08/02/2010

Le mercato des régionales ou la fin des idéologies

Ces élections régionales vont apporter une grande nouveauté : des UMP figurent sur des listes PS (Romero à Paris ou Gérard Perissin Fabert, le Maire du Grand Bornand en Haute Savoie), des Verts sur des listes PS et MODEM, des MODEM sur des listes PS et des listes UMP, des PS sur des listes MODEM (en PACA) , des PS sur des listes UMP (la Gauche moderne), des PC et des PS sur des listes verts... des combinaisons dans tous les sens. Il y a quelques années ce type de candidatures n'existaient que pour les élections municipales. Les structures partisanes y avaient peu d'influence faute de pouvoir proposer des projets de ville pour chaque commune. On y voyait alors ces listes de rassemblement municipal.

Mais de toutes les élections, ce sont bien les régionales qui sont les plus partisanes dans leur mode de désignation. Ces "échanges" que Jean-Luc Bennahmias appelle le "mercato" des régionales, apportent une nouvelle preuve que les idéologies sont désormais incapables d'apporter des solutions toutes faites. Face à la crise financières qui impose à la fois des nationalisations de banques et une régulation sans précédent, les recettes miracles des idéologies de droite et de gauche sont périmées. Il faut désormais aborder les problèmes avec pragmatisme. La diversité des équipes qui pouvaient être source d'incohérence du temps des idéologies devient désormais source de diversité de solutions.

Ces échanges peuvent permettre des débats internes. Mais ils sont insuffisants pour rassembler. C'est pourtant le rassemblement de tous les Français et les Rhône Alpins qui pourra permettre d'apporter des solutions aux problèmes de dette publoique, de croissance, d'emploi, de révolution environnementale et de formation qui se posent.

Alors que leurs propres listes fédèrent des personnalités de gauche et de droite, il va devenir compliqué pour la gauche de traiter la droite en ennemi et reciproquement. Il est désormais temps que les élus quelqu'ils soient s'acceptent les uns les autres comme représentant d'une partie des français avec lesquels nous devons construire l'avenir... ce qui se fait chaque jour dans toutes les communautés de communes de France.

Les commentaires sont fermés.