, je ne comprends pas très bien le raisonnement qui motive celui-ci.

Nous savons tous qu'à Genève il n'y a plus beaucoup de place pour construire, certaines communes sont déjà prise à la gorge et on privilégié la réhabilitation d'ancien bâtiments. Conscientes aussi de ces limites, ces même communes ont favorisé l'implantation des transports publics, du tram notamment.

Ce ne sont plus des logements qu'il faut construire dans ces quartiers asphyxiés, mais bien des parkings dans les zones périphériques, afin de limiter le trafic automobile en direction du centre de notre canton, et dans les communes précitées. La coopération transfrontalière passe aussi par là.

Habitant de Confignon.

Écrit par : Walter Schlechten | 22/02/2010

Bonjour Monsieur,

L'argument du manque de place dans le canton de Geneve ne tient pas la route 2 minutes a celui qui observe notre agglomeration. Regardez d'un peu plus pres et vous verez que :
1) 14 000 logements peuvent etre construit a la Praille Accacia Vernets
2) sans doute 5000 a la Jonction
3) sans doute 5000 en densifiant le long de la route de chene proche du tram.

Les espaces urbanises a Geneve sont actuellement occupes a 44% par des villas... simplement en densifiant avec de petits immeubles de 2 etages seulement ces zones de villa ont pourrait 1) construire 72% de logements supplementaires a Geneve et 2) permettre a ces habitants d'utiliser des transports en commun existants.

Il y a BEAUCOUP plus de place dans le canton de Geneve qu'il y en a sur la commune d'Annemasse ou de Saint Julien... aujourd'hui c'est pourtant Annemasse et Saint Julien qui construisent.

Allez un jour en haut du Saleve.. ou regarder Google Earth.. vous vous appercevrez que Geneve est la seule ville au monde qui place sa campagne entre sa ville et sa peripherie. C'est tres joli... mais ca rend exorbitant les transports en commun qui doivent traverser des kilometres de campagne. On se retrouve avec une infrastructure de transport en commun inadaptee.. et des automibiliste dont le nombre augmente de 10 par jour !!! Oui 10 par jour !!!

Par ailleurs, les communes du genevois francais cesseront bientot toute cooperation dans le domaine des transports tranfrontaliers si ceci n'est qu'un moyen pour Geneve d'envoyer des flots d'habitants supplementaires. Au rythme actuel il faudrait un CEVA supplementaire tous les 7 ans simplement pour stabiliser l'etat du traffic pourtant catastrophique. Confignon a reussi a construire.. vous en portez vous plus mal a Confignon ? Il suffirait pourtant que toutes les communes en face autant.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 22/02/2010

Plus beaucoup de place pour construire à Genève ? C'est une plaisanterie ? Le canton est truffé de zone vertes et ne comporte que de très rares immeubles de plus de six ou sept étages... Les règles d'or du Corbu ont fait beaucoup de dégâts dans la République.
Mais l'autonomie communale et le droit de recours sont aussi de vrais problèmes, qui donnent à chacun le droit de mettre des bâtons dans les roues des projets de construction, sans tenir compte de l'intérêt général.
Voir le projet du PAV, pour l'heure en stand by pour éviter les oppositions ou même les initiatives de certains milieux. Combien de milliers de logements bloqués ?

Écrit par : Henry Jeanneret | 22/02/2010

J'aimerais seulement connaître le pourcentage de logements locatifs et surtout a des prix de location ABORDABLES pour un salaire moyen dans les 5 communes citées, (et quand je dis abordable, ce n'est certainement pas par rapport au calcul du salaire moyen suisse publié dans la presse qui n'est qu'une vaste plaisanterie).

Écrit par : graindesel | 22/02/2010

@ Graindesel,

C'est precisement le probleme cree par l'insuffisance du nombre de logements construit. Tant que Geneve fera venir autant de monde et construira aussi peu de logements seules les personnes qui ont le plus de moyens pourront se permettre de se loger. Les Genevois modestes sont eux condamnes a l'exil. Les communes qui ont construit des logements ont contribue a reduire les prix des logements en apportant de l'offre... mais leurs efforts sont reduit a neant par les communes qui y ont fait blocage. Du coup la pression fonciere augmente au detriment des habitants de Geneve contraints d'aller se loger dans le Genevois francais.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 22/02/2010

Dans le cas de Bellevue, le seul que je connais, les logements construits l'ont été pour être loués à des prix abordables, notamment aux jeunes de la commune. Il s'agit essentiellement de petits immeubles.
On pourrait aussi se demander si la très forte protection des locataires n'a pas un effet dissuasif à Genève sur la construction de logements et s'il ne serait pas pertinent de réfléchir à des options d'aide à l'accession à la propriété, comme cela se fait en France, même pour des revenus modestes.
L'un des écueils à la construction de logements réside dans la mixité sociale mal conçue, que les maires des communes riches rechignent à mettre en place, par peur de voir leur havre de paix villageois transformé en ghetto urbain. Or il est prouvé qu'à revenu égal, un propriétaire entretiendra beaucoup mieux son logement et son environnement que s'il est locataire. L'investissement, et pas seulement pécunier, n'est pas du tout le même.
Mais c'est tout un système qu'il faudrait revoir, y compris le mode de crédit.

Écrit par : Philippe Souaille | 22/02/2010

Antoine, comme vous le savez le vrai problème est que Genève n'a pas d'intérêt financier à construire. Il vaut mieux un frontalier plus, éventuellement ex habitant de Genève qu'un habitant de plus à Genève.l'idéal serait bien sur qu'il y ai moins d'habitants chaque année. Un frontalier, c'est encore 70% de l'impôt pour le canton sans tous les frais généré par les habitants (santé, éducation, chômage, etc...).30 000 Suisses frontaliers, plus leur famille. Autant de charges en moins pour Genève, autant de charges en plus pour la France. Alors ceux qui croit que votre discours n'est pas le bienvenue, n'ont pas tout compris. On ne demande pas que Genève hébergent les frontaliers, on souhaite que Genève ne transforme pas ses habitants en frontaliers. Hiler l'a bien dit, le frontalier est le contribuable rêvé. La Suisse a du arrêter avec la politique de travailleur saisonnier, maintenant Genève fait plus fort. Le salarié retourne tous les soirs à l'étranger. Même plus besoin de construire des cabanes de chantier pour les héberger pendant 10 mois.......
.
Tant que la situation sera celle ci, abondée par ceux qui ne souhaitent pas de nouvelles constructions pour des motifs écologiques ou de tranquilité, la situation restera ainsi. Si demain le traitement fiscal des frontaliers était le même que celui des pendulaires Vaudois, alors oui, Genève construirait des logements.
211 000 personnes ont bénéficié de soins à domicile en 2009 ? ça aussi ça coute à la collectivité. Genève vieillit....

Écrit par : lucides | 22/02/2010

Bravo pour vos commentaires pertinents.

Nos politiciens sont des menteurs donc des malhonnêtes.

Mark Müller est un mou qui ne tient pas ses promesses.

Les procédures d'autorisation n'accélèrent pas bien au contraire, de plus en plus de bâtons sont mis dans les roues.

Quant aux anti-béton qui sont quand même bien content d'habiter dans un immeuble...en béton... je rappelle qu'il existe de nombreuses zones à bâtir à Genève et que ces zones, comme leur nom l'indique, sont faites pour être construites.

Écrit par : fredoche | 22/02/2010

Monsieur,

Mais Genève veut sauver sa campagne, la préserver, et les zones villas ne doivent pas devenir des barres HLM. La qualité de la vie à Genève passe aussi par là. Il y a des zone où la densification est possible, mais il faut préserver les droits de sol.

Pour info, je vais quitter mon 4 pièces de 74 m2 à Confignon dans un mois. Sans travaux, le loyer va passer de CHF 1789.- CHF 2200.- selon un couple qui est venu le visiter. Genève va bien, mais oui, alors que tous parlent d'une région franco-valdo-genevoise.

Cordialement.

WS

Écrit par : walter schlechten | 22/02/2010

@ Philippe Souaille :
Tu as raison, a force de vouloir sur-proteger les locataires l'ASLOCA a fait fuir tous les investisseur qui pourraient construire. Pour eux il est plus interessant de construire a Nyon qu'a Geneve. Le resultat des mesures de protection des locataires actuels se retourne contre les futurs locataires. Si la legislation genevoise ne permet pas de construire assez de logements pour les genevois, le Grand Conseil devrait reflechir a appliquer directement le droit vaudois pendant une periode transitoire. Le droit vaudois a le merite de permettre la construction de logements pour les habitants.

@Lucides :
Geneve croit que son interet est la.. mais ce que je demontre c'est que meme pour les Genevois l'interet n'y est pas. Fiscalement, cette politique n'est interessante que tant que Geneve ne realise pas les investissements qui permettent de preserver la qualite de vie. Ce n'est que parce que le canton de construit pas un CEVA tous les 7 ans que cette politique est fiscalement interessante.. mais tot ou tard, Geneve devra realiser ces investissements (trains, rer, bus, creches, ecoles..) et se rendra compte que le cout de ces nouveaux habitants est bien plus eleve que leurs contributions fiscales.

Les Genevois constatent jour apres jour que les incoherences des politiques du conseil d'etat aggravent a vu d'oeil les problemes de circulation jour apres jour. Ce n'est pas dans l'interet de Geneve de se paralyser dans des embouteillages.

@ Walter Schlechten :

Preserver la campagne genevoise ou attirer des multinationales et 10 000 habitants supplementaires chaque annee sont deux choix qui sont incompatibles. Personne ne parle de barre HLM. IL n'y a absolument pas besoin de cela. Il suffit de construire de petites habitations de deux etages... cela permet de construire 6 logements sur l'espace d'une seule villa. Ce n'est pas une barre HLM. Il peut meme y avoir des jardins autour. Rien qu'avec cela.. vous pouvez construire suffisament de logements pour heberger tout le monde pendant un demi siecle sans consommer un metre carre d'espace agricole ou naturel.


Si votre logement augmente de loyer c'est que le nombre de logements construit est inferieur a la demande. Seuls les plus fortunes peuvent se loger. Les Genevois modestent doivent eux s'exiler, a commencer par les plus jeunes. Toute une generation de Genevois est en train de devenir francais. Est-ce la l'honneur de Geneve ?

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 22/02/2010

Antoine, si tu dois installer une entreprise à Genève, ce n'est pas pour le marché Genevois. En général les entreprises qui s'installent à Genève ont un marché européen, voir mondial. Je ne parle pas des créations d'entreprises, mais bien du déménagement d'une entreprise vers Genève. En tant que patron de l'entreprise tu vérifies que les salariés pourront t'accompagner et également que tu pourras recruter sur place. Alors si les autorités Genevoises t'annonces que ton entreprise pourra loger tous les salariés membres de l'UE en France et que par la même les salaires n'auront pas besoin de refléter le niveau de vie de Genève, c'est du bonus.
Pour l'état de Genève, c'est des habitants en moins donc moins de dépenses. C'est encore 70% des impôts pris à la source chaque mois sur les salaires des frontaliers (4,5 Milliards CHF de salaire imposé en 2009 sur les frontaliers). Ou crois-tu que Procter préfère loger ses salariés?
Avec une population vieillissante, Genève ne construit pas souvent de nouvelles crèches ou écoles.
Pas sûr que le calcul ne soit pas le suivant : Les nouveaux train, bus, etc, c'est Berne qui en paie une bonne partie parce que ce sont des projets "internationaux" alors que aménager de nouveaux terrains (voirie, eaux, électricité, etc) le coût n'est que pour Genève (commune + canton).
A la limite, si le "contrat" est celui là (emploi à Genève, habitants en France) pourquoi pas mais alors il faut revoir la politique fiscale à Genève sur les Frontaliers (adopter le régime Vaudois) et densifier intelligemment le coté Français.
Comme toi je ne suis pas favorable à cette solution mais elle aurait au moins le mérite de clarifier les choses.
Dans tous les cas, le MCG, qui a tant fait pour dresser les uns contre les autres devrait cesser avec le populisme et expliquer à ses électeurs les vrais enjeux. Ceux qui veulent moins de frontaliers sont les mêmes que ceux qui les fabriquent.

Écrit par : lucides | 22/02/2010

C'est quoi ce curieux processus de raisonnement qui voudrait qu'une commune dispose du droit de se défendre contre le trafic pendulaire que si elle avait construit son quota de logement ?

Lancy établit une zone bleu : TANT MIEUX ! Si les pendulaires n'abusaient pas en se parquant sauvagement partout en envahissait le quartier, on n'en serait pas arrivé la !

Troinex ferme des petites rue résidentielle ? TANT MIEUX ! A nouveau, si les allumés de la pédale pressé de rejoindre leur jolie maison acheté sur un crédit de 150 ans à "20mn de Genève" (entendez 45mn minimum en réalité) avaient un peu pensé aux habitants de quartiers qu'ils traversent, en levant le pied par exemple, on n'en serait pas arrivé la !

Écrit par : Djinius | 22/02/2010

@ Lucides :

Tu as raison, je ne suis pas dupe sur les intentions du conseil d'etat dont les politique n'ont pour seul objet l'excedent budgetaire.. meme si cela se fait au detriment du pouvoir d'achat et de la qualite de vie des habitants. Mais ce n'est pas l'interet de Geneve. Ce n'est pas l'interet de ses habitants contraint a l'exile et aux embouteillages. Il revient aux electeurs genevois d'imposer des changements de politique. Pour l'instant seuls les bien loges votent (le taux de participation aux elections a Geneve est fonction de l'age : 30% chez les genevois de 30 ans et 70% chez ceux de 70 ans). Plus les mal loges se bougeront et iront voter.. plus le conseil d'etat devra prendre en compte leur preoccupation. S'occuper du bien etre des Genevois plutot qu'uniquement de generer des excedents budgetaires sur le dos de la qualite de vie des Genevois.

@Djinius :
Lancy se met le doigt dans l'oeil si cette commune croit qu'elle peut expulser des centaines d'habitants loin des reseaux de transports.. inciter des employeurs a s'installer a Lancy.. et dans le meme temps interdire aux habitants expulser de venir en voiture chez leur employeur. Ces personnes n'ont simplement pas d'autres solutions pour vivre ! Ce curieux raisonnement c'est simplement celui de la coherence.

De la meme maniere la commune de Troinex se met aussi le doigt dans l'oeil. Les habitants expulses n'ont pas d'autres choix que de passer par les routes secondaires de Troinex. Les autres sont totalement engorgees. Observez deja a Troinex, certaines voitures sont contraintes de prendre des voix a contre sens. Elles n'ont tout simplement pas d'autre choix. C'est le resultat des incoherences des politiques de Troinex qui accepte les politiques cantonales qui font venir 10 000 personnes dans le genevois franco suisse.. mais dans le meme temps ne construit aucun logement. Troinex a les voitures des habitants que le canton de Geneve n'a pas su loger.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 22/02/2010

Djinius : en France, il n'y a pas de crédit à 150 ans... ; les prêts hypothécaires doivent être intégralement amortis de manière assez rapides, si possible avant la retraite.
Et les pendulaires pendulent, qu'ils soient Français, Suisses, ou autres, parce que la plupart du temps, ils ne peuvent pas s'installer à proximité de leur emploi. Alors certes, certains achètent plus loin qu'à 20 minutes, ou ces 20 minutes deviennent 45 parce qu'il y a plus de monde sur la route. Mais ils l'ont souvent fait parce qu'à 20 minutes, ou à 45 minutes, l'immobilier est un peu moins cher, peut-être encore accessible à des porte-monnaies d'employés moyens.
C'est ce que nous expliquer M. Vieillard, et je lui donne raison.
Les habitants du canton de Genève doivent absolument redéfinir les axes de constructions et de densification des sols. Ils doivent contraindre leur gouvernement ET LE PARLEMENT pour améliorer cela. Ce sera aussi à l'avantage des habitants actuels.
J'ai la chance de vivre dans un appartement de 80 m2, au prix de 1'800 Fr./mois. Je souhaite changer pour un plus petit, si possible à 1'400 - 1'500 Fr., en vue de préparer mon passage à la retraite. Mais je ne trouve rien. C'est absurde... Je devrai peut-être aller vivre dans le canton de Vaud, tout en continuant de travailler à Genève. Une pendule de plus, et des revenus en moins pour le canton. C'est vraiment absurde.

Écrit par : Anne-Marie Brunner | 22/02/2010

Antoine,

Les habitants de Genève, en tout cas certains, sont juste les victimes des différences d'intérêts entre ceux qui gouvernent et la population....
La population choisit une élite pour diriger le canton et si les choix faits ne plaisent pas alors la population choisit une autre élite. Mais dans tous les cas, cette élite est coupée des vrais aspirations du peuple.
D'un autre coté il est difficile de faire des choix pour les élites en tenant compte de la somme de tous les petits égoïsmes...
La solution sera trouvée lorsque des deux cotés de la frontière, les habitants se sentiront solidaires, comme faisant partie d'un même bassin de vie. La pollution ne s'arrête pas à la frontière et il est juste de dire que la campagne Genevoise est la première victime de l'égoïsme de ceux qui pense agir pour le mieux en entravant les constructions sur Genève.
Mais comme tu le constates quotidiennement en lisant les blogs et les réactions aux articles de la TDG, il y a encore du travail pour arriver à cette solidarité. Tu sais que pour certains Genevois, faire ses courses en France, c'est déjà trahir son pays! Pour ceux la, heureusement qu'ils n'ont pas encore compris comment fonctionne la zone franche .....
Maintenant, comment faire pour arriver à ce résultat ... Même avec la volonté des élus de créer une assemblée transfrontalière, les divergeances d'intérêts ne seront pas faciles à concilier. Il parait que c'est en période de crise que les changements sont les mieux acceptés ... Devons nous donc espérer une grave crise pour changer les mentalités ?

Écrit par : lucides | 22/02/2010

"Lancy se met le doigt dans l'oeil si cette commune croit qu'elle peut expulser des centaines d'habitants loin des reseaux de transports"

Mais oui, Lancy expulse des habitants ! Faut arrêter avec les figures de style rhétoriques ! Lancy se préoccupe du soucis de sa population ... quand vous aurez des voitures qui viennent à 6h30 du matin chercher une place sous vos fenêtre et attendes le moteur allumé l'heure du travail, vous comprendrez peut être que les places bleu cela à du bon, chez vous aussi.

Écrit par : Djinius | 22/02/2010

@Djinius,

Vous oubliez que ce sont les voitures de vos enfants que vous n'avez pas voulu loger.

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 22/02/2010

Le fait que les jeunes ne trouvent pas logement à Genève ne provient pas de la "volonté" (*) des communes de ne pas les loger, mais bien du fait que de part le système en vigueur, l'échange d'appartement sans augmentation scandaleuse du loyer n'est pas possible : En effet, la petite vieille qui est dans son 5 pièces pour 900.- par mois et qui souhaite passer à plus petit ne trouvera pas un 3 pièces de même confort pour la même somme, alors que dans le même temps de jeunes couples en mal de pièces supplémentaires pour leurs enfants (oui, les enfants que nos méchantes communes expulses) eux payent 1200.- pour un 3 pièces.

Bref, avant de nous jouer la chansonnette des méchantes communes suisses mais où finalement la démocratie de proximité s'exerce (oui, je sais, c'est abstrait pour un français) et où elle défendent le bien être de leur citoyen, vous feriez mieux de diriger vos diatribes contre les chacals de l'immobilier qui sont les seuls bénéficiaires de la situation.

(*) le choix de votre vocabulaire est détestable

Écrit par : Djinius | 22/02/2010

Antoine,

Il faut absolument mettre en tête de la population genevoise, qu'il y a "énormément" de Genevois qui résident désormais en France, sans compter tous ceux qui gardent leurs papiers chez papa, maman...

En effet, il y a encore beaucoup de gens sous-informés à Genève qui pensent qu'il n'y a que quelques Genevois en France. Il faut absolument faire en sorte que tous les Genevois de France voisine se bougent et s'inscrivent au Consulat de Lyon pour voter à Genève ! En effet le nombre de 16.000 inscrits n'est pas du tout représentatif. Nous comptons sur M. Jacques Simon Aegli pour les booster !

Après votre magnifique tableau sur le taux de constructions dans les communes, il serait intéressant de faire un sondage auprès des agences immobilières de France voisine, pour savoir d'où viennent les acheteurs...

Dijinus,

Cessez de raconter des âneries, car s'il y a un pays où les gens ne sont jamais propriétaires après de longues années de remboursement, c'est bien la Suisse ! car en France les crédits à l'immobilier sont en moyenne de 20 ans et les gens sont 100% propriétaires avant la retraite, alors qu'ici vous passez l'hypothèque et la dette qui va avec, à vos enfants ! Ceci est d'ailleurs ridicule, car ils font tout pour garder des dettes pour ne pas payer plein pot leur "impôt locatif" !

Écrit par : Café | 22/02/2010

Je sais pertinemment que vous allez crier au scandale mais je suis scandalisé par vos mots

"Il y a BEAUCOUP plus de place dans le canton de Genève qu'il y en a sur la commune d'Annemasse ou de Saint Julien... aujourd'hui c'est pourtant Annemasse et Saint Julien qui construisent.
Allez un jour en haut du Salève. ou regarder Google Earth.. Vous vous apercevrez que Genève est la seule ville au monde qui place sa campagne entre sa ville et sa périphérie. C'est très joli... "

Même si je trouve votre article très intéressant, je me dois de vous rappeler que Genève est en Suisse et que les Suisses ont voté à deux reprises NON à l'Europe.

Donc si Genève connaît des problèmes de logement (et j'en suis le premier désolé). Si Genève voit son coût de la vie augmenter et donc oblige certaines familles à quitter le territoire (j'en suis fort désolé aussi), mais Genève ne fait pas parti de ce soit disant bassin franco-genevois. Cette problématique est interne à Genève et à la politique des entreprises/Etat concernant les salaires. Le dumping qu’ils font suite à l’ouverture du nombre de permis frontaliers est vraiment très loin d’améliorer la situation. Je veux bien croire que les entreprises y trouvent largement leur compte, mais au détriment des genevois. Là !! Les politiques devraient agir.

Maintenant Genève reste Genève et si les genevois désirent avoir la campagne entre la ville et notre périphérie ou bien même si Genève désire conserver ses villas en ville c'est très bien ainsi. C’est notre choix, c’est notre qualité de vie qui s’en trouve améliorée.

Saint-Julien et Annemasse peuvent construire s'ils le désirent, c'est très bien ca fera de l'emploi pour ces deux régions (Ain et Savoie) « les plus riches et rentables de France… »

Il serait bien une fois pour toute que vous arrêtiez de considérez Genève, ou même le bassin Genevois, comme français ou européen et que vous respectiez une fois pour toute le vote des Suisses (pas des Genevois, je vous l'accorde).

L'Europe va mal et ne s'améliora pas. On s'en est toujours bien sorti et on s'en sortira très bien et même certainement mieux qu'en faisant parti de l'Europe.

Quand à la polémique des français travaillant en Suisse et des Suisses vivant en France. Je vous ferais remarquer que cela fait des années que c'est ainsi. La différence étant qu'il y a encore quelques années, leur nombre était moindre, beaucoup moins.

Genève a toujours bien fonctionnée et ce même avec moins de frontaliers (limité à 20'000 avant). Par contre les régions françaises proches de Genève s'en sortent un peu mieux maintenant que voilà 10 ans, simplement de part l'ouverture des frontières. A nouveau l’Ain et la Savoie sont les régions les plus prospères de France…

Pour preuve encore, Genève n'a pas connu une réelle augmentation des propriétaires sachant que les gens concernés ont acheté en France et non en Suisse (moins de 20% des Suisses sont propriétaires et cela ne date pas d’aujourd’hui). Par contre le niveau de vie des deux régions françaises a réellement augmenté depuis l'ouverture des frontières.

Qui en profite le plus finalement ? Et je ne parle pas des nuisances évoquées au-dessus ou du traffic affolant pour la région genevois et ses habitants.

Écrit par : laurent | 22/02/2010

Laurent les salaires en France voisine (quel joli terme au demeurant...) n'ont pas augmenté, les prix en revanche oui, notamment ceux de l'immobilier. Donc pour les habitants de la région frontalière, du moins ceux qui ne travaillent pas en Suisse, l'augmentation du niveau de vie, c'est un concept très très discutable. L'Europe n'ayant pas grand chose à voir là-dedans.

Écrit par : Nain porte quoi | 22/02/2010

@ Nain.

Mes excuses, je parlais du niveau de vie de ceux qui travaillent sur Suisse et non de ceux qui travaillent toujours en France. Ces derniers vivent bien évidemment la même problématique que les Suisses de moyenne-classe étant obligé de déménager (pas seulement d'acheter mais même de louer) en France dû à l'augmentation du coût de la vie.

Écrit par : laurent | 22/02/2010

aie aie aie... c'était une conversation bien intéressante jusqu'à l'arrivée de Djinius qui porte mal son pseudo et de laurent qui vient de nous démontrer que nonobstant les efforts des uns et des autres... le dialogue franco genevois est bien stérile... je crains qu'il faille ranger l'assemblée transfrontalière dans un carton d'archive... les antangonismes sont par trop pregnant et malhonnètement instrumentalisés et atisés pas les populistes du MCG...

petite tentative surement vaine... Laurent vous ne pouvez pas tenir un tel discours ne serait-ce qu'en considération de l'imbrication de geneve dans le territoire français qui fait que chaque genevois se trouve à une telle proximité de sa voisine que les politiques de logements, de transports, et d'emploi ne peuvent fonctionner qu'en bonne intelligence. le chacun chez soit est une pure ineptie sans lendemain si ce n'est le partage des larmes...

adieu vat'

Écrit par : matthieu | 22/02/2010

Ce Laurent n'a pas même HONTE d'écrire ce tas de fadaises?
C'est un gosse, un handicapé du bulbe ou un MCG?
Bref, il ne suffit pas de prétendre pour que ce soit.
Les Genevois qui vont s'installer en Vaud paient leurs impôts en VAUD.
Ils sont contents, ceux de Genève?
Pauvre type.

Écrit par : csny | 22/02/2010

Genève n'est plus Genève nous le savons tous.

Genevois depuis toujours, l'année prochaine je quitte le canton pour aller m'installer du côté de Nyon (il n'était pas question de quitter la Suisse pour aller en France, ce n'était même pas envisageble pour beaucoup de raison).

Pourquoi je quitte Genève? pour devenir propriétaire.

En effet, un appartement de grande taille de plus de 160m2 habitable avec grande terrasse et 2 parking en sous sol aux dernières normes minergie plus coùte du simple au double (compter + de 800'000chf pour Vaud contre + de 1'600000chf pour Genève!!!), mais sur Vaud il y a en plus la vue sur le lac et le calme contrairement à Genève.

Une fois les 20% réunis, avec l'amortissement et les frais de co propriété, ma première traite me coutera déjà 10% de moins que mon petit 80m2 Genevois (un appart va se libérer et il partira le jour même car il est vraiment sympa).

Et ensuite de moins en moins il me coutera, taux fix pour plusieurs années.

Donc une famille de pendulaire de plus d'ici l'année prochaine car evidement, mon épouse et moi même voulons conserver nos salaires plus que confortable de cette cher Genève et n'ayant pas les mêmes horaires nous utiliserons nos 2 voitures.

Alors merci le gouvernement Ge de nous empêcher d'accéder à la propriété dans mon canton d'orgine et de nous faire partir en Suisse lol.

Et bonne chance à ceux qui n'ont pas les moyens de devenir propriétaire, moi je ne supportais plus de perdre 2400chf par mois dans du vent!

Écrit par : expatge | 22/02/2010

expatge,

Je vous comprends, de ce fait le canton de Genève est doublement pénalisé, car il récolte 2 pendulaires de plus et 2 revenus imposables en moins, alors que ceux qui partent en France, gardent leurs revenus imposables sur Genève !

Écrit par : Café | 22/02/2010

Effectivement, un peu de plus de 250'000 chf de revenu brut en moins de taxable pour le fisc Genevois et 2 voitures taxables en moins egalement, par contre le districte de Nyon lui apprécie ses nouveaux contribuables.

Seul inconvéniant pour nous, on va mettre un peu plus de 40 minutes pour venir bosser au lieu de 20 minutes en moyennes mais cela en vaut la peine et puis on reste en 022.

Le fait d'être propriétaire nous permettera plus tard de revendre en faisant une belle plus value et de pouvoir acheter plus grand ou tout simplement quitter la Suisse et de s'acheter une belle villa dans un autre continent contrairement aux locataires qui auront payé du vent toute leur vie et qui n'auront rien à la retraite.

Je n'aimerais pas être à la place d'un grand nombre de résident du canton, vraiment je les plains et j'en connais qui galère déjà maintenant, mais bientôt ça sera pire encore.

Genevois = vache à lait, mais un jour la vache ne donnera plus de lait et je regarderais Genève brûler au loin depuis ma belle terrasse Vaudoise.

Écrit par : expatge | 22/02/2010

Débile!
Et la commune de Genève, elle en a construit combien?
0%? Ah, c'est normal, tout est déjà bétonné!

Quand tout le canton sera bétonné, vos statistiques stupides indiqueront 0% pour chaque commune genevoise, et vous râlerez encore!!!

Écrit par : salut | 22/02/2010

Merci !

Cette analyse ne peut être qu'applaudie des deux mains. Moi même Genevois depuis quelques dizaines d'années, je ne crois plus à l'autarcie de cette ville et de ce canton. Nous sommes une région, avec des transports, de l'emploi et des logements.
Il est vrai qu'il est saisissant de voir que la Promotion Economique de Genève fait venir tant d'expatriés et d'employés étrangers (je n'ai rien contre eux, bien au contraire; je pense qu'ils contribuent à un mélange de cultures et de brassage qui ne peut être que bénéfique pour nous et nos enfants) sans anticiper les infrastructures inhérentes à leur implantation dans notre bassin genevois.
Créer des logements, faire en sorte d'avoir des places de crêches, des places dans les écoles privées et publiques, se préoccuper des causes des embouteillages, c'est cet effort combiné à la promotion économique seulement qui nous permettra de nous développer de manière durable.

M. Vielliard, merci pour votre franchise, votre franc-parler et merci de mettre au milieu de la table des problèmes qui sont autant les nôtres que les vôtres. Notre espace est commun. Il faut en prendre acte et agir en conséquence. Il y en a assez de faire de la langue de bois et votre analyse est basée sur des sources que nul ne peut contester. Merci et bonne continuation !

Écrit par : Genevois | 22/02/2010

Je ne suis absolument pas d'accord avec les commentaires outranciers de certains correspondants ce sont toujours les mêmes qui polluent toute discussion avec des réactions grossières.
Je voudrais tout de même savoir de combien d'habitants les départements frontaliers de Genève ont augmentés de population ces 20 dernières années, combien de personnes venue de beaucoup d'endroits de France ont été attirées par les emplois que Gve. offrait, de combien d'habitants des communes comme St. Julien, Annemasse, Thonon, Evian Divonnes, Fernex-Voltaire etc. ont elles progressés, ne pensez-vous pas que cela a eut aussi un impact sur des autorités politiques Genevoises et Françaises qui n'ont pas été capables de voir venir le danger, le canton n'est pas extensible et le jour ou le clash se produira c'est toute la région qui en souffrira, si cela continue comme cela c'est pour bientôt, hélas...

Écrit par : graindesel | 22/02/2010

Et si la solution était le rattachement du pays de Gex et du Genevois à Genève? C’était en tous cas le souhait de Charles Pictet de Rochemont en 1815, qui voulait des frontières naturelles pour Genève (Jura, Salève et Vuache), mais hélas la peur d’englober trop de catholique fit capoter le projet. Ca entrainerait en tous cas une urbanisation beaucoup plus harmonieuse et les Genevois pourraient enfin avoir « leurs» Salève!!!! Par 2 fois (1815, 1860) le Genevois aurait pu (aurait du ?) devenir Suisse. Il faut d’ailleurs noter que les conditions de l’annexion en 1860 furent plus que trouble, légalement elles sont très discutables. La Suisse reconnu bien plus tard l’annexion de la Savoie par la France (notamment quand la France appuya de tous son poids pour que Genève obtienne le siège de la SDN).

Écrit par : Carouge1815 | 22/02/2010

Hélas Expatge, je vous comprends trop bien, je cherche pour ma part une villa, même si je m'obstine encore à regarder sur Genève, car je ne me suis pas encore résolu à franchir le pas et sauter la frontière - vaudoise bien sûr, car je n'envisage pas non plus d'aller vivre en France (de plus j'aurai au moins la satisfaction de ne plus voir un centime de mes impôts profiter à ces autorités genevoises qui m'auront foutu dehors...) Je crois que si une détente du marché immobilier ne se produit pas cette année encore (et nos édiles font tout pour l'empêcher), je serai contraint d'aller voir ailleurs.

Écrit par : Punica Fides | 22/02/2010

Commentaires de certaines réponses de Monsieur Vieillard

1)

"@ Walter Schlechten :
Preserver la campagne genevoise ou attirer des multinationales et 10 000 habitants supplementaires chaque annee sont deux choix qui sont incompatibles."

Genève n'attire pas 10'000 habitants supplémentaires par an. Mais dans les 4'500 dont 8'000 étrangers. 8'000 étrangers parce que 4'000 Suisses quittent Genève. Sur ces 7000 étrangers il n'y a pas 7000 personnes solvables venus travailler pour, entre autre, des multinationales. Il y a de nombreux cas de personnes européennes financièrement en détresse dans leur pays, qui viennent à Genève piquer le travail des habitants du genevois suisse et français, exercer une pression sur les salaires, piquer des logement, des subsides et des allocations chômage et des avantages en nature, ne serait-ce par que par insuffisance de substance fiscale. Là est le problème. Les européens envahissant Genève.

Source OCSTAT :

"En 2009, l'excédent migratoire total de 2 844 personnes s'explique uniquement par le fort gain migratoire des étrangers (+ 6 198). En effet, cette année encore, parmi les Suisses, les départs sont nettement plus nombreux que les arrivées, d'où un fort déficit migratoire (- 3 354). Immigration étrangère forte et émigration des Suisses sont habituels pour le canton depuis 1981." Source OCSTAT

Chiffres du solde migratoire

5325 (2000)
6055 (2001)
5540 (2002)
6768 (2003)
4010 (2004)
2499 (2005)
4324 (2006)
2278 (2007)
5855 (2008)
4189 (2009)

2)

"C'est precisement le probleme cree par l'insuffisance du nombre de logements construit. Tant que Geneve fera venir autant de monde et construira aussi peu de logements seules les personnes qui ont le plus de moyens pourront se permettre de se loger. Les Genevois modestes sont eux condamnes a l'exil.

Vieilliard"


Entièrement d'accord. Genève doit faire venir moins de monde. Seuls doivent venir ceux qui sont un plus pour Genève. Point besoin d'admettre de nouveaux résidants en leur accordant des privilèges exhorbitants allant au delà des exigences des accords de libre circulation. La priorité en matière de logement doit être réservée aux nouveaux arrivants bienvenus, au Suisses et aux étrangers bénficiant d'un droit de séjour permanent (permis d'établissement ou 3 ans d'activité lucrative pour les européens).

Écrit par : CEDH | 22/02/2010

@Carouge1815 : Et oui, il y a eu beaucoup d'occasions pour communier au cours des âges, en effet. Maintenant, votre proposition ne manque pas d'air (Minet dans son blog l'avait déjà évoqué) : pourquoi ne pas proposer le rattachement de Genève à la France ? Ironie mise à part, si l'on vous suit, il faut juste imaginer la situation : en cas de rattachement du PdG, du Chablais et du Genevois, le nombre d'électeurs double, voir triple. Comment croyez-vous que ces personnes voteront, qui pensez-vous qu'ils voudront élire ? Basta les kroumirs à la tête du canton, les cadors des partis outranciers (à prévoir, le lifting de Mister Stauffer)... Est-ce que l'immobilisme genevois tenterait qui que ce soit ?

Ma solution Yaka ? Une création d'une égide REGIONALE, qui, ô suprême souhait, serait décorrélée des instances nationales françaises. Revenir à l'esprit de 1860, même si le vote à l'époque fut spolié par les pressions intrigantes du système politique de Napoléon III. En même temps, Genève doit accepter son histoire et comprendre que son avenir dépend de ses interrelations avec son voisinage... La région ? Tous les territoires qui bordent le Léman et dont les habitants (originels) se retrouvent dans un même esprit géographique.

Merci à toi, Antoine, pour ta pusillanimité. Je ne sais pas si le Modem représente le mieux tes engagements mais il me semble que les cocardes lémaniques te siéraient mieux. Bon courage à toi !

Écrit par : Miskatonic | 22/02/2010

@Laurent et Graindesel

"Le dumping qu’ils font suite à l’ouverture du nombre de permis frontaliers est vraiment très loin d’améliorer.

laurent"

Ce dumping est évident pour les bas salaires comme le démontre la dernière enquête sur les salaires qui met en exergue l'aggravation des inégalités salariales à Genève. Cependant la pression n'est pas exclusivement due
aux frontaliers mais aussi aux très nombreux européens en détresse financières qui débarquent à Genève et acceptent n'importe qu'elle conditions de travail et salariales.


"et quand je dis abordable, ce n'est certainement pas par rapport au calcul du salaire moyen suisse publié dans la presse qui n'est qu'une vaste plaisanterie

grain de sel."

Désolé mais l'enquête de l'OCSTAT est exacte, sous réserve d'être un peu bas au vu de la normalisation à une semaine de 40 heures alors que la semaine est de 41 h 30 minutes. Mais il est vrai que les résultats vous échappent puisque
vous confondez valeur médiane et valeur moyenne. Je vous signale que la valeur moyenne est plus élevée que la valeur médiane qui est calculée, d'environ 10 %.

Cela étant, il est vrai que les inégalités s'accroissent, les bas salaires trinquant au vu de la pression salariale résultant,peut-être des frontaliers du genevois, mais aussi et surtout de l'europe entière, qui envahit Genève et la Suisse.

Écrit par : CEDH | 22/02/2010

Commentaires (suite et fin) sur les réponses de M. Vieilliard

1)
"L'argument du manque de place dans le canton de Geneve ne tient pas la route 2 minutes a celui qui observe notre agglomeration.

Regardez d'un peu plus près et vous verez que :

a) 14 000 logements peuvent etre construit a la Praille Accacia Vernets
b) sans doute 5000 a la Jonction
c) sans doute 5000 en densifiant le long de la route de chene proche du tram.

Vieillard"

a) A condition de tranférer le secteur industriel et commercial sur le territoire de Colley-Bossy et, par là, de détruire la campagne genevoise et de peupler, le dimanche, le salève français avec le traffic et les consommations énergétiques y relatives.

b) En détruisant définitivement le biotope, reconnu et fragile, située à la jonction de l'arve et du rhône. En ce qui me concerne il y a la place pour 500 logements.

c) Densifier la route de chêne, soit détruire la zone verte qui est déjà restreinte à cet endroit.



2)
"Allez un jour en haut du Saleve.. ou regarder Google Earth.. vous vous appercevrez que Geneve est la seule ville au monde qui place sa campagne entre sa ville et sa peripherie. C'est tres joli... mais ca rend exorbitant les transports en commun qui doivent traverser des kilometres de campagne.

Vieillard"

Unique, merci du compliment.

C'est ce qui permets à Genève de maintenir un semblant de qualité de vie.

Et donc ne doit pas être détruit.


3)
"Par ailleurs, les communes du genevois francais cesseront bientot toute cooperation dans le domaine des transports tranfrontaliers si ceci n'est qu'un moyen pour Geneve d'envoyer des flots d'habitants supplementaires.

Vieilliard"

Bon, on fait quoi avec le CEVA. On s'est fait rouler ? D'ailleurs je n'ai jamais rien de vu de sérieux sur le prolongement du CEVA après annemasse par un RER en direction de la vallée de l'arve, de thonon et au pied du salève.

Écrit par : CEDH | 22/02/2010

Villa à Genève? Quelle bonne blague. Vous pouvez déjà faire vos valises sauf si vous avez disons dans les 400000chf d'apport et un revenu mensuel d'environ 20000chf brut avec un taux à 3% car avec le taux référence faut avoir dans les 30000chf brut mensuel. Vous ne les avez pas sinon vous auriez déjà trouvé une villa à Genève ;-).

En effet, à Genève il faut oublier les villas jumellées qui ne sont que des cages à poules sur 2 étages de construction mauvaise avec pas plus de 80-100m2 habitable sur 2 niveaux.

Donc nous passons directement à la case villas individuelles sur une parcelle moyenne de 1000m2 (environ 1600chf / m2 dans les bonnes communes et je ne parle pas de cologny car faite x 2) avec prix moyen de 2'000'0000 chf et pour pas forcement quelque chose de parfait, faudra en plus prévoir des travaux.

Ne pas oublier le notaire, ce cher notaire qui prend en gros 4-5% du prix d'achat, prévoir donc en plus des 400k chf environ 80000 chf soit 4800000chf pour une villa à 2'000'000 et pour ceux qui ni connaissent rien, une villa à 2'000'000 à Genève n'est pas une villa de luxe, mais une villa classique avec sous-sol et de bonne qualité, avec une taille moyenne de 150à200m2 habitable et 1000m2 de terrain sans forcement la piscine.

Et pour finir, de part la pénurie, si vous avez la chance d'avoir une terrain très bien situé, vous pouvez rajouter facilement 15% sur le prix du terrain, soit un total de 2'500'000 pour au minimum 150m2 habitable et 1000m2 de terrain. (dans mon cas y a 180m2 habitable et 1400m2 de terrain, je vous laisse compter...).

Dans ma situation, disons que ces tarifs me posent un gros problème car j'ai clairement pas les moyens pour une villa classique de ce genre et me force à m'expatrier, mais d'un notre côté, le jour où j'hériterai, j'ai à la fois mon appart à Nyon qui vaudra plus d'1 million d'ici là et une villa à genève évaluée déjà aujourd'hui à plus de 2'600'000chf, donc je vais pas me plaindre mais pour la villa à Genève, aucun mérite, c'est du bol, par contre mon appart à Nyon, je suis fier de pouvoir me l'offrir sans rien demander à personne!

Genève je te quitte aujourd'hui car tu ne me plais plus, je reviendrai peut être un jour mais en tant que rentier.

Écrit par : expatge | 22/02/2010

joli programme expatge, tant que vous gardez votre job et votre femme, vos vingts prochaines années sont toutes tracées lol, 8h derrière un écran, 2h à 3h derrière votre pare-brise, une petite demi-heure derrière la tondeuse à gazon, à chacun sa galère ;) bonne route à vous.

Écrit par : fantasy | 22/02/2010

@expatge: vos constatations sont justes, en dessous de 2 millions il n'y a que des horreurs qu'on ne devrait même pas être autorisé à vendre; mais je me demande bien qui est prêt à (et a les moyens de) débourser plus de 2 millions pour un produit somme toute très quelconque et qui ne devrait pas valoir plus de 1,5 millions voir 1 million dans des conditions normales de marché, c'est-à-dire adapté au pouvoir d'achat de la classe moyenne à laquelle ce type d'objet est (dans n'importe quel autre endroit du monde) en principe destiné...

Écrit par : Punica Fides | 22/02/2010

D'ailleurs si vous aviez les moyens que vous décrivez (480k de fonds propres + 30k mensuels) je ne saurais trop vous conseiller d'investir dans un objet à 2 millions. Même en fixant le taux (trop bas actuellement) à 10 ans, vous risquez de vous trouver pris à la gorge au moment du renouvellement, en imaginant des taux remontés à 7% et avec sur les bras une villa qui ne cotera plus qu'à 60-70% de son prix d'achat (impossible de rembourser la banque, sans même parler de votre fonds de pension!) Ne souriez pas, cela s'est déjà vu dans les années nonante...

Écrit par : Punica Fides | 22/02/2010

@Punica Fides, très juste, le taux est bas voir très bas, j'ai négocié le mien à 2.35% sur 5 ans après on verra, mais, parce qu'il y a un mais, disons avec nos salaires actuels, on pourrait monter à 6%, on serait encore dans les 33% mais forcement avec moins d'argent disponible et puis au pire, on pourrait rajouter encore de l'argent pour diminuer la dette.

Bref on verra d'ici 5 ans, mais pour le moment on est très très bien financièrement et d'ici là, il y aura déjà eu 5 d'amortissement.

Sinon concernant les villas individuelles que je citais, effectivement, elles ne devraient pas valoir plus d'1'500'000, mais la réalité aujourd'hui c'est qu'elles partent à 2'500'000 et les gens qui achètent, soit ils rénovent complétement soit ils rasent et construisent du neuf plus haut de gamme, j'ai eu plusieurs cas dans la zone où il y a cette villa, soit destruction total, soit renovation total ou partiel.

Donc en gros, les villas jumellées avec 100m2 de terrain devraient être autour des 800000 maxi et les individuelles dans les 1'600'000 pour être dans le juste mais voilà, la réalité c'est que la moindre merde jumellée c'est 1'600'000 et les individuelles à partir de 2'000'000 jusqu'à maxi 5'000'000, y a pas plus cher dans cette commune.

Donc la classe moyenne sup ne peut même pas acheter les merdes jumellées alors les individuelles c'est même pas la peine.

Alors voilà, on quitte genève et on achete sans se ruiner de la qualité bien situé pour 2 x moins cher.

Une individuelle sur Vaud vers Nyon tourne aujourd'hui à 1'000'000 (800000 y a encore 5 ans, les prix montent...aussi).

Écrit par : expatge | 23/02/2010

Densité de la commune de Genève: 11069 habitants au km2
Densité du canton de Genève: 1606 hab/km2
Densité de Paris (commune): 20533 hab/ km2
New York (comté): 10200 hab/km2
Manhattan : 25500 hab/ km2 (bien que les buildings soient généralement des immeubles de bureau)
Annemasse: 6000 hab/km2
Saint-Julien: 1000 hab/km2
En clair cela signifie qu'il y a encore beaucoup de place dans le Canton et aussi en Ville, si l'on voulait construire davantage en hauteur et plus dense. Ce qui favorise les transports publics, non rentables en dessous d'un certain seuil... Mais bondés au dessus de ce seuil...
Seulement, les habitants de la ville ou du canton ne le souhaitent pas. D'ailleurs à New York, à l'ONU, la liste d'attente est longue pour venir travailler à Genève, pour l'environnement.
A Annemasse et Saint-Julien aussi, il reste de la place, car à quelques rares exceptions près, l'habitat est plutôt constitué de petits immeubles, voire de villas. Et pour ce qui est des frontaliers suisses, c'est clairement pour cela qu'ils ont déménagé, la plupart du temps: pour les villas qu'ils ne peuvent pas s'offrir à Genève.
Et chaque commune, de par et d'autre de la frontière, défend ses intérêts et ceux de ses administrés. C'est naturel à défaut d'être rationnel et efficace.
Là où tu as raison, Antoine, c'est que ce type d'habitat dispersé n'est pas propice aux transports en commun. Mais on peut faire confiance à l'initiative individuelle: le jour où Saint-Ju sera relié à Genève par un tram, les environs immédiats du-dit tram vont très vite se densifier...

Écrit par : Philippe Souaille | 23/02/2010

Je crois que l'on peut résumer la situation par le point suivant:
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Les habitants de Genève, sauf ceux qui cherchent un logement, ne souhaitent pas que le canton se densifie. Il faut préserver la campagne Genevoise!
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Le service de promotion économique de Genève accompagne les entreprises qui viennent s'installer mais le manque de logements freine les implantations.
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Si un habitant quitte Genève ou ne s'installe pas à Genève, il a deux choix:
Dans le canton de Vaud : pas d'impôt pour Genève
En France : encore 75% de l'impôt pour Genève

Certains habitants font le choix idéologique de rester en Suisse (surtout pas en France, tant pis ou bien fait pour les finances de Genève), d'autres font le choix économique (je vais en France ou dans le canton de Vaud en fonction de mes intérêts).
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Le coté Français de l'agglomération souffre de l'afflux d'une population nouvelle qui provient de l'UE entière et de la Suisse. S'il viennent, c'est parce que Genève leur propose des emplois. Ce ne sont pas tous de pauvres chômeurs, mais surtout des personnes débauchées dans d'autres entreprises ailleurs dans le monde ou expatriées avec leurs entreprises.
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Le reproche fait par le coté français de l'agglomération est que Genève ne se soucis que faiblement du logement de ses habitants. De tous ses habitants car des Genevois sont chassés par les hauts loyers.
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Du point de vue des finances du canton (pas forcement de ces habitants), le plus intéressant c'est :
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1) Le riche contribuable sans enfant
2) le frontalier
3) Le contribuable avec enfants
4) Le pendulaire vaudois
5) Le non contribuable sans enfant
6) le non contribuable avec enfants

Alors les services de M. Muller font leur travail. Mais si les oppositions aux projets immobiliers empêchent le début des travaux, disons que les larmes de crocodiles ne cache que difficilement le sourire de beaucoup.
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Soyez sur que le CEVA sera en fonctionnement bien avant la troisième voie avec le canton de Vaud. Vous ne pensez quand même pas que Genève va favoriser l'installation de ses contribuables dans le canton de Vaud alors qu'en France voisine ils restent des contribuables pour Genève encore plus intéressant que s'ils étaient restés à Genève!
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Avec des employés installés en France, les patrons des entreprises sont plus détendus. Les salaires ne sont pas obligé d'être le reflet du niveau de vie à Genève. (c'est également valable pour les expatriés). De plus, en cas de licenciement, cela n'apparait même pas dans les statistiques. Cerise sur le gâteau, Berne garde les cotisations chômages (100 millions de CHF par an) mais c'est Paris qui paie les indemnités.
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Alors, la préservation de la campagne Genevoise à bon dos..... Si 30 000 frontaliers sont Suisses, cela fait combien de personne avec leur famille ? 60 000 au bas mot. Avec tous ceux qui ne sont pas déclarés et les retraités , on approche le double ou bien?
Le coté français de l'agglomération profite bien sûr de ces habitants qui consomment sur place. Mais elle ne consomment pas uniquement des produits. Elles bénéficient également des services dut à la population (Formation, santé, sécurité, etc..). Pascal Broulis, au sujet du différent fiscal entre Vaud et GE disait dernièrement dans l'émission TTC (TSR1)qu'il était normal que les pendulaire vaudois paient leurs impôts sur Vaud car il est prouvé que 80% des charges de la collectivité sont dépensées sur le lieu d'habitation et 20% sur le lieu de travail.Donc la juste répartition des impôts devrait être de 80% pour le lieu d'habitation et 20% sur le lieu de travail.
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Après ces constats, il est facile pour le MCG de demander aux élus français ce qu'ils font des 200 millions de CHF que Genève verse (les fonds Genevois).Mais les élus français pourrait demander ce que Genève fait des 600 millions de CHF qu'elle conserve sur les 800 millions d'impôts payé par ces frontaliers. En reprenant les calculs de M. Broulis, Genève devrait garder 160 millions sur 800 et verser 640 millions en fonds Genevois.
Le débat est ouvert sur la construction de la région FVG, mais il faut que tout le monde comprennent les tenants et les aboutissants du sujet.
Du coté des élus français, il y a aussi de la malhonnêteté à recevoir les fonds Genevois (même si le département en reçoit une partie) puis a faire supporter les dépenses générées par les habitants par d'autres strates administratives.
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Vous pensez bien que les chômeurs Genevois souffrent de la situation, mais au regard de beaucoup, c'est peu de choses par rapport aux avantages du système.
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Vous qui vous enflammé sur ces Blogs et répandez parfois des propos xénophobes, regardez la situation en face, retournez le miroir et dites ce que vous en pensez. Il est facile de dire que c'est Genève qui souffre et éponge le chômage Français. Il n'est cependant pas certain que vous ayez raison. Chiche, on ferme la frontière et on se renvoie ses habitants. On va bien rigoler .....

Écrit par : lucides | 23/02/2010

Suite à l'émission de Pascal Décaillet de ce matin, j'espère que des responsables politiques de communes genevoises participeront à un futur débat.

W.S.

Écrit par : Walter Schlechten | 23/02/2010

Bravo pour ce billet Mr. Vieillard, vous avez raison de dénoncer ces communes qui ne font rien pour arranger les problèmes de la communauté, mais s'intéressent juste à leur petit confort. Et je vois qu'il y a plein de gens, gauchistes ou MCG, qui continuent à encourager cette politique. C'est vrai que quand on monte sur le Salève et qu'on regarde la région, on se rend tout de suite compte qu'il y a un problème. La frontière cantonale est clairement visible autour de la ville. Les Genevois veulent avoir de la campagne tout près du centre-ville et pour ça, ils rejettent une partie de leur population à l'extérieur du canton. C'est bien ce que j'appelle de l'égoïsme à l'état pur !

Et pour ceux qui prétendent qu'il n'y a plus de place dans la ville de Genève c'est totalement faux. D'abord, vu le nombre d'immeubles de 4 ou 5 étages, en les rehaussant de 2 étages, on construirait des dizaines de milliers de logements. On a voté pour l'autoriser, mais où cela se fait-il ? Je n'ai aucun exemple en tête. C'est comme pour tout le secteur de la construction. Les petits égoïsmes locaux empêchent n'importe quoi d'avancer!

Genevois, vous vous plaignez de vos loyers ? Sachez que vous en êtes seuls responsables! Vous vous plaignez de trafic automobile ? Sachez que vous en êtes seuls responsables! Vous vous plaignez du nombre de frontaliers ? Sachez que vous en êtes seuls responsables! Car au fait, la libre circulation autorise tout employé à s'installer sur sol genevois. Alors pourquoi ne le font-ils pas ? Il n'y a pas besoin de chercher la réponse de midi à quatorze heures: PARCE QU'ILS NE TROUVENT AUCUN LOGEMENT A PRIX ABORDABLE!!! Ceux qui comme Walter Schlechten, qui en tant que fonctionnaire n'a pas trop idée de ce que c'est que la compétition pour la survie, qui pensent qu'il faut préserver la qualité de vie des Genevois ont sans doute raison.

La solution? Virer toutes les entreprises étrangères qui nourrissent la population!!! Allez du balais!!! On ne veut plus de vous, tout ce qu'on veut, c'est pouvoir faire des tours dans nos jolis trams et nous promener dans notre jolie campagne!!! Ah mais au fait, les trams, ça ne serait pas la prospérité du canton qui les a construits ? Zut alors...

Écrit par : Kad | 23/02/2010

@ lucides: analyse très pertinente, comme toujours !

Écrit par : Punica Fides | 23/02/2010

Lucides:
"1) Le riche contribuable sans enfant
2) le frontalier
3) Le contribuable avec enfants
4) Le pendulaire vaudois
5) Le non contribuable sans enfant
6) le non contribuable avec enfants"

Pour les deux dernières catégories, c'est bon. La ville de Genève les loge gratuitement. Cela leur permet d'avoir un électorat très à gauche et ainsi de perpétuer leur gouvernement et pouvoir faire passer leurs lois anti-travailleurs comme les 200 rues piétonnes.

Par contre, vous oubliez une catégorie, le contribuable moyen sans enfant. A moins que vous l'ayez déjà considéré comme frontalier... ;)

Écrit par : Kad | 23/02/2010

Merci Punica Fides et j'aimerai vous poser une question? Vous écrivez dans un message précédent que vous allez partir dans le canton de Vaud et que vous n'envisagez pas une installation en France. Si la réponse n'est pas trop personnelle, pouvez vous nous dire pourquoi Vaud et pas la France?

Écrit par : lucides | 23/02/2010

Merci Kad d'avoir pris la peine de lire mon message jusqu'au bout. Effectivement je n'ai pas placé le contribuable moyen sans enfants par je ne savais pas ou le placer. Qu'en pensez-vous si je le place en position 3 entre le Frontalier et le contribuable avec enfants?
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En fait, ce qui coute cher à la collectivité, et donc qui mobilise une partie importante des impôts, c'est l'éducation et la santé. Pour l'éducation, plus une population est employable, plus elle paiera des impôts car elle travaillera avec pourquoi pas de bons salaires. Donc la formation c'est une dépense, un investissement de la collectivité, pour de meilleures recettes futures. C'est peut être dur de parler comme ça, on préférerait certainement penser que l'Etat forme pour le bien de la population, mais ce n'est qu'en petite partie vrai. Alors si vous pouvez avoir une population, ou mieux encore une "non population" mais des employés formés à l'oeil, c'est un retour sur investissement qui n'a même pas été fait. Bingo!
Pour la santé, on a le même phénomène. Si une partie des cotisants au système de santé (par les impôts, car c'est quand même les impôts qui paient la construction de l'hôpital) ne peuvent pas l'utiliser, c'est toujours ça de gagné pour l'Etat.
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Les divergences d'opinion qui s'exprime sur ce blog proviennent surtout du manque de vision globale de certains intervenants. préserver la campagne Genevoise c'est bien, mais c'est mieux si un flot de voitures ne la traverse pas. Et se plaindre du manque de transport en commun du coté français c'est ne pas connaitre les règles de densités et donc les longueurs de parcours nécessaires pour ces transport soient efficaces.
J'aimerai que des détracteurs prennent la plume et échange sur ce blog, merci AV, afin de confronter nos arguments.

Écrit par : lucides | 23/02/2010

@Lucides :

L'analyse est remarquable, complète et surtout effectivement globale. Elle souligne les incohérences et les divergences d'intérêts.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 23/02/2010

Ah, Confignon: c'est là que rencontrant le curé de la paroisse, Rousseau s'est converti au catholicisme et est quasiment devenu sujet du duc de Savoie!

Écrit par : RM | 23/02/2010

Merci Antoine. J'ai écouté ce matin sur radio cité ton intervention dans le programme de Pascal Decaillet. Je met le lien pour ceux qui veulent l'écouter.
http://www.radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-:-p-decaillet.html

Il y a quand quand même une question de Pascal Decaillet qui me sidère et qui reflète bien l'état d'esprit de certains Genevois, même si M. Decaillet reste avant tout Valaisan.
La question est, je la cite de mémoire:
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"Pourquoi tant de frontaliers viennent travailler à Genève si la situation à Genève est si prétéritée ?"
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Je sais que M. Decaillet lit ces blogs et qu'il s'y exprime également. J'aimerai alors lui poser une question: Que voulait-il faire passer comme message?
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1) Soit il n'a pas compris le sujet, qui est que Genève rejette ses habitants en ne construisant pas assez de logements par rapport à ses efforts pour attirer ne nouvelles entreprises à Genève. Il est louable que Genève attirent de nouvelles entreprises, mais sans construction de logements cela pose un problème aux voisins. Et le fait que des frontaliers viennent travailler à Genève c'est justement parce que à Genève ont ne peut pas se loger.
2) Je sais M. Décaillet suffisamment intelligent pour avoir très bien compris le problème.En fait il veut juste dire, mais sans l'énoncer : ne vous plaigniez pas Genève fournit du boulot aux français frontaliers alors acceptez les autres frontaliers, surtout s'il sont Suisses.....
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j'espère même si c'est assez improbable avoir une réponse de sa part, ou de tous ceux qui voudrons prendre position.
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En rejetant ses habitants, Genève augmente les temps de transport et abime la campagne de la région. Le plan directeur cantonal actuel planifie pourtant 45 000 nouveaux logements pour le canton de Genève. Ils se répartissent de la façon suivante :

Urbanisation de la couronne Suburbaine : 7 400 logements
Densification de la zone villa 5 400 logements
Grands projets 12 000 logements
Renouvellement urbain 15 000 logements
Autres potentiels 5 000 logements

Détail des grands projets : (12 000 logements)
• Les vergers
• Bernex est
• Plaine de l’Aire
• La chapelle-les Sciers
• Plateau de Vessy
• Frontenex-La Tulette
• Mon Idée-Communaux d’Ambilly

Détail des projets de renouvellements urbains (15 000 logements)
• Artamis
• Praille-Acacias-Vernet
• Gare CEVA de la Praille
• Gare CEVA des Eaux-Vives
• Gare CEVA de Chêne-Bourg

Les services de Monsieur Mark Muller, conseiller d’état en charge de l’Urbanisme travaillent donc dans cette perspective de trouver le foncier nécessaire à la construction de ces nouveaux logements.

Adresse internet permettant d’accéder aux informations détaillées sur ce sujet.

http://etat.geneve.ch/dt/amenagement/construire_pour_demain_nouveaux_terrains_urbaniser-723-3349-7534.html

Il est clair que certains des projets listés ne recevront pas d’autorisation de construire. Mais d’ici 2030 d’autres peuvent les remplacer. Le vrai problème est le retard qui s’accumule années après années. Les autorisations de construire ont été de 1025 en 2006, 1500 en 2007 et 2050 en 2008. C’est indéniablement un progrès mais cela reste inférieur à la moyenne à atteindre, 2 300 logements nouveaux chaque année sur le marché.
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Donc en apparence, tout va bien. AV s'inquiète juste des dérives et retard par rapport au plan.
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Lorsque M. Decaillet dit que en Suisse, du fait de la démocratie directe, les décisions ne peuvent pas être imposées au peuple, tel des oukazes comme en France, il se moque un peu du monde. Mais nous Suisses, avons l'habitude de cet argument lors des négociations internationales. "Vous savez, chez nous c'est le peuple qui décide alors si l'accord ne nous est pas à 100% favorable, le peuple ne sera pas d'accord. Il faut que je vous explique la démocratie et l'initiative populaire pour que vous comprenez bien que je suis d'accord avec vous pour signer mais le peuple souverain, lui ne voudra pas".
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C'est pourquoi je disais que lorsqu'un projet immobilier ne passe pas la rampe, certains en étaient satisfait, même en habitant très loin de l'ex futur construction.

Écrit par : lucides | 23/02/2010

@ lucides: il n'y a pas d'indiscrétion, j'ai surtout deux raisons pour préfér Vaud:
1) comme je l'ai déjà énoncé sous forme de boutade, je ne paierai plus un centime d'impôt à Genève (cela me semble logique: je paie à la commune sur laquelle je vis)
2) je pars du présupposé que les transports en commun seron plus disponibles et fiables, et que je pourrai donc éviter d'encombrer encore plus les routes d'accès au Canton avec ma bagnole.
J'ajouterai à votre commentaire précédent sur la vision globale, qu'il est non seulement inutile de sanctuariser la zone agricole si c'est pour l'encombrer par les véhicules des pendulaires, mais que c'est également faire preuve d'un grand égoïsme et d'une vue à très court terme que d'exporter chez les voisins le mitage du territoire inévitable consécutif à l'accroissement de la population.

Écrit par : Punica Fides | 23/02/2010

@Miskatonic

Moi au contraire je pense que ce n’est pas si farfelu que ca, vous savez une frontière n’est qu’un trait tracé sur une carte et le canton de Genève en est le plus bel exemple…ensuite je ne parle que du pays de Gex et du Genevois (pas du Chablais ou du Faucigny). Car a mon avis une grande partie des habitants du pays de Gex et du Genevois ont déjà la nationalité suisse (selon les estimations il y a environ 30-35000 suisses qui habitent en zone frontalière et travail a Genève). Ensuite ne pourrait voter que les personnes résidant depuis un certain temps dans la région et croyez moi suffit de mettre une période comme 10 ans et les effectifs fondent… dernièrement j’ai lu que plus de la moitié des habitants de la Haute-Savoie ne sont pas nées dans le département !

Écrit par : Carouge1815 | 24/02/2010

@carouge1815
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Je vais essayer de comprendre votre proposition. mais avant tout, quelques précisions. Il n'y a pas 30-35 000 Suisses en France voisine, il y a 30-35 000 frontaliers suisses (qui habitent en France et travaillent à Genève). Ce n'est déjà pas la même chose. Les Suisses qui habitent en France voisine sont 56 000 déclarés officiellement (inscrit au consulat de Suisse à Lyon). Il est important de dire officiellement car en France, lorsque vous vous installez, il n'y a pas de déclaration d'arrivée à faire et dans tous les cas, par exemple lorsque vous inscrivez vos enfants à l'école, personne de vous demande votre nationalité. Un Suisse célibataire qui loue un appartement à Annemasse et travaille à Genève ne sera recensé nul part.
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Le nombre exact de Suisses qui vivent en France proche semble être entre 80 000 et 100 000.
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Si on parlent d'une région Franco-Valdo-Genevoise et pas uniquement de considérer Genève + le pays de Gex et le Genevois français, c'est parce qu'on considére l'ensemble du bassin de vie, c'est à dire l'ensemble du territoire sur lequel les habitants ont des interactions fortes (logements, emplois, loisirs). c'est la raison pour laquelle seul une partie du canton de Vaud (district de Morges) est impliqué dans le projet. Lausanne ne peut et ne veut pas en faire partie, car cette ville constitue déjà un autre bassin de vie avec la région qui l'entoure. C'est pourquoi également Evian ne fait pas partie de la région car ses interactions sont plus importante avec Lausanne et le Valais qu'avec la région Genevoise.
Lorsque l'ont parle des 4 régions françaises qui sont concernées par le projet il faut comprendre qu'il y a toujours un abus de langage dans le nom des régions.
Pour le Pays de Gex c'est ok, car il est dans son ensemble dans le projet de région. Mais ce n'est pas le cas pour le Genevois, le Faucigny et le Chablais.(les noms de trois anciennes provinces du duché de Savoie sur les six qu'il comptait)
Seul une partie de ces 3 régions est concernée. Par exemple, le Genevois, dit français pour être différencier du Genevois Suisse, de la même façon que l'on dit le Chablais français pour le différencier du Chablais Suisse, est l'ancienne province du duché de Savoie qui comprend également Annecy. Or Annecy par exemple, agglomération de 100 000 habitants, n'est pas dans le projet car son bassin de vie est différent du bassin de vie Genevois.
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Vous pouvez d'ailleurs trouver la carte de la région FVG à cette adresse :

http://metropolegeneve.blog.tdg.ch/media/00/02/650586257.jpg

Une fois ces précision faites, parlons de votre proposition :

Rattacher le pays de Gex et le Genevois à Genève.

Comme votre avatar, Carouge1815, le rappelle, Genève a déjà reçu en 1815 comme dot 145 km² en 1815, alors qu'à l'époque, Genève ne faisait que 100km². A cette occasion, la population de Genève devenue canton a augmenté de 50%. Pour ceux qui se choquent qu'en 1860 la consultation populaire au sujet de l'annexion de la Savoie par la France n'ait pas été forcément très libre, je rappelle qu'en 1815, aucun habitant des régions Françaises et Savoyardes données à Genève n'a été seulement consulté!
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J'ai quelques questions à vous poser pour faire avancer le débat et préciser votre pensée:

En quoi le rattachement du pays de Gex et du Genevois Français favoriserait une urbanisation plus harmonieuse ?

Vous évoquez de donner le droit de vote uniquement aux personnes qui habitent dans la région nouvellement annexée depuis 10 ans. Vous parlez de quel droit de vote ? communal, Cantonal ou Fédéral ? Votre proposition est-elle également valable pour les habitants du canton de Genève ?

Vous évoquez que plus de la moitié des habitants de la Haute-Savoie ne sont pas née dans le département. savez vous que 47% des habitants de Genève( suisses et étrangers) ne sont pas nés en Suisse ? Sur les 277 000 Suisses qui habitent Genève, seuls 150 000 sont d'origine Genevoise et 127 000 viennent d'un autre canton. Ceux-ci obtiennent le droit de vote cantonal au bout de 3 mois de résidence. Pour allez plus loin, 32 000 de ces Suisses qui habitent Genève sont nés à l'étranger. (naturalisé, Suisses nés à l'étranger, etc).
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Comment allez vous faire pour établir une loi électorale valable pour tout le nouveau territoire cantonal ?
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Merci pour vos réponses.

Écrit par : lucides | 24/02/2010

Bonjour

Comme je l’ai déjà dit dans mon précédent post, je n’inclus ni le Chablais ni le Faucigny, je me limiterais au plan originel de Pictet de Rochemont lui-même c'est-à-dire le pays de Gex et la zone du Genevois Français compris entre le Salève, le Vuache et les Usses qui délimite naturellement le bassin Genevois.

Ensuite pour répondre a vos questions, je parle bien de rattachement donc le fait que le pays de Gex et le la zone du Genevois comprise entre Vuache, Usses et Salève devienne Suisse et fasse partie intégrante du canton de Genève. Car pour moi ceci est une erreur de l’histoire, en 1815 ces zones sans « la peur du catholique » auraient du passer Suisse. Puis en 1860 malgré le fait que ces zones de Savoie du nord étaient plutôt favorables à un rattachement à la Suisse elles sont un peu contre leurs grés devenu française.

Ensuite c’est en réponse a Miskatonic qui s’inquiétait du nombre de nouveau votant que je proposais de limiter le nombre de français pouvant voter (au niveau communal) par rapport a leurs ancienneté de résidence dans la région (j’ai pris 10 ans comme exemple). Par contre ceux qui sont originaire de la région c'est-à-dire les savoyards et les habitants du pays de Gex (par exemple qui peuvent prouver leurs parenté avec leurs ancêtres de 1860) deviendraient Suisses. Car pour moi un Savoyard vivant depuis des générations a la frontière avec Genève et très proche d’un Genevois et a d’ailleurs souvent des liens de parenté avec lui. Par exemple qu’elle est la différence entre un habitant de Soral et de Thairy ? Et bien aucune, car Soral à l’origine faisait partie de Thairy avant d'en être détaché en 1815. Simplement le Savoyard de Soral est devenue Suisse, celui de Thairy est devenu Français…

Pour ce qui est des lois électorales ou autres c’est bien sur la loi du canton de Genève qui s’appliquerait.

Un possible rattachement regèlerait bien sur les problèmes d’urbanisation et de transports notamment. Car c’est à cause de cette frontière qu’on assiste à une chose assez étrange une ville coupé de sa banlieue par une zone agricole. Le fait de faire partie du canton de Genève ralentirait voire arrêterait cette urbanisation galopante qui est en train de défigurer la zone frontalière. Les transports en commun (bus, tram etc..) s’en trouveraient renforcé car la région ne dépendrait plus que d’une entité (canton de Genève) et non de 4 comme actuellement (canton de Genève, Ain, Haute-Savoie et Rhône-Alpes). La faiblesse du canton de Geneve c’est sa relative faible superficie, bien des problèmes seraient régler si l’idée d’un grand canton de Genève comme l’imaginait Charles Pictet de Rochemont voyait le jour.

Petite précision enfin concernant le nombre de Suisses vivant en France voisine, je répondais a un post de Miskatonic qui me disait que le nombre de d’électeur allait tripler dans le canton de Genève en cas de rattachement du pays de Gex et du Genevois Français. Des lors je lui répondais que vu qu’il y a déjà un nombre important de Suisse dans ces futures zones englober le nombre de votant n’augmenterait pas tant que ca… Pour la petite info j’avais bien précisé dans mon poste le chiffre de 30-35000 Suisses qui habitent en zone frontalière et travail à Genève.

Amicallement

Écrit par : Carouge1815 | 25/02/2010

J'ai lu avec attention la critique faite à ma commune (Onex) sur le peu de logements construit. Je précise que je suis la Conseillère administrative en charge de l'urbanisme, je serai Maire dès le 1er juin 2010, et également socialiste comme René Loget qui est mis en cause dans l'article.
Monsieur Veilliard, je peux parfaitement vous suivre dans votre dénonciation sur le fait que Genève ne construit pas assez de logements par rapport aux engagements pris dans le cadre du Projet d'Agglo, et sur le fait que les grandes déclarations de Mark Muller ne sont que rarement suivie d'effets concrets.
Cependant, avant de faire un classement sur de simples statistiques, il me semble qu'il aurait été plus rigoureux intellectuellement de se pencher sur la réalité urbanistiques des communes mise en cause.
En effet, je vous invite à examiner le solde de terrains à bâtir dans les communes que vous visez. Et également à faire un tour sur la législation suisse et genevoise, ce qui vous apprendra que l'aménagement du territoire est une compétence essentiellement cantonale, contrairement à la situation française.
Le constat que vous faites est juste, mais en vous attaquant aux Communes, vous vous trompez de cible, en tout cas pour certaines.
Gardez plutôt le Gouvernement genevois en cible, vous tenez le bon bout...

Écrit par : Carole-Anne Kast | 25/02/2010

Carouge1815 a écrit: "Ensuite c’est en réponse a Miskatonic qui s’inquiétait du nombre de nouveau votant que je proposais de limiter le nombre de français pouvant voter (au niveau communal) par rapport a leurs ancienneté de résidence dans la région (j’ai pris 10 ans comme exemple). Par contre ceux qui sont originaire de la région c'est-à-dire les savoyards et les habitants du pays de Gex (par exemple qui peuvent prouver leurs parenté avec leurs ancêtres de 1860) deviendraient Suisses."
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Personellement, votre racisme régionalo-eugéniste me donne assez la nausée (J'espère ne pas être le seul). En plus - histoire d'équité - ça va en faire du monde à dé-naturaliser sur GE aussi puisqu 90% de la population (au pif) ne pourront pas "prouver leur parenté avec leurs ancêtres de... 1815!"
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A Mme la Conseillère administrative Kast: Ca fait tellement longtemps qu'on entend l'argument que c'est "à cause de la complexité des procédures" qu'on finit par se demander pourquoi il n y a pas de volonté politique forte pour simplifier les dites procédures... Demandez peut-être conseil au peuple?
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Bientôt 10 ans que la Chappelle-Les Scier et les Communaux d'Ambilly sont sur la planche de dessin et toujours aucun coup de pioche donné. De qui se moque-t-on en blâmant "les procédures". Il y a clairement autre chose qui cloche davantage.

Écrit par : caracolelimonade | 26/02/2010

@Caracolelimonade
Merci d'avoir répondu pour moi à Carouge1815. Je croyais être le seul à avoir compris que l'équité n'était pas son but.
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Je me joins à vous pour interroger Mme Kast. Mais je crains que les arguments que je développe, et sur lesquels personne n'est revenu, à savoir qu'à Genève beaucoup se frottent les mains d'avoir une population imposable qui grossit mais une population à loger qui diminue, est le plus juste. Alors oui, la population de Genève augmente, mais pas dans les mêmes proportions que la population frontalière. Posons une seule question pour bien comprendre les motivations. Voici la question : Genève ne peut plus compter sur les habitants de France voisine pour travailler à Genève et ce pour une raison X ou Y. Comment réagit Genève? Elle construit ou elle compte sur le seul canton de Vaud pour loger et/ou fournir les employés. (Notez la différence entre la France voisine et le canton de Vaud pour le traitement fiscal de de ses habitants salariés de Genève)
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Pour la situation des communaux d'Ambilly je vous expose le problème. L'ancien maire d'Ambilly (la commune d'ambilly est propriétaire d'une grande partie du terrain sis en Suisse) avait signé un compromis de vente, ou une promesse de vente, avec le promoteur qui devait réaliser le programme. Mais le nouveau maire a dénoncé le contrat préférant signer pour céder un droit de superficie.
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Je vous explique pourquoi. Si une vente est faite, l'argent résultant de la vente ne reste pas acquis pour la commune d'Ambilly. Ce sont d'autres échelons administratifs français qui reçoivent l'argent. Par contre, dans le cas d'un droit de superficie, comme le pratique par exemple la fondation des terrains industriels de Genève (FTI), la rente reste acquise par la commune d'ambilly.
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Au delà de ce premier problème, reste les oppositions locales qui souhaitent une densification moins importante et surtout la prise en charge de certains frais par d'autres strates administratives que la seule commune (commune de Thônex).
Après les autres problèmes rejoignent ce que je dis sur les vrais raisons du marasme immobilier à Genève.

Écrit par : lucides | 26/02/2010

@caracolelimonade

J’ai beau relire je ne vois pas le lien entre la citation que vous prenez de mon post et votre réponse…. Premièrement qui vous a parlé de dé-naturaliser sur GE ? Pas moi en tous cas ???

Des lors je réexplique que ma proposition c’est un rattachement de certaines zones frontalières (pour plus de détails voire mes précédent post) et que les habitants d’origine de ces zones concernées deviendraient suisses, les autres NE CHANGERAIENT PAS DE NATIONALITE et voterait donc selon les lois qui s’appliques dans le canton de Genève.

Vous parlez aussi d’équité, j’aimerais bien connaitre l’équité dont on été l’objet les Savoyards de souche qu’on a annexé de façon douteuse tout en promettant le maintient de la neutralité et la création d’une grande zone franche. Zone franche qui sera finalement enlevé quelques années plus tard. Quand a la neutralité elle permettra néanmoins de faire deux guerres mondiales. Et aujourd’hui des Savoyards de souche qui ne travail pas a Genève se retrouve au milieu d’un afflux massif de français attirée par Genève, mais aussi de Suisse qui eux n’arrive pas a se loger a Genève. Le résultat et que leurs pouvoir s’en trouve réduit a néant. Je ne parle même pas de la pression immobilière qui oblige les jeunes (qui n’ont pas la chance de travailler coté Suisse) de la région à s’exiler faute de pouvoir construire ou acheter un logement. C’est cela que vous appelez équité ????

Écrit par : Carouge1815 | 26/02/2010

Carouge1815 a écrit: "Des lors je réexplique que ma proposition c’est un rattachement de certaines zones frontalières (pour plus de détails voire mes précédent post) et que les habitants d’origine de ces zones concernées deviendraient suisses, les autres NE CHANGERAIENT PAS DE NATIONALITE et voterait donc selon les lois qui s’appliques dans le canton de Genève."
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Vous vous enfoncez... Pourquoi vous vous obstinez donc à vouloir créer des citoyens de première et deuxième class (Concept - je vous l'accorde volontairement - encore bien trop prisé dans certaines régions de la Suisse) basé sur un critère historique arbitraire?
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Le monde a changé pendant ces 200 dernières années. Il vous faudra s'y faire.

Écrit par : caracolelimonade | 26/02/2010

Mais les citoyens de 1ere et 2eme classe il existe déjà ! Suffit d’aller en zone frontalière, ceux qui ont la chance de travailler Genève sont des citoyens de 1ere classe, les autres de 2eme. Je ne crée donc rien du tout. Par contre ma proposition permettra au moins de rendre leurs statuts de citoyen de 1ere classe aux personnes originaires de la région. Le monde change en effet et rien n’est figé c’est ce qui me permet d’espérer…

Écrit par : Carouge1815 | 26/02/2010

@ Carouge1815 et caracolelimonade
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Je vais essayé de vous expliquer le courou de caracolelilonade. Lorsque vous dites par exemple que les personnes qui habitent en zone frontalières sont de 1ère classe si elle travaillent à Genève et de 2ème classe dans le cas contraire, c'est allez un peu fort. Et cela pour deux raisons : vous distinguez deux classes de citoyens. Sur quel critère? L'argent? Sachez que tous les frontaliers ne sont pas riches et tous ceux qui travaillent en France voisine ne sont pas pauvres. Si le déterminant n'est pas l'argent, alors c'est le pays dans lequel on travaille qui est déterminant? Avouez que ce n'est pas facile de vous suivre.
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Maintenant vous avez raison de dire qu'il est pour beaucoup difficile de vivre et de travailler dans la zone frontalière française (je précise française car Genève est aussi en zone frontalière). Vous avez également raison de dire que rien n'est figé et que tout change.
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En parlant des votations certainement truquées de 1860 pour le rattachement de la Savoie à la France, vous n'évoquez pas celle de 1815 pour le rattachement de certaines communes françaises et savoyardes à Genève. Là, la population n'a même pas été consultée. alors à 45 ans de distance entre les deux évènements, pourquoi ne rien dire sur l'un des évènement ? De plus, vous ignorez dans votre message l'attachement qu'avait les savoyards à rester unis. C'est peut-être la principale raison qui a fait que tous les savoyards ont basculés ensemble dans l'empire de Napoléon III, même si la région frontalière avait plus de lien avec Genève qu'avec Annecy ou Chambéry.
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On ne peut comprendre votre discours que si on admet d'une destinée helvétique est plus enviable qu'une destinée Française. Pas sur qu'une majorité de Genevois veulent adopter une partie des savoyards. Pas sur qu'une majorité des savoyards concernés veulent devenir Genevois.
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La solution serait peut-être meilleure avec une bonne collaboration des deux coté de la frontière, sans évoquer les problèmes de nationalité. Il y a plus d'étranger à Genève (177 000, 40% de la population) que d'étranger en France voisine.
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Si Genève avait accepté l'autorité du duc de Savoie, elle aurait pu être la capitale du nord du Duché. Lorsque les Ducs de Savoie ont abandonnés le duché pour régner sur la future Italie, Genève aurait alors hérité de la région. Mais le pouvoir Genevois de l'époque (1400-1650) n'avait pas d'ambition autre que de faire du commerce. Il n'avait que faire des paysans hors de la ville......
L'histoire est un éternel recommencement.
Qu'en pensez vous m. rémi Mogenet si vous nous lisez ?

Écrit par : lucides | 26/02/2010

@Lucides

« Je vais essayé de vous expliquer le courou de caracolelilonade. Lorsque vous dites par exemple que les personnes qui habitent en zone frontalières sont de 1ère classe si elle travaillent à Genève et de 2ème classe dans le cas contraire, c'est allez un peu fort. Sur quel critère? L'argent? »

L’argent bien sur, j’y vais peut être un peu fort mais je ne suis pas loin de la vérité, j’ai des connaissances qui travaillent dans des banques du Genevois Français, et elles m’ont certifiées que 90-95% des prêts immobilier se font a des personnes travaillant a Genève. Mais franchement qu’elle peut être l’avenir de personnes qui vivent en zone frontalière et ne travail pas a Genève, et bien aucun elles sont asphyxiées par la pression immobilière de Genève. Des lors elles deviennent des citoyens de 2eme classe dans leurs propres régions.

Sinon je vous avoue que je suis d’accord sur bien des points que vous souligné notamment le fait que l’annexion des communes réunies en 1815 n’a rien n’à envier sur le point démocratique à l’annexion de 1860. Mais par contre je réponds par l’affirmative sur le fait qu’une destinée Suisse est (et aurait été) plus enviable qu’une destinée Française et ce a mon sens pour plusieurs raisons.

Economique, bien sur, une destinée Suisse aurait évidemment bien des avantages économiques même si la Haute-Savoie est un des départements les plus riches de France (mais cette richesse elle doit aussi en partie à Genève).

Politique, en effet la stabilité légendaire de la Suisse (même si depuis 2-3 ans elle est un peu chahuté) a bien sur bien des avantages face a la France. Premièrement elle aurait évité 2 guerres mondiales. Sans parler du bourbier colonial Français, dont la Savoie n’a aussi pu éviter la aussi des guerres alors que la colonisation française avait commencé avant 1860.

Culturel, ensuite le rattachement à la Suisse permettrait de garantir la survie de la culture Savoyarde. Les 2 départements n’ont même pas le droit de former une région Savoie qui permettrait de mieux défendre leurs intérêts mais aussi leur histoire et leur culture.

Urbanisation/Développement, Urbanisation bien sur, une destinée Suisse aurait permis et permettrait un développement beaucoup plus harmonieux, vu que les frontières naturelles seraient respectées. Cela aurait donc pour conséquence d’éviter que la zone frontalière soit défigurée de cette façon. Mais aussi le développement du terroir local comme la campagne Genevoise le fait très bien pour la vigne par exemple.

« De plus, vous ignorez dans votre message l'attachement qu'avait les savoyards à rester unis »

La aussi je ne suis pas d’accord, autant toute la zone au sud d’Annecy voulait passer française, autant toute la zone au Nord préférait le rattachement a la Suisse notamment le Genevois et le Faucigny. Napoléon III avait même dans un geste d’apaisement (et sous les conseils de Persigny) offert une partie de cette Savoie du Nord à la Suisse moyennant une certaines somme a payer au pro rata de ce que la France payait au Piémont pour éponger la dette publique Savoyarde. La Suisse se croyant dans son bon droit ne voulue pas payer et manqua une occasion en or de récupérer certains territoires.

Il y a aussi le fait religieux et le rôle que le clergé à joué. La Savoie était très catholique à l’époque et la puissance du clergé était alors très importante. Il ne faut pas oublier que Cavour et le piémont ayant lâché la Savoie celle-ci se retrouvait avec 3 choix : l’indépendance qui paraissait utopique, le rattachement à la Suisse ou le rattachement à la France. Mais le clergé a pesé de tous son poids pour éviter que la Savoie du Nord tombe « entre les mains des protestants »….Ces même personnes seront d’ailleurs les principales déçues de la période suivant l’annexion ou la France va peu a peu diminuer l’influence de l’église notamment avec la loi de 1905 entrainant la séparation de l’état et de l’église. Cette séparation de l’état et de l’église qui justement ne devrait pas avoir lieu en Savoie vu que selon le traité d’annexion que « tout ce qui existait en 1860 devait subsister » donc la Savoie aurait du avoir un statut particulier et un peu comme l’Alsace en bénéficie (mais bien des droits qui avaient été donnés au Savoyard leurs furent vite repris une fois l’annexion effectué !)

Dernier facteur qui a joué aussi, c’est l’action des notables et bourgeois d’Annecy qui savaient qu’en cas de cession d’une partie de la Savoie Nord, Annecy perdait une grande zone d’influence et qu’en cas de rattachement a la France n’aurait pas eu droit a son département. Ils ont donc tous fait pour empêcher cela et sauver la place Annecienne.

Donc je ne pense pas que le fait que les Savoyards voulaient rester unis est joué un grand rôle, mais plutôt les circonstances ont fait que la Savoie toute entière (sauf les communes réunies) est passé sous l’influence française.

En résumé c’est très regrettable pour le bassin géographique Genevois en termes de développement harmonieux. Cette frontière abstraite créer de toute pièce par l’homme divise une région en deux. Et en cette période de développement durable le cas de ce bassin de vie est assez complexe. Mais comme dit le dicton jamais 2 sans 3, par 2 fois (1815 et 1860) une partie de la Savoie du nord aurait pu devenir Suisse, on est aujourd’hui en train d’assister a une certaine forme d’annexion, une annexion économique cette fois…

Écrit par : Carouge1815 | 02/03/2010

@Carouge1815

Je n'ai pas dû bien me faire comprendre. Mon argument n'est pas de dire que le manque de construction de logement sur Genève est dû à la complexité des procédures. Je pense pour ma part que c'est dû à un manque de volonté politique.

Ce que je tenais à préciser c'est que les communes en Suisse n'ont pas le pouvoir de décider dans ce domaine, donc leur volonté politique dans ce domaine est quantité négligeable.

Par conséquent, lorsqu'il s'agit de désigner des responsables, comme aime à le faire Monsieur Vielliard, il est faux de s'attaquer aux Exécutifs communaux, car ce n'est pas d'eux que dépendent les décisions.

Et que par ailleurs, ce n'est pas la même chose de regarder la progression du nombre de logements dans une commune de 17'500 habitants pour 281 hectares et qui est la 4ème commune la plus dense du canton (la mienne Onex, source OCSTAT, les 3 premières étant : la Ville de Genève, Carouge et Chêne-Bourg), ou dans une commune comme Confignon (nos voisins par ailleurs, avec qui nous entretenons d'excellentes relations), qui n'a que 4'000 habitants pour 277 hectares, soit quasiment la même surface, ce qui la place au 13ème rang (sur 45) en termes de densité.

Les raccourcis intellectuels (voire manipulation voulue des chiffres statistiques) pratiqués par Monsieur Vielliard affaiblissent son propos, pourtant digne d'intérêt et c'est regrettable.

Écrit par : Carole-Anne Kast | 03/03/2010

@Carole-Anne Kast,

Il est evident qu'il ne faut pas prendre les statistiques au pied de la lettre. Mais :

1) Si les communes n'ont pas de pouvoir reglementaire, elles ont une influence politique decisive dans les projets de construction. Soit elles mettent de l'huile sur le feu des oppositions... comme cela se fait dans certaines communes qui ne construisent pas... soit elles jouent les conciliateurs pour permettre que les projets aboutissent, comme l'ont fait certaines communes dont je souligne les efforts et la responsabilite.

2) depuis le debut de ce debat, tous les elus municipaux y vont de leur petite remarque irresponsable "Il ne faut pas construire a Vernier" selon le Maire de Vernier, "Il ne faut pas construire a Cologny" selon un elu de Cologny, "Il ne faut pas construire a Onex" selon vos propos. C'est cette fuite de ses responsabilites de tant d'elus municipaux qui au niveau du canton provoque la crise du logement. La realite c'est que TOUTES les communes doivent construire au minimum 1% de logements, celles qui sont le mieux desservies par les transports en commun (comme Onex tres bientot) doivent en construire 3% pour qu'en moyenne sur le canton il se construise 2% de logements nouveaux comme c'est necessaire. Votre remarque est a nouveau une fuite irresponsable de responsabilite. Plutot que d'entretenir le cercle vicieux des "pas dans ma commune" vous devriez plutot faire entrer les communes du canton dans le cercle vertueux des "On en construira X a Onex, combien en construira Lancy". Puisque trop d'elus municipaux font de la surenchere irresponsable comme les propos que vous tenez, il est tant que la loi cantonale recompense les communes responsables qui participent a l'effort de construction et penalise les autres.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 03/03/2010

Petit oubli de ma part, dans la liste des responsables municipaux qui tentent de se defiler de la responsabilite de participer a l'effort de construction de logement j'ai oublie de mentionner le superbement ridicule : "On ne va pas construire a Puplinge, on a deja construit il y a 35 ans !" qui vaut son pesant de cacahuetes !

Heureusement qu'il y a quelques conseillers administratifs qui eux comprennent la detresse des habitants, l'urgence du probleme, les consequences de cette penurie sur la competitivite et l'attractivite de Geneve, ses consequences sur l'aggravation quotidienne des problemes de mobilite. Heureusement qu'il y a quelques conseillers administratifs qui eux assument leurs responsabilites dans cette crise et agissent pour participer aux solutions, contrairement a ce que vous venez de faire dans votre commentaire.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 03/03/2010

Monsieur le candidat,

Je ne peux juste pas vous laisser dire n'importe quoi, ou alors vous laisser dans l'ignorance des lois et règlements qui régissent la construction dans le Canton de Genève.

Moi je suis parfaitement d'accord pour qu'on construise à Onex. Et du reste actuellement je suis attaquée par des riverains (et une minorité de droite de mon Conseil municipal) pour avoir réussi à obtenir du Conseil municipal une dérogation de densité en zone villa permettant de construire 4 logements à la place d'un seul (dérisoire, n'est-ce pas ?).

Par contre, je vous invite très volontiers en ma Mairie pour examiner le territoire de ma commune et les lois cantonales qui le régissent. Après cela, vous m'indiquerez où et comment je dois faire pour construire 3% de logements supplémentaires par an, soit en moyenne 200 logements supplémentaires par an (oui parce qu'avec les pourcentage de progression, plus vous êtes dense, plus c'est difficile à atteindre, forcément). Sachant que pour l'année 2011 c'est un objectif qui sera atteint car 3 projets conséquents devraient aboutir, dont un qui ajoutera à lui seul 92 logements et dont le promoteur est justement... la Fondation communale pour le logement... que je préside...

Le problème pour une commune comme la mienne c'est qu'elle n'a presque plus de terrain à bâtir. Et si vous voulez juger de l'envie, l'engagement, la responsabilité des élus, c'est à l'aune des potentiels constructibles que vous pourrez les examinez.

Or, cette réflexion là, vous vous gardez bien de la mener, probablement parce que c'est plus simple de mettre tout le monde dans le même sac, ou alors que ça mettrait en évidence un clivage gauche-droite qui ne sert pas votre mouvement.

Écrit par : Carole-Anne Kast | 03/03/2010

Petit ajout également :

La remarque de Puplinge est effectivement ridicule. Si on n'était pas dans une situation aussi grave, elle prêterait à un moment de franche rigolade...

Écrit par : Carole-Anne Kast | 03/03/2010

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