« 2009-08 | Page d'accueil | 2009-10 »

29/09/2009

Justice de proximité à Saint Julien et déficit publics

Lors du dernier Conseil Municipal de Saint Julien que j'ai manqué en raison de mes vacances, la municipalité a proposé deux délibérations pour demander des subventions publiques et l'aide de la communauté de communes du Genevois pour établir une Maison de Justice et du Droit à Saint Julien.

La réforme de la carte judiciaire imposée sans concertation par le Gouvernement a conduit à la suppression du siège du Tribunal d'Instance de Saint Julien. Une réforme mal pensée, avec aussi peu de concertation que l'UMP en est capable, mais tellement nécessaire pour réduire les dépenses inutiles de l'Etat français en faillite.

Le Maire de Saint Julien estime que cette perte est catastrophique pour Saint Julien. Plutôt curieux, les habitants de Saint Julien me parlent plutôt des problèmes de circulation, de maintien du commerce, d'accueil de la petite enfance et de préservation du cadre de vie. Ils parlent aussi de l'état de la maison de retraite. Sujets sur lesquels la municipalité fait peu de progrès. Ils se contrefoutent de devoir faire 15 kilomètres pour aller au Tribunal à Annemasse... auquel ils se rendent très rarement pour ceux qui s'y sont déjà rendus.

Le Maire a déjà engagé 17000 euros de dépenses municipales sur le sujet. Il estime qu'une justice rendue à Annemasse n'est pas une justice de proximité.. pourtant même au siècle durant lequel il a été élu la première fois, les trains à vapeur et les automobiles existaient déjà. Avec de tels raisonnements absurdes Annemasse serait fondée de demander le déplacement de la Sous Préfecture.

Alors que plusieurs générations ne suffiront pas à réduire les dettes publiques accumulées par les politiques qui sévissent depuis 30 ans, il y a de la perversité pour un Maire a demander un maximum de dépenses publiques dans sa commune. C'est aussi irresponsable qu'un habitant qui exigerait des dépenses municipales à son seul profit. La justice a besoin de moyens informatiques plutôt que de nouvelles maisons de justice. Les justiciables ont besoin de rapidité et d'efficacité plus que de proximité. Des élus responsables devraient proposer que les cours d'assises de la Savoie et de la Haute Savoie soit réunies et tiennent des sessions plus régulières au lieu de demander la création de nouvelles maisons de justice.

Beaucoup de Maire oublient que la faillite de l'Etat se traduirait inévitablement par la faillite des 36 000 communes de France.

28/09/2009

Couacs sur la fumée passive : 87 morts à Genève

La loi sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics à Genève a été confirmée lors du vote d'hier.

Un parcours politique intéressant. Une première initiative populaire avait été adoptée avec le soutien de 4 Genevois contre 1. Une telle marge est inhabituelle. Elle laisse supposer que l'interdiction de fumer dans les lieux publics est soutenue par une majorité des habitants depuis plusieurs années ou décennies. Une attente que les élus n'avaient pas su retranscrire dans les lois.

Le Gouvernement genevois avait promulgué à la va vite une loi qui mettait en pratique le souhait des Genevois. L'UDC Soli Pardo qui prétend habituellement défendre les droits populaires avait déposé un recours contre cette loi. La loi a été annulée par le Tribunal Fédéral.

Une nouvelle loi a été votée au Grand Conseil Genevois. Des amendements soutenus par les Radicaux et quelques PDC  contre l'avis manifeste des électeurs ont atténuée la porté de la loi en autorisant des fumoirs. La loi a été contestée par les cafetiers et restaurateurs.. mais confirmée par les électeurs Genevois ce week end.

Près d'une vingtaine d'étude ont mesuré l'impact en terme de santé publique de l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Elles évaluent la baisse du nombre d'arrêt cardiaque entre 17% et 25% dès la première année. L'impact s'accroit au cours du temps. Cela ne compte pas encore les impacts sur les cancers à plus long terme.

A Genève, environ 500 personnes décèdent chaque année d'un arrêt cardiaque en dehors de l'hôpital. Les couacs sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics ont coûté deux années d'impact. La dépendance politique de certains élus envers les cafetiers et restaurateurs à coûté sans doute une dizaine d'année. Dans l'estimation basse cela représente 87 décès par an qui auraient pu être évité à Genève. 87 morts sur la conscience de l'UDC Soli Pardo.

14/09/2009

Ligne D : +40% de capacité en plus

Un nouvel appel d'offre a été lancé pour l'exploitation de la ligne D entre Saint Julien en Genevois et la place neuve via Perly et Plan les Ouattes. Le terminus sera ensuite remis à la Gare de Cornavin à la fin des travaux du tram à la Jonction.

Le prestataire est en train d'être choisi par le Groupement Local de Coopération Transfrontalière qui réunit les instances politiques du Genevois franco suisse concerné par le sujet. Le résultat de ce travail est impressionnant :

  • +20% d'augmentation de la fréquence aux heures de pointe : on passe d'un bus toutes les 15 minutes à un bus toutes les 12 minutes
  • +16% d'augmentation de la capacité des bus : on passe de bus de 150 places à des bus de 174 places

Au total ce sont 39% de passagers supplémentaires qui pourront être transportés par la ligne D à compter du mois de décembre. Ces capacités supplémentaires seront vites utilisées. A terme ce sont plus d'un million de déplacements en voiture qui pourront être supprimés. 3205 déplacements par jour qui passeront de la voiture individuelle au transport collectif. Un peu moins de pollution (environ 3000 tonnes de CO2 en moins), un peu plus d'économies pour ceux qui les emprunteront (environ 1000 euros d'économie par utilisateur et par an) et un peu plus de liberté de déplacement pour tous (3205 voitures en moins sur les routes communes).

Cette augmentation de capacité et de qualité est un progrès important. Il correspondait à nos demandes pour plus de transport collectif. Mais ce qui dépasse nos attentes, c'est que ces 39% de capacité en plus ne coûteront pas un centime de plus pour les collectivités partenaires du Groupement transfrontalier. La négociation avec les fournisseurs, l'organisation et les économies d'échelles ont permis aux personnes qui ont travaillées sur ce projet de parvenir à un coût identique à celui du précédent contrat. Je félicite les fonctionnaires du Groupement local de coopération tranfrontalière, du département, du canton de Genève, de la communauté de communes et les élus dont Jean Michel Thénard, Maire de Saint Julien, qui sont parvenus à un tel résultat au service des habitants.

La mise en service aura lieu au mois de décembre.

Ce nouveau contrat prévoit également une desserte de Vitamparc les mercredi, samedi et dimanche. Cette desserte étant financée essentiellement par Vitamparc.

13/09/2009

Ordre du Jour du Conseil Municipal du 17 Septembre 2009

Vous trouverez ci-dessous l'ordre du jour du Conseil Municipal de ce jeudi 17 septembre a 20h30.

 

Lire la suite

10/09/2009

MODEM / Nouveau Centre : Quelle différence ?

Sur la vision de la société il y a suffisamment peu de différences pour que nous ayons défendu le même projet national lors des élections présidentielles de 2007. Preuve que le Nouveau Centre partage la même vision que nous de la société française. Le Nouveau Centre comme le Mouvement Démocrate défendent des valeurs européennes, libérales et sociales, valeurs historiques du centre. Le Mouvement démocrate a ajouté à cela les principes démocratiques au cœur de son projet.

 

Alors quelle différence ?

 

La version des adhérents du Nouveau centre consiste à prétendre que le MODEM est de centre gauche alors que le Nouveau Centre serait de centre droit…. Explication qui tombe rapidement lorsqu’on constate que Jean Luc Rigaut (Nouveau centre) a été élu à la tête de l’agglo d’Annecy avec le soutien du Parti Socialiste et que de mon coté j’ai conduit une liste face à un Maire PS soutenu par l’UMP au second tour. Nous sommes tous deux des centristes.

 

Notre version à nous au MODEM, c’est que le Nouveau Centre est soumis à l’UMP. Tous ses parlementaires ont été élus avec le soutien de l’UMP. Redevables de leur élection à l’UMP ils soutiennent tous les projets de l’UMP au Parlement. Même si nous partageons les mêmes points de vue sur la société, eux ne votent pas en conscience. Ils ont ainsi voté le 30ieme budget déficitaire consécutif de l’Etat, ils ont voté les réformes institutionnelles, la loi HADOPI (pour la plupart), la nomination des présidents de l’audiovisuel public, les boucliers fiscaux…etc..etc.. Ils pensent comme nous mais ils votent comme l’UMP.

 

La situation est un peu différente en Haute Savoie ou la volonté d’hégémonie de l’UMP est telle qu’elle a franchit un pas supplémentaire dans l’humiliation du Nouveau centre en présentant des candidats face à Bernard Bosson et Jean Luc Rigaut à Annecy. Le Nouveau Centre est un peu plus autonome en Haute Savoie mais paradoxalement il y est tout aussi obséquieux vis-à-vis de l’UMP.

09/09/2009

La politique économique Genevoise : fiscale plus que sociale

La politique économique Genevoise consiste à faire venir des multinationales grâce a des conditions fiscales dérogatoires que le canton n’offre pas à ses propres entreprises. Cette politique a pour conséquence d’augmenter les ressources fiscales suisses par la TVA, l’impôts sur le revenu et un peu d’impôts sur les sociétés quand même.

 

Cette politique a aussi pour conséquence de faire venir à Genève les personnes qui occupent actuellement ces emplois. Ces personnes emménagent dans des logements toujours plus rares à Genève. Ils font monter les prix de l’immobilier ce qui pénalise le pouvoir d’achat de tous les habitants du Genevois franco suisse. Ils utilisent l’infrastructure publique : routes, transports en commun, hôpitaux, crèches et écoles. Leur présence nécessite de renforcer ces équipements et entraine des dépenses publiques additionnelles.

 

Il est très difficile de savoir si ces recettes fiscales additionnelles compensent les dépenses publiques nécessaires pour l’accueil de cette population nouvelle. J’ai quelques doutes sur la pertinence financière de cette politique. Je n'ai en revanche aucun doute sur le fait que cette politique économique est nuisible pour le Genevois franco suisse.

 

Pour nous autres humanistes démocrates, l’objectif d’une politique économique n’est pas de faire venir des rentrées fiscales supplémentaires mais bien de créer des emplois pour ceux qui n’en ont pas.

 

Une telle politique économique aurait pour objectif de créer des emplois pour les seniors et les jeunes sans emplois du Genevois franco suisse. Pas forcement des emplois de cadre sup, mais des emplois tout court. Une telle politique mettrait en place des formations qui permettent aux personnes sans emploi d’acquérir les compétences nécessaires pour occuper les emplois qui ne trouvent pas preneur. Une telle politique viserait à faire du Genevois franco suisse un terreau fertile pour les petites et moyennes entreprises locales plutôt que d’offrir des conditions dérogatoires à des multinationales qui partiront.

 

Une telle politique qui consisterait à créer des emplois plutôt que de les importer aurait plusieurs avantages :

1)      elle réduirait les couts sociaux pour le canton en réduisant le nombre de chômeurs et les coûts publics induits en termes de délinquance,

2)      elle réduirait le flux migratoire qui accentue la pression sur l’immobilier du Genevois franco suisse et sur les infrastructures publiques.

 

Une telle politique aurait le mérite d’être durable. Elle ne menacerait pas les relations bilatérales avec les principaux partenaires commerciaux de la Suisse. Elle se fonderait sur des entreprises du Genevois franco suisse durablement implantées localement plutôt que sur des multinationales volages.

08/09/2009

+0,6% de logements à Genève = 4500 frontaliers de plus par an

Le Genevois Haut Savoyard est largement dépendant économiquement du canton de Genève.  La commune de Saint Julien par exemple compte 4412 emplois et 5223 actifs résidents. Cela revient à un taux de concentration d’emploi de 83% qui est assez similaire aux taux qu’on observe dans toute commune proche d’une agglomération.

 

Genève aura toujours besoin de frontaliers pour faire vivre ses entreprises et ses administrations aussi sûrement que Berne a besoin de Ostermundigen ou Lyon de Caluire et Cuire.

 

Pour autant le Genevois Haut Savoyard aimerait pouvoir créer plus d’emploi pour être un moins dépendant économiquement. C’est l’un des enjeux du projet d’agglomération auquel M. Stauffer ne contribue pas.

 

Il y a deux propositions que le MCG pourrait faire pour réduire le nombre de frontalier si le MCG faisait des propositions plutôt que de lancer des invectives. Le MCG pourrait proposer que le canton se fixe pour objectif de construire suffisamment de logement pour accueillir sa propre population. Le MCG pourrait proposer des incitations et des pénalités pour encourager les communes à participer à l’effort de construction de logements pour les habitants du canton. A ce jour le canton de Genève met sur le marché seulement 0,6% de logements nouveaux par an.. alors que la population du Genevois Franco suisse croit de 1,5% par an, et qu’il faudrait en plus 1% de logements nouveaux pour accueillir les célibataires, veufs et divorcés supplémentaires du canton. Au total c’est un déficit de construction de logement de 1,9% de logements par an qui « crée » entre 4 et 5 000 frontaliers supplémentaires chaque année. Des habitants de Genève, Suisses, obligés de quitter le canton, des voitures immatriculées VD, 74 ou 01.

 

Si le canton rattrapait les 20 années de retard accumulées dans la construction de logements cela permettrait aussi au Genevois Français de créer des emplois. A ce jour, les entreprises du Genevois Français passent leur temps à recruter des salariés  qualifiés dans le reste de la France. Ceux-ci déménagent attirés par des emplois correctement rémunérés. Ils s’aperçoivent rapidement que leur salaire ne leur permette pas de vivre décemment en raison des prix des loyers du Genevois. Ils cherchent alors un emploi mieux payé coté Suisse et quitte leur entreprise française. Les chefs d’entreprise du Genevois Français passent donc leur temps à recruter, loger puis recruter et loger… temps qu’ils ne peuvent pas consacrer à leurs clients.

 

Le jour où le canton de Genève construira suffisamment de logements pour les Genevois, ceux-ci pourront continuer de vivre à Genève. Les prix de l’immobilier se relâcheront. Cela permettra alors aux employés des entreprises françaises de vivre décemment avec leur rémunération française. Ce qui permettra à leurs chefs d’entreprises de développer leurs affaires plutôt que de recruter et loger sans cesse.

 

Pour cela il faudrait que le parti socialiste cesse de défendre les nantis du logement, ces papys boomers qui ont des loyers modérés depuis 30 ans. Il faudrait que les verts contribuent à déclasser suffisamment de terrain pour construire les 2,5% de logements nouveaux dont Genève a besoin pour sa propre croissance démographique. Il faudrait que les Libéraux accompagne leurs intentions d’actes et accélérant les projets en cours à la Praille ou à Thônex (communaux d'Ambilly). Il faudrait que l’extrême gauche, l’UDC et le MCG commencent à proposer des idées constructives pour les Genevois plutôt que de lancer des initiatives et des invectives plus ridicules les uns que les autres.

 

Pour conserver sa qualité de vie, le Genevois franco suisse a besoin que 5 fois plus de logements soit construit chaque année dans le canton de Genève pour accueillir sa propre population ! Oui 5 fois plus ! Nous avons aussi besoin de créer plus d’emplois coté français. Cela permettra de freiner l’augmentation des distances domicile travail. Il faudra par ailleurs mettre en place l’infrastructure de transports en commun nécessaire pour que tous puissent se déplacer librement.

07/09/2009

Les arguments stupides des cumulards

Le cumul des mandats était une exception au début de la 5ième République. Elle s'est depuis généralisée. Aujourd'hui 9 parlementaires sur 10 sont des cumulards.

Petit à petit ils renoncent à exercer leurs responsabilités de contrôle de l'exécutif et de législateur pour se concentrer sur leur mandat local qui leur laisse beaucoup plus d'autonomie, beaucoup plus de satisfaction personnel. Leur égo se satisfait beaucoup plus d'être le chef dans leur commune ou leur département... qu'un député lambda à l'Assemblée nationale.

Ils renoncent aussi à aller écouter les Français dans leur circonscription : à quoi bon aller écouter ce que pensent les gens sur le terrain puisque de toute façon, les députés UMP et PS sont soumis à la discipline de vote partisane qui les empêche de voter en conscience. C'est ainsi que beaucoup de députés UMP et PS ont voté en dépit de leur avis personnel sur la loi HADOPI, la réforme constitutionnelle, la nomination des Présidents de l'audiovisuel public, le bouclier fiscal, les déficits budgétaires... Les Français n'ont plus de député à l'Assemblée nationale, ce sont les partis qui ont des VRP dans les départements.

Ils renoncent aussi à être simplement présent au Parlement. Les polémiques à répétition sur l'absentéisme Parlementaire le montre. Le mandat de Parlementaire devient de plus en plus un mandat qui consiste à toucher des indémnités en échange d'un silence contraint lorsqu'ils sont majoritaire.. ou en échange d'une opposition automatique ridicule lorsqu'ils sont minoritaires. Une forme de corruption des institutions.

Dans ce contexte, le cumul des mandats est un moyen pour les élus de faire à nouveau un peu de politique locale. C'est un moyen de compléter leurs indémnités d'élus. C'est aussi une forme d'assurance chômage faute de statut de l'élu.

L'argument utilisé à répétition est celui de la proximité avec le terrain. Comme si seuls les Maires connaissaient la réalité de la vie des Français. Il y a de toute évidence des Maires totalement déconnectés du terrain. Les défaites des Maires sortants aux élections municipales le confirment. Mais surtout un Maire est surtout dans sa commune. Particulièrement dans son bureau. Beaucoup avec les fonctionnaires de sa mairie. Un député Maire est donc moins présent sur le terrain de sa circonscription. Il n'a pas la même disponibilité pour aller à la rencontre des syndicats, des usagers, des retraités, des scolaires, des entrepreneurs et des associations.

Dans tous les autres pays d'Europe le cumul des mandats est rare... je pense que nul part ailleurs les Parlementaires sont aussi éloignés des préoccupations des habitants, et aussi peu présent dans l'hémicycle.

04/09/2009

Le choix MODEM aux élections régionales de mars 2010

Ce week end se tient l’Université de rentrée du Mouvement Démocrate. Formation, débats, conférences : un week end studieux en perspective. Nous travaillerons sur nos 22 projets régionaux. Région par région. 25 Haut Savoyards dont 6 élus participeront à ces travaux.

 

Nous aborderons aussi la question de nos candidatures aux élections régionales de mars 2010.

 

Beaucoup de discussions ont eu lieu sur le sujet en interne localement, dans les instances nationales et régionales du Mouvement Démocrate. Le point de vue qui me semble émerger est celui d’une autonomie au premier tour. Une autonomie qui nous permettra de proposer aux Rhône Alpins des élus humanistes, démocrates et pragmatiques. Des élus à leur écoute plutôt qu’au service d’idéologies partisanes. Des élus constructifs qui votent en conscience les projets pertinents et rejettent les ceux qui ne le sont pas. Des élus qui refusent la discipline de vote auxquels se soumettent les autres partis. Nous proposerons pour Rhône Alpes un nouveau projet de développement économique et environnemental durable. Je reviendrai dans les prochains mois sur nos propositions en matière d’économie, de transport, de logement et sur la formation.

 

Cette liste MODEM au premier tour, vous donnera une liberté de choix supplémentaire. Elle vous rendra un peu de cette souveraineté qu’un Président de la République qui se prend pour un monarque vous vole jour après jour.

 

Ces élections régionales pourraient être les dernières qui soient libres. Le Président de la République et quelques Parlementaires UMP ont proposé de modifier le mode de scrutin pour rendre impossible toute alternance dans les régions et départements et permettre à l’UMP de conquérir des majorités de sièges tout en étant ultra minoritaire dans le pays (mode de scrutin mixte proportionnel dans les zones urbaines où l’UMP est minoritaire et majoritaire dans les zones rurales favorables à l’UMP.. avec un scrutin à un seul tour pour permettre à l’UMP de gagner avec seulement 30% des voix). Quand la droite devient aussi Bonapartiste, les clivages droite/gauche perdent le peu de sens qu’ils avaient encore.

 

Au second tour, nous devrons participer à une coalition pour représenter dans les institutions le point de vue des électeurs qui nous auront accordé leur confiance. Je parle bien d’une coalition dans le respect mutuel. Je ne parle pas d’alliance dans la soumission comme ce qui se pratique entre l’UMP et le Nouveau Centre. Les élus du Nouveau Centre qui sont des centristes sincères votent mêmes les lois les plus extrémistes de l’UMP depuis que leur élection dépend du bon vouloir de ce parti auquel ils ont fait allégeance.

 

Nous ne pourrons participer qu’à une coalition dans le respect mutuel. Le Parti Socialiste n’est pas encore prêt. Le Parti Socialiste voudrait que le MODEM devienne socialiste ou soit à gauche. Si c’était le cas, nous aurions adhéré au PS et les électeurs du MODEM voteraient pour le PS. Le PS veut des alliés soumis. Nous n’accepterons qu’une coalition dans le respect des différences. Les esprits ne sont pas encore mûrs au PS… ils le seront dans quelques semaines lorsque l’échéance approchant, il faudra choisir entre abandonner la région à l’UMP ou former une coalition équitable avec le Mouvement Démocrate et les écologistes.

 

Certains veulent voir un paradoxe à ce que le Maire de Saint Julien et moi-même soutenions la même liste de candidats aux régionales. Ce sont d’ailleurs les mêmes qui ont voté au second tour des municipales pour ce même Maire de Saint Julien qu’ils dénonçaient au premier tour. Ils oublient que nous travaillons avec le Maire de Saint Julien dans les commissions municipales et intercommunales de manière constructive et en toute franchise. Ce que font tous les Maires UMP, PS, MODEM, Verts et non inscrits partout en France dans toutes les structures intercommunales.

 

Nous n’en sommes pas là, mais si cela devrait être le cas, nous continuerions de dire ce qu’on pense de manière constructive et franche.

 

Bref, je continuerai de dire ce que j’estime juste pour l’intérêt général des habitants de la commune et de la région Rhône Alpes. Est-ce que cela ne devrait pas être le rôle de tout élu ? Défendre l’intérêt général avant les intérêts partisans ? Voter en conscience plutôt que selon la consigne du parti ?

 

 

 

8 ans plus tard, Jean Michel Thénard a enfin raison (3/3)

Nouvel interview du Maire dans le Dauphiné en 2001.

article du Dauphine Libere fevrier 2001.pdf

« Certes, justifie par avance le candidat, les cinq élus dont nous disposons ont vote 80% à 90% des délibérations proposées par le Maire. Mais c’est parce que nous n’avions rien à redire sur la gestion courante. » Le taux de délibération de gestion courante est maintenant de 95%.

« En tête du peloton des critiques deux domaines ultra sensibles a Saint Julien : la circulation et la pression immobilière ». Depuis qu’il a énoncé ces critiques Jean Michel Thénard n’a pas pris d'initiative significative pour améliorer la circulation. Depuis son élection en 2001 plus de 1000 logements ont été construit dans la commune. Ces critiques restent pertinentes au sujet de la municipalité actuelle.

« Notre idée à nous passe par la réalisation d’un échangeur autoroutier à Viry… Seulement voila, pour l’obtenir il faudrait un soutien fort de la communauté de communes, et pour l’heure Saint Julien ne s’est pas mis en pointe dans ce dossier ». L’échangeur autoroutier de Viry n’est toujours pas réalisé… et les élus de Saint Julien sont à peine plus présents à la communauté de communes que lors du dernier mandat.

Au delà de l'aspect comique de ces critiques de Jean Michel Thénard qui pourrait lui être retournée en totalité, il y a une question qui me fascine. Comment un élu peut il à ce point perdre de vue les raisons de son engagement initial ? Que peut-on faire pour éviter de tomber dans de tels travers ?

Je pense qu'il y a plusieurs réponses à cela :

1) garder un contact régulier de dialogue avec la population de manière large, c'est le rôle des comptes rendus de mandat et des réunions publiques thématiques que je propose- cela permet de veiller à ne pas être seulement au service d'un entourage qui représente un dixième de la ville tout au plus-,

2) ne pas se laisser noyer par les contraintes administratives, juridiques et réglementaires en fixant un cap et des priorités (les nôtres sont l'accueil de la petite enfance, la circulation, le cadre de vie et le commerce),

3) bien définir la limite bien précise entre le rôle de l'élu qui décide des orientations politiques prioritaires de la commune et le rôle de l'administration qui exécute en fonction des contraintes budgétaires et réglementaires, afin que l'action de la commune soit réellement déterminée par la volonté des habitants et pas par des contraintes externes.

All the posts