26/10/2009

Pénurie de logements à Genève => pénurie d'emplois dans le Genevois francais

Ce week end avec d’autres membres de la commission économie de la communauté de communes du Genevois, nous organisions une rencontre entre élus et chefs d’entreprises. L’objectif de cette rencontre était pour les élus de mieux comprendre les besoins de chefs d’entreprises afin de définir des politiques qui les aident à créer plus d’emplois.

 

A des années lumières des caricatures véhiculées par les héritiers de la lutte des classes, c’est à dire la droite et la gauche, la première préoccupation des chefs d’entreprise du Genevois était la question du logement de leurs salariés.

 De manière unanime, les coûts du logement de leur salariés dans le Genevois est ce qui pénalise le plus leurs affaires. Leurs salariés sont mal logés à des prix indécents. Cela pénalise leur pouvoir d’achat, leur qualité de vie et par conséquent leur capacité à contribuer pleinement et sur le long terme au développement de l’entreprise. La question de l’accès à des logements de qualité à des prix abordables est une priorité à la fois sociale et économique.

 

 

Ce phénomène n’est pas nouveau. En revanche ce qui est beaucoup plus nouveau c’est que les chefs d’entreprises ne décrivent plus un exode de leurs salariés vers la Suisse. Lorsque je discutais avec des chefs d’entreprises jusqu'à présent, ils me décrivaient un cercle vicieux dans lequel ils recrutaient des jeunes qualifiés d’autres régions de France, les logeaient et les voyait partir 6 mois plus tard lorsque ceux-ci avait réalisé que le coût de la vie dans le Genevois français les contraignaient à aller travailler en Suisse.

 

 

Les chefs d’entreprises nous ont dit que ce phénomène était terminé. Lorsque leurs salariés comparent la situation totale, ils préfèrent rester en France : 35 heures comparé a 41h ou 42h, 8 semaines de vacances plutôt que 4 seulement, le coût de transport et de parking qui peut atteindre 1500 euros par an, le temps perdu dans les transports… et les conditions sociales qui font de l’emploi à durée indéterminé en Suisse un emploi précaire. Les conditions sociales ne sont pas attractives pour les employeurs mais le sont pour les salariés qualifiés. A cela s’ajoute un rééquilibrage partiel des salaires. D’après nos interlocuteurs, les salaires dans le privé sont entre 15% et 30% plus élevés dans le Genevois français comparé à un emploi similaire dans une autre région française.

 

 

Les Chefs d’entreprises ont particulièrement souligné le handicap des charges sociales… beaucoup plus que le coût de la fiscalité. Les charges sociales représentent plus de 70% du salaire en France contre moins de 30% en Suisse. Avec une telle différence, il est difficile de créer durablement des emplois en France. Des chefs d’entreprises demandent la création d’une zone franche sur les charges sociales afin de rééquilibrer la création d’emploi entre le Genevois français et le Genevois suisse – à l’image de ce qui se fait dans d’autres zones franche en France.

 

 

Mais le handicap du logement reste. Seuls des couples dont les deux personnes travaillent – et si possible l’un comme frontalier- peuvent payer les loyers exorbitants du Genevois français. L’insuffisance des capacités d’accueil pour la petite enfance contraint des salariés qualifiés à quitter la région faute de pouvoir payer un loyer avec un seul salaire.

 

 

Les Chefs d’Entreprises soulignent que l’attrait de la région pour leurs salariés vient de la qualité de vie : les lacs, les montagnes et les loisirs qu’ils offrent. D’après eux, le temps personnel est une dimension clefs de la vie de leurs employés. Ils décrivent notamment le cas de salariés dont le salaire est faible mais qui préfèrent prendre tous leurs jours de RTT plutôt que de toucher des heures supplémentaires. Loin des slogans « travailler plus pour gagner plus » leurs salariés qualifiés mettent leur emploi comme un moyen de vivre et non pas une fin.

 

 

L’incapacité de Genève de construire suffisamment de logements ne nuit pas seulement à la jeunesse Genevoise contrainte à l’exile et aux déplacements pendulaires en voiture, elle pénalise aussi le pouvoir d’achat des salariés en euros et le développement des entreprises du Genevois français.

 

 

Il faudra de nouveaux efforts de coordination des politiques Genevoises de chaque coté de la frontière pour empêcher que l’atout de notre qualité de vie ne soit détruit par des embouteillages croissants.

Commentaires

Honnêtement, Antoine, rien n'empêche les élus du "Genevois français" de se débrouiller seuls, surtout si dans les faits il s'agit de loger des salariés d'entreprises qui sont en France. La situation actuelle me laisse sceptique sur la possibilité d'avancées, dans un proche avenir, fondées sur une discussion transfrontalière. Or, ce n'est pas pour autant qu'il ne faut rien faire. En tout cas, je ne pense pas que de tancer les Genevois sur leur devoir de tenir leurs engagements en matière de logements ait de bons effets sur les relations transfrontalières. Mieux vaudrait annoncer que puisque le CEVA est mal parti côté genevois, les Français voisins prévoient de le remplacer par des bus qui s'arrêteront à la douane, pour que les salariés de Genève puissent arriver à l'heure s'ils le souhaitent. Quant aux Suisses qui habitent en France faite de logements sociaux à Genève, il n'y a qu'à les accueillir comme des réfugiés sociaux, et être charitable à leur égard sans plus se poser de question sur leur gouvernement; d'ailleurs, ces personnes votent à Genève même. A mon avis, il vaut mieux agir que discuter.

Écrit par : rm | 26/10/2009

Puissent arriver à l'heure à leur travail, s'entend.

Écrit par : rm | 26/10/2009

Certains salariés français veulent toujours accéder au "paradis salarial" suisse. Il ne faut pas faire de quelques cas rapportés une généralité.
Bien sûr, il y a un gain temps à travailler en France mais dans notre cas, dans le genevois, c'est invivable. Vous parlez des structures d'accueil à la petite enfance. C'est typique des irrégularités de notre région frontalière: le relais assistante maternelle dans notre commune n'hésite pas à pousser les assistantes maternelles à monter leur tarifs. Une assistante maternelle est payée environ 100 à 200 euros de plus que dans le reste de la France pour la garde d'un bébé à plein temps. Alors que fait-on à St-Julien pour faire garder son enfant si l'on travaille en France? Dans le cas d'une zone franche, quel cadre donnerait on aux assistantes maternelles? Accepterait t'on qu'elles soient payées différemment du reste de la France? A ce moment là, il n'existerait plus de mode de garde pour les parents travaillant en France...

Écrit par : Kool'n'Co | 26/10/2009

Pour les ménages pauvres de France voisine, les communes ont un peu d'argent, à mon avis. C'est sûr que s'il faut ensuite payer le CEVA, on n'en a plus beaucoup. Mais il y a des priorités. L'aide sociale est sans doute un socle prioritaire. Les communes du Genevois français peuvent très bien annoncer qu'elles prévoient désormais d'utiliser leurs ressources principalement pour rééquilibrer les choses en faveur des gens qui sont salariés en France, voire des Suisses domiciliés en France qui ne trouvent pas à se loger à Genève, et qu'elles renoncent à des projets en commun trop chers, préférant une politique sociale à une politique transfrontalière trop compliquée et à vocation essentiellement libérale. A mon avis, quand l'argent est gagné de façon chaotique, il faut savoir freiner un peu l'aide à l'économie.

Écrit par : rm | 26/10/2009

france moi belda osanirade charines bounerach tosadi neil

Écrit par : adam | 26/10/2009

@RM,

A Saint Julien le rythme de construction de nouveaux logements sur le mandat precedent a ete de 3% par an... contre 0,6% a Geneve. Mais le marche immobilier etant le meme, les 3% de logements construits ont ete occupe par la jeunesse Genevoise qui ne parvient pas a se loger sur le canton. Le pouvoir d'achat des salaries en euro n'etant pas le meme, ceux ci ne parviennent pas a se loger.

Il n'y a pas vraiment de moyens juridiques de lier l'attribution d'un logement social a un emploi.. en tout cas pas sur le long terme. De toute facon le taux de rotation dans les logements sociaux est insuffisant pour compter uniquement sur les logements sociaux pour le faire. Il faut aussi compter sur le marche prive.. et ce marche la ne moque des frontieres politiques.

Pour que les communes francaises loger seules les salaries des entreprises francaises, il faudrait qu'elles construisent d'une part les 3000 logements par an que Geneve ne construit par pour elle meme.... et encore 3000 par an pour leur propre croissance demographique. Cela conduirait a une urbanisation de 6% par an qui serait totalement incontrolable et irresponsable. Les 3% annuels sont deja difficile a absorber.

Je ne sais pas quelle influence peut avoir la constatation que nous sommes nombreux a faire sur le double discours des autorites Genevoises qui d'un cote ne parlent que de construction de logement.. et de l'autre freine des quatre fers. En revanche ce que je sais c'est que lorsqu'on signe un contrat d'agglo.. et que Geneve ne respecte pas les engagements pris formellement sur la construction de logement... cela n'aide pas a batir la confiance necessaire pour la signature d'un second contrat d'agglo. La confederation donne jusqu'a fin 2011 pour parvenir a un contrat d'agglo... Geneve n'a plus que 12 mois pour passer des bonnnes intentions et parvenir a des resultats sur les constructions de logements. Si le nombre de construction de logement a Geneve ne double pas, le canton devra passer son tour pour l'attribution d'une subvention federale. Geneve perdra 4/5 ans par rapport a Bale, Zurich et Berne !

@Kool'n'Co :

Je ne sais pas de quoi vous parle au sujet de paradis fiscal.. mais cela ne concerne que les forfaits fiscaux certainement pas les particuliers soumis a l'impot sur le revenus pour lesquels les taux d'imposition sont comparable.. voir plus attractif en France pour les familles. Il ne faut effectivement pas generaliser.. mais ce que cette note souligne c'est que les chefs d'entreprises ont observe que l'exode constant de leurs salaries vers la Suisse a cesse. Et ce constat la etait unanimement partage par les chefs d'entreprises.

Pour ce qui est de la petite enfance a Saint Julien, la municipalite prepare des projets qu'elle compte inaugurer juste avant les elections. On attend de voir. De notre cote, l'equipe que je conduisais aux municipales proposait de mettre en place des formations a Saint Julien pour aider plus d'assistantes maternelles a s'installer. De mettre en place un systeme qui facilite les gardes partagees. De favoriser l'installation d'une creche privee. De reduire les obstacles administratifs a l'installation d'assistantes maternelles et d'augmenter significativement les places en creche.

Au dela de la seule question de la petite enfance, les chefs d'entreprises ont egalement souligne le manque de structure d'accueil pour les enfants a la sortie de l'ecole a 16h30... ce qui est un serieux handicap pour les parents qui travaillent.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 26/10/2009

Vous m'avez mal lu, je n'ai pas parlé de paradis fiscal. Je ne suis pas complètement stupide, vous pouvez lire mes phrases en entier, elles peuvent être intéressantes. J'ai ironisé sur le paradis salarial que représente Genève pour la plupart des Français.
A ce sujet, n'oublions pas les entreprises de constructions qui font venir de Paris, les TPG qui engagent des conducteurs professionnels de Dijon (eh non, je ne rigole pas...). Donc ce ne sont pas seulement les Genevois qui fuient Genève qui augmentent la population de St-Julien, ce sont de tout nouveaux frontaliers qui débarquent de bien loin. Quand ils arrivent, il faut bien qu'ils se logent. A Genève, c'est impossible pour eux. Donc c'est là où ils trouvent. Sans parler du changement de vie brutal que cela représente, ils sont obligés de s'intégrer aussi au niveau économique (pour faire garder leurs enfants, pour faire les courses...) MAIS leurs salaires, même en CHF, sont parmi les plus bas du coin. Certains ont tout laissé sur place chez eux pour venir ici. Alors d'une part, les entreprises du canton qui engagent de la sorte se doivent de prévenir ceux qu'ils recrutent sur une réalité économique à l'opposé de ce qui se pratique dans leur région. Et d'autre part, les communes devraient être conscientes de cette nouvelle facette de la conjoncture.
Par ailleurs, le problème de garde des périscolaires que vous évoquez est le même qu'ailleurs en France. Une assistante maternelle agréée ne veut plus perdre une place "plein temps" pour une garde périscolaire. Ceci parce que simplement le nombre d'heure est moins élevé (donc moins d'indemnités d'entretien...). Reste? L'école jusqu'à 17h45. L'idéal en effet serait une nouvelle structure avec du personnel qualifié (et pourquoi pas une aide aux devoirs, laissez moi rêver). Mais serait-ce vraiment rentable? Et qui voudra y travailler? Et comment l'organiser?
Déjà, laissez Thénard ouvrir deux crèches alors qu'il en manque douze!

Écrit par : Kool'n'Co | 26/10/2009

En parlant de logements, voici un film illustrant le CEVA et le dynamisme urbanistique qui l'accompagnera.
Des centaines de logements pourront sortir de terre en quelques années grâce à la requalification d'immenses zones, en friche actuellement: à la Praille, du côté du Bachet, aux Eaux-Vives, à Chêne-Bourg.
Ceci pour montrer que le CEVA, en plus d'être un maillon essentiel de la mobilité d'avenir à Genève et dans la région, est un réel moteur de construction. Logements, activités, infrastructures sont directement dépendantes de ce projet qui peut démarrer l'année prochaine.

http://www.youtube.com/watch?v=drcmrp_Ppm4

OUI AU CEVA LE 29 NOVEMBRE 2009!

Écrit par : Nico C. | 26/10/2009

Le ceva n'a pas d'avenir, oublions le, oublions surtout les fr, raus maintenant, démmerdez vous dans votre tier monde et arreter de polluer en suisse.

stop au ceva, stop à l'invasion fr!!!

Écrit par : non au ceva | 26/10/2009

Antoine, il n'y a pas à se catastropher si une signature d'un second contrat n'est pas possible: il n'y a qu'à ne pas le signer. Si Genève n'a pas l'argent de Berne, c'est dommage, mais c'est avant tout son problème, et pas celui de Saint-Julien ni des Français en général. Moi, à votre place, je serais heureux de pouvoir dire que les Français logent à leurs frais les Genevois qui ne trouvent plus de logements en Suisse: la France, n'est-ce pas, c'est une terre d'asile. C'est tout à son honneur. Evidemment, cela oblige bien à ne pas signer un contrat d'agglomération avec un Etat qui ne respecte pas le droit au logement. Mais il n'y a pas de quoi en faire un drame. Les prévisions pour l'avenir, il ne faut pas trop s'y fier. On ne sait pas comment cela va évoluer. Les chiffres font inutilement peur. Il faut concentrer l'argent sur ce qui concerne tout le monde, puisqu'on ne peut pas faire de distinction. Et comme vous le dites, le logement concerne tout le monde. Mais les transports, honnêtement, ce n'est pas sûr. Je pense que les Français qui vivent et travaillent en France s'en moquent un peu, qu'il y ait des transports en commun vers la Suisse. C'est toujours bon à prendre, naturellement, mais c'est moins important qu'avoir un logement.

Écrit par : rm | 26/10/2009

@ non au CEVA : Merci pour votre intervention argumentee qui permet de comprendre la profondeur et la pertinence des opposants au CEVA.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 26/10/2009

@ RM,

Ce n'est pas si simple que vous le decrivez. Tout le monde aimerait pouvoir signer ce contrat d'agglomeration : cela permettrait d'obtenir des fonds de Berne pour le projet d'agglo et de Paris dans le cadre du contrat de Plan. Il faut signer ce contrat d'agglo pour obtenir les financements necessaires pour les transports en commun et tous les projets d'infrastructure qui nous permettrons de preserver notre qualite de vie.

Mais pour cela il faut entrer dans une vrai demarche d'agglo coherente de part et d'autre de la frontiere.

Vous semblez ignorer les difficultes dramatiques des personnes qui ont des revenus francais qui ne leur permettent pas de vivre decemment. Une infirmiere de l'hopital de Saint Julien, mere celibataire, contrainte de compter sur les associations de solidarite pour nourir son enfant malgre son travail. Ou encore ces personnes qui ne peuvent devenir proprietaires dans leur propre commune parce que les banquiers n'accordent des prets qu'aux frontaliers. Ces caissieres, ces ouvriers du batiments, ces fonctionnaires territoriaux, ces instituteurs qui ont a peine les moyens de vivre une fois qu'ils ont paye leur loyer. Dans notre region il est difficile de survivre pour ceux qui ne sont ni frontalier ni heritiers de terrain... ce qui fait beaucoup de monde.

Oui on peut rester chacun de son cote et s'ignorer... cela conduit a des incoherences politiques : des emplois d'un cote et des logements de l'autre... des embouteillages infernals, croissants et irremediables entre les deux qui detruisent notre qualite de vie a tous. A vrai dire c'est dans cette ignorance reciproque que le Genevois franco suisse a detruit deja une bonne partie de sa qualite de vie.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 26/10/2009

Mais si l'Etat de Genève est conscient de la situation, pourquoi lui en reparler? Mais les frontaliers n'ont pas de privilèges: ils sont simplement plus riches. Or, que les pauvres vivent moins bien que les riches, personne ne l'ignore. S'il y a des pauvres effectifs à cause du coût de la vie (car à cet égard, compter dans l'absolu ne sert à rien), qu'ils soient frontaliers ou non, il faut les aider, et puis c'est tout. Pour les embouteillages, je regrette, mais ceux qui travaillent en France en sont à mon avis bien moins gênés que ceux qui travaillent en Suisse. Et vous voyez, en disant qu'il faut autant résoudre ce problème que celui de l'alimentation et du logement des infirmières et de leurs enfants, vous défavorisez bien les premiers, indirectement. Car dans les faits, il y a des priorités. Et si Genève n'aide pas à résoudre le problème du logement, eh bien, il faut avouer que Saint-Julien et Annemasse n'ont plus de quoi s'occuper des transports. En tout cas, tancer les dirigeants genevois actuels, il est clair, pour moi, que cela ne peut que favoriser le vote extrême.

Écrit par : rm | 26/10/2009

@ rm: Juste sur les embouteillages, permettez moi de vous dire que dans la réalité vraie, tout le monde en souffre y compris ceux qui travaillent en France. ça serait trop facile si les embouteillages du canton se terminaient net à Bardonnex ou à Perly.

Écrit par : Kool'n'Co | 26/10/2009

Tout le monde en souffre, mais plus ou moins. J'habite à 15 km d'Annemasse, et je n'en souffre absolument pas: je travaille en France, près de là où j'habite. Et de fait, en principe, il est logique que quelqu'un qui habite en France et travaille en Suisse souffre plus des embouteillages que quelqu'un qui habite et travaille en France. Il y a des exceptions, mais c'est une question de proportion. La réalité est que les gens qui travaillent en France ont pour premier souci leur logement, et que les transports sont le premier souci de ceux qui travaillent en Suisse. Il ne reste donc plus qu'à établir une hiérarchie dans les priorités. Mais Antoine a-t-il lui-même plutôt des problèmes de logement, ou de transport? On peut toujours parler des pauvres pour donner du poids à ses arguments, et puis, quand il s'agit d'agir, on donne en fait autant aux riches qu'aux pauvres.

Écrit par : rm | 27/10/2009

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