09/09/2009

La politique économique Genevoise : fiscale plus que sociale

La politique économique Genevoise consiste à faire venir des multinationales grâce a des conditions fiscales dérogatoires que le canton n’offre pas à ses propres entreprises. Cette politique a pour conséquence d’augmenter les ressources fiscales suisses par la TVA, l’impôts sur le revenu et un peu d’impôts sur les sociétés quand même.

 

Cette politique a aussi pour conséquence de faire venir à Genève les personnes qui occupent actuellement ces emplois. Ces personnes emménagent dans des logements toujours plus rares à Genève. Ils font monter les prix de l’immobilier ce qui pénalise le pouvoir d’achat de tous les habitants du Genevois franco suisse. Ils utilisent l’infrastructure publique : routes, transports en commun, hôpitaux, crèches et écoles. Leur présence nécessite de renforcer ces équipements et entraine des dépenses publiques additionnelles.

 

Il est très difficile de savoir si ces recettes fiscales additionnelles compensent les dépenses publiques nécessaires pour l’accueil de cette population nouvelle. J’ai quelques doutes sur la pertinence financière de cette politique. Je n'ai en revanche aucun doute sur le fait que cette politique économique est nuisible pour le Genevois franco suisse.

 

Pour nous autres humanistes démocrates, l’objectif d’une politique économique n’est pas de faire venir des rentrées fiscales supplémentaires mais bien de créer des emplois pour ceux qui n’en ont pas.

 

Une telle politique économique aurait pour objectif de créer des emplois pour les seniors et les jeunes sans emplois du Genevois franco suisse. Pas forcement des emplois de cadre sup, mais des emplois tout court. Une telle politique mettrait en place des formations qui permettent aux personnes sans emploi d’acquérir les compétences nécessaires pour occuper les emplois qui ne trouvent pas preneur. Une telle politique viserait à faire du Genevois franco suisse un terreau fertile pour les petites et moyennes entreprises locales plutôt que d’offrir des conditions dérogatoires à des multinationales qui partiront.

 

Une telle politique qui consisterait à créer des emplois plutôt que de les importer aurait plusieurs avantages :

1)      elle réduirait les couts sociaux pour le canton en réduisant le nombre de chômeurs et les coûts publics induits en termes de délinquance,

2)      elle réduirait le flux migratoire qui accentue la pression sur l’immobilier du Genevois franco suisse et sur les infrastructures publiques.

 

Une telle politique aurait le mérite d’être durable. Elle ne menacerait pas les relations bilatérales avec les principaux partenaires commerciaux de la Suisse. Elle se fonderait sur des entreprises du Genevois franco suisse durablement implantées localement plutôt que sur des multinationales volages.

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