15/10/2009

Ligne D Saint Julien – Genève ou le symbole des incohérences du Genevois franco Suisse

Le Groupement Local de Coopération Transfrontalière a récemment décidé d’augmenter les capacités de la ligne D de 40%. Des bus plus grands et plus fréquents qui permettront à environ 3000 personnes supplémentaires chaque jour de l’utiliser à partir du mois de décembre.

3000 personnes par jour c’est aussi environ 3000 voitures de moins sur l’axe Saint Julien Geneve. Environ 4 kilomètres de voitures en moins chaque jour. C’est aussi 4 000 tonnes de CO2 d’émission en moins par an. La coopération transfrontalière, la mise en concurrence, un cofinancement de Vitam Parc et un peu d’efficacité ont permis de mettre en place cette augmentation de capacité sans augmentation de cout. Les couts de la ligne D sont partages entre le canton et les communes et départements français. Le marché a été conclu pour une période de 7 ans.

Un investissement qui réduira les nuisances pour les habitants de Perly-Certoux, Bardonnex et Plan les Ouate qui ont tant voté pour le MCG. Favorisera une meilleure mobilité pour tous.

Malheureusement, il suffira de 18 mois pour réduire à néant cette augmentation de capacité. La politique de Geneve qui importe 1000 cadres de multinationale par an et ne construit que 2000 logements nouveaux par an pour loger ses jeunes, ses divorcés et les familles des cadres condamnent à l’exil environ 4000 Genevois par an.

Soit 6000 Genevois en 18 mois qui devront aller vivre dans le Genevois francais.. dont 3000 se retrouveront sur les routes faute de transport en commun.

3000 places supplémentaires dans les bus pour 7 ans…. mais 3000 automobilistes de plus dans 18 mois. Nous allons tous dans le mur des embouteillages qui détruisent notre qualité de vie.

Au delà de ces seuls embouteillages, l’incapacité de Genève à construire des logements détruit le pouvoir d’achat des fonctionnaires et salariés du privé payés en euros. Ils doivent soit devenir frontalier ou quitter le Genevois français. Cela pénalise l’activité économique du Genevois français qui devient chaque jour plus dépendant du canton de Geneve.

Coté français, on commence à se dire qu’il faudra que Genève commence à tenir ses engagements sur la construction de logements avant de poursuivre nos investissements sur les transports en commun.

Commentaires

Pourquoi l'abonnement TPG mensuel pour couvrir, avec le D, le kilomètre qui sépare le centre de Saint-Ju de la frontière coûte-t-il le même prix que l'abonnement toutes zones genevois ? Et pourquoi faut-il l'acheter dans une boutique de couture, seule à St-Ju à le vendre ?
N'est-ce pas peu compatible avec le projet de développer les transports publics frontaliers ?

Écrit par : Idéfix | 15/10/2009

Bonjour,

Vous avez parfaitement raison. Le cout des transports en commun pour les frontaliers est deux fois plus eleve que pour les habitants du canton. Le TPG auraient beaucoup moins de succes si le abonnement de bus etaient deux fois plus chers.

Cordialement

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 15/10/2009

Et le CEVA ? Avec ses 16 000 passagers, il n'absorbera donc pas dans les 5-8 ans nécessaires à sa construction, les 24 000 personnes de plus à déplacer ?

Écrit par : P. Loriol | 15/10/2009

Il faut effectivement d'une part realiser le CEVA pour attenuer les effets des embouteillages sur la qualite de vie. Il faut en plus construire suffisament de logement pour que l'exode de la population Genevoise en dehors des reseaux de transport cesse. et eviter d'empirer la situation.

On peut aussi ne pas construire le CEVA et s'equiper de masque a gaz.. et de 20 annees de patience. Renoncer a notre qualite de vie. C'est aussi une possibilite.

Cordialement

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 15/10/2009

Vos calculs sont probablement justes, mais vos conclusions sont pour le moins hâtives. Rien ne vous permet d'affirmer que les habitants de Genève vont tous s'expatrier dans le région de St Julien. Les zones frontières sont importantes.
Une partie des émigrants iront sans doute sur Vaud, d'autres dans la région de Ferney et le pays de Gex. La route de St Julien ne sera donc pas si submergée que vous semblez l'affirmer. N'oubliez pas non plus que la capacité de cette ligne était plus importante qu'elle ne l'est maintenant il y a une bonne trentaine d'années. A cette époque, aux heures de pointe, il y avait des bus toutes les 10 minutes....Ce n'est largement plus le cas!

Écrit par : SALEGUEULE | 15/10/2009

Pendant que l'on discute du bien-fondé du CEVA, Lausanne planche pour le M3. Espérons que ce dernier sera fini bien avant les premiers coups de pioche du CEVA. Réveillons-nous un peu, nous avons un arrière-pays qui fait partie intégrante de notre région métropolitaine alors avançons les projets en commun. Les départements limitrophes français se doivent d'apporter un pierre à l'édifice en allongeant la ligne de tram de Meyrin à St Genis et en faisant rejoindre la semi-autoroute jusqu'à divonne afin de rejoindre le réseau suisse. Même si les centre de décision sont à Paris, il faut faire bouger cet immobilisme et le désintérêt des autorités centralisatrices françaises.

Écrit par : demain | 15/10/2009

Pendant que l'on discute du bien-fondé du CEVA, Lausanne planche pour le M3. Espérons que ce dernier sera fini bien avant les premiers coups de pioche du CEVA. Réveillons-nous un peu, nous avons un arrière-pays qui fait partie intégrante de notre région métropolitaine alors avançons les projets en commun. Les départements limitrophes français se doivent d'apporter un pierre à l'édifice en allongeant la ligne de tram de Meyrin à St Genis et en faisant rejoindre la semi-autoroute jusqu'à divonne afin de rejoindre le réseau suisse. Même si les centre de décision sont à Paris, il faut faire bouger cet immobilisme et le désintérêt des autorités centralisatrices françaises.

Écrit par : demain | 15/10/2009

L'idée d'un arrière-pays, il faut l'admettre, n'est pas flatteuse ni encourageante, car traditionnellement, il s'agit des paysans qui travaillent pour le seigneur installé dans la ville. En outre, pour allonger une ligne de tramway, il faut avoir des moyens. Or, il faudrait démontrer que le département de Haute-Savoie accomplit des choses qui ont un coût équivalent. Si on n'en trouve pas, il faut s'adresser directement à Paris par l'intermédiaire de Berne, car à Paris, on projette le Grand Paris, qui a un coût bien supérieur. Pour être efficace, il ne faut pas forcément faire ce qui est le plus facile: le plus difficile, c'est de se faire entendre à Paris, mais la clef est là.

Écrit par : rm | 19/10/2009

@ Idefix: il faudrait aussi demander à la communauté de communes du genevois, qui traîne les pieds depuis des années pour financer la ligne D... L'Office du Tourisme de St-Julien qui vendait auparavant les abonnements, était sous sa responsabilité. Touriscar (exploitant actuel de la ligne D) a été de surprise en surprise, et qu'on ferme un point de vente, et qu'on discute la grille horaires... Pour résumer, les usagers, tout le monde s'en foutait. Ici, on aime les vaches à lait mais il faut qu'elles soient silencieuses. Maintenant qu'on s'aperçoit qu'il y a du potentiel, allez hop, la ligne D retourne aux TPG. Mais que vont devenir les chauffeurs estampillés Touriscar, conducteurs depuis plus de 20 ans sur le même parcours? Va t'on les intégrer chez les TPG? M'étonnerait un peu... Et que vont devenir les navettes jusqu'à Valleiry? Là, c'est un peu loin pour les TPG. Suspense.

Écrit par : Kool'n'Co | 19/10/2009

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