17/08/2009

Les embouteillages coûtent 563 millions de francs suisses par an à Genève

L'urgence de réaliser des transports en commun rapide et efficace à Genève est une question de qualité de vie. Nous devons cesser de nous enfermer dans une agglomération dans laquelle nous pouvons circuler chaque jour un peu moins. Nous devons préserver la qualité de vie qui est l'atout incomparable de Genève.

Chaque année 3000 Genevois doivent quitter le canton pour se loger. Chaque année un peu plus de frontalier doivent aller à Genève pour travailler. Ensemble nous augmentons chaque année les distances domiciles travail qui paralysent toute l'agglomération.

L'absence de transports en commun régionaux péjore notre qualité de vie. Détruit l'environnement.

Mais cette absence de transport en commun a aussi un coût économique. Les opposants au CEVA agite un chiffre à faire peur les plus serein des Genevois : Ils doublent le coût réel du CEVA, et font semblant de croire que l'intégralité sera à la charge des Genevois. Un gros 2 milliards ridicule mais qui fait peur.

Il serait pourtant intéressant de chiffrer le coût de la non réalisation du CEVA.

Depuis 5 ans, le temps moyen domicile travail à considérablement augmenté. Estimons cette augmentation à seulement 5 minutes par trajet. Soit 10 minutes par jour. Cela représente 2,1% de la journée de travail d'un actif. C'est donc 2,1% de croissance économique en moins en temps de loisir ou en temps de travail.

2,1% de temps en plus dans les transports c'est un coût direct pour l'économie Genevoise de 563 millions de francs suisses par an. Améliorer la circulation grâce à des transports en commun serait un gain annuel de 563 millions de francs suisses. En considérant qu'une infrastructure de transport en commun peu s'amortir sur 25 ans, Genève peut sans hésitation consacrer un budget de 14 milliards de Francs suisses (563 millions x 25 ans) pour parvenir à ces 10 minutes d'économie et s'y retrouver financièrement. Réduisons ce chiffre de moitié à 7 milliards pour être conservateur et ne retenir qu'une part publique de ce PNB retrouvé.

Ce calcul se fonde uniquement sur le temps perdu par les employés actuels des entreprises actuelles. Il ne prend pas en compte les nouvelles activités économiques qui pourraient être créées et qui elles aussi générerait du PNB et des revenus fiscaux. Ce calcul est purement et stupidement économique, il ne prend pas en compte les effets sur la qualité de vie des habitants de Genève qui retrouverait 10 minutes de vie par jour. Ce calcul ne prend pas non plus en compte le fait que les transports en commun favoriser la construction de logement le long des axes de transport ce qui préserverait les terres agricoles de la campagne genevoise d'un urbanisme galopant.

Oui le CEVA est cher. Mais il est payé d'avance par les plus d'un milliard d'impôts cantonaux versés par les frontaliers chaque année. Mais surtout le CEVA est beaucoup moins cher que de ne pas le faire.

Commentaires

Excellents calculs, chers Antoine. Il est bon que quelqu'un les fasse

Écrit par : Philippe Souaille | 17/08/2009

Vous voulez dire péjore; pas pérore.

Écrit par : Rémi Mogenet | 17/08/2009

Merci pour la correction. Jolie erreur !

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 17/08/2009

" Les embouteillages coûtent 563 millions de francs suisses par an à Genève "

Bien d'accord avec vous Antoine, mais pourquoi préciser : "francs suisse" ???

Auriez-vous peur que l'on confonde ici à Genève, avec le "franc CFA" ???

http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA

Ou est-ce plutôt la difficulté de faire votre deuil du "Franc français" ???

;-)

Amicalement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 17/08/2009

Mais vous dites vraiment n'importe-quoi ! Votre joli calcul théorique est à jeter en entier à la poubelle si l'on considère le fait que le CEVA, tel qu'il est conçu ne sera d'aucune utilité aux Genevois !
Il s'agit d'un tracé ferroviaire dont les arrêts sont éloignés les uns des autres, de plus inexistants en centre-ville et qui oblige à se rendre aux Eaux-vives pour aller à l'hôpital ou au Bachet-de-Pesay... C'est en fait la traduction d'un engagement de la Confédération datant du début du 20e siècle, à vocation de développement du trafic international, à une époque où le transport ferroviaire était prépondérant...
Dites moi donc quel frontalier, au bénéfice de sa place de parc près de son lieu de travail, va accepter de laisser son véhicule à Annemasse ou aux Eaux-Vives, après avoir cherché une place de parc, pour faire un transport en train qui nécessitera probablement encore un trajet en bus une fois à Genève ???
Où est le gain de temps, et où voyez vous un gain intéressant concernant le trafic urbain ??? De par sa structure, ce mode de transport n'intéressera que très peu de citoyens genevois... C'est une foutaise d'avancer des chiffres ainsi sans aucune étude un tant soit peu sérieuse, et votre démarche relève de la malhonnêteté pure et politicarde !

Écrit par : diafoirus alias Patrick Susz | 17/08/2009

Monsieur Diafoirus, veillez appliquer à vous-mêmes les critères de malhonnêteté.
1 Les usagers des transports publics ont l'habitude de chager de convoi en cours de trajet. Il est rare de trouver une ligne de transport qui nous conduit du seuil de domicile à celui du lieu de travail. Les Parisiens ou les Zürichois savent changer de ligne, pourquoi pas le Genevois et les frontaliers.
2 Lorsqu'un frontalier d'Habère-Poche se rendra compte qu'il est plus rapide de poser sa voiture au P+R de Machilly pour se rendre aux Acacias (peut-être avec correspondance à Annemasse) plutôt que de s'emm... dans les bouchons, il ne sera pas plus bête qu'un Genevois: il changera ses habitudes.

Écrit par : Pieds-sur-terre | 17/08/2009

Alors ça vous me permettrez d'en douter... Less P+R existent déjà, ils sont délaissés... Pourquoi ??
Et si le temps de tranfert est au-mieux identique, quel avantage de s'emm... comme vous le dites si bien, dans un train et 2 bus, par rapport à s'emm dans sa voiture ??? Chaque changement de transport rallonge le temps de transport de manière évidente...
Et ça ne répond en rien concernant l'étude d'impact sur le trafic urbain et l'inutilité opérante d'un point de vue transport local...
Alors oui, balancer des chiffres sans aucune étude ni preuve, c'est un procédé intellectuellement malhonnête !

Écrit par : diafoirus alias Patrick Susz | 17/08/2009

@ Diafoirus alias Patrick Susz

Les P+R seraient selon vous delaisses ? Habitez vous a Geneve ? Par ailleurs je ne comprends plus tres bien votre argumentation puisque l'un des arguments des opposants serait qu'il n'y aurait pas de parking a Annemasse pour changer de mode de transport, le barreau sud suppose des changements de mode de transport (si c'etait un projet).. et vous dites maintenant qu'un parking ne changerait rien. Bref, si on en croit votre argumentation il ne faut absolument rien faire pour eviter les embouteillages parce qu'il n'y a pas de solutions possibles.. personne n'utilisera jamais les transports en commun.. .et allons tous nous suicider... puisque de toute facon nous sommes condamnes a vivre dans les embouteillages a vie.

Quelque soit votre etat depressif sur la situation du transport a Geneve, j'aimerai vous encourager a prendre a nouveau espoir. Ce n'est pas un hasard si les tres tres rare transports en commun tranfrontaliers sont bondes. Si les P+R tranfrontaliers sont bondes aussi. Pourquoi est-ce que les frontaliers (francais et suisses) utilisent deja les transports en commun et les utiliseront encore plus lorsque le CEVA sera termine : tout simplement parce que c'est beaucoup plus rapide que de rester dans des embouteillages (meme lorsqu'il faut changer ca reste plus rapide), et c'est moins cher. Tout le monde n'a pas une place de parking pres de son lieu de travail. Les places de parkings sont de plus en plus cheres et de moins en moins nombreuses. Certains de mes collegues passent une demi heure par jour pour se garer pres de leur lieu de travail. Ils utiliseraient tres volontiers des modes de transport en commun transfrontaliers s'il y en avait. La realite c'est qu'il n'y en a pas. Le resultat c'est que 25% des personnes qui resident dans le canton de Vaud et travaillent a Geneve viennent en transport en commun.. mais seulement 4% des personnes qui resident en France. Parce qu'il n'y a guere que trois ou quatre lignes de bus transfrontalieres pour transporter 40 000 personnes !!!!!!! Nous avons deja 30 ans de retard... les recours contre le CEVA vont faire perdre encore une a deux annees si elles n'aboutissent pas.. et 30 ans si elles aboutissent.

Pour qu'il y ait beaucoup d'usager il faut que le mode de transport soit rapide. IL faut donc qu'il n'y ait pas trop d'arrets partout mais quelques arrets bien choisis en des lieux d'echanges. C'est le cas de chacune des stations proposees par le CEVA. Annemasse offre la connexion avec le reseau francais (bus de l'agglo et train en provenance de la valee de l'arve et de Thonon Evian). Eaux Vive raccorde au tram et a de nombreuses lignes de bus. Champel a l'Hopital. Bachet a une autre ligne de tram (et a Saint Julien par la ligne D). Pont Rouge au train et au tram. Cornavin au reste de la Suisse. Plus d'arret ce serait condamner le CEVA a la lenteur... et a perdre des usagers.

Au sujet du frontalier d'Habere Poche... vous avez raison. Le CEVA n'est pas appropies pour le frontalier d'Habere Poche.. mais il y a deja plus de 15000 frontaliers dans l'agglomeration d'Annemasse, plusieurs milliers de plus a Thonon (au fait les lignes de train en provenance de Thonon sont elles aussi remplies a craquer). 10 000 voitures en moins, c'est environ 40 000 metre carres d'espaces publics liberes sur les routes du canton !!!!!... voila qui ameliorera la liberte de circuler de tous les Genevois. Il y a en effet plus de frontaliers a Annemasse qu'a Habere Poche !

Pour ce qui est de l'impot paye par les frontaliers au canton vous estimez que c'est normal. Sachez que le canton de Geneve est le seul canton qui preleve a la source des impots a ses frontaliers. Dans tous les autres cantons a commencer par le canton de Vaud, les frontaliers paient leurs impots dans leur pays de residence. C'est la norme internationale. Le cas Genevois est l'exception. Maintenir cette exception suppose que le canton de Geneve prenne a sa charge des services publics destines aussi aux frontaliers.. a commencer par les transports en commun. Faute de quoi, fort des conventions internationales et des habitudes en la matiere (y compris en Suisse), le ministere des finances sera en position de taxer les frontaliers (francais et suisses) sur leur lieu de residence ou ils utilisent les ecoles, les hopitaux et les routes.

Pour ce qui est de la cooperation transfrontaliere, il serait illusoire de penser que la collaboration transfrontaliere pourrait se poursuivre sur un hypothetique barreau sud. Les elus francais ont consacre enormement de temps au projet CEVA tant pour son elaboration que pour trouver des solutions de financement de la partie francaise. Vous aurez beaucoup de mal a les motiver a tout recommencer apres avoir tout detruit.. simplement pour la convenance personnelle de quelques habitants de Champel suffisament fortunes pour innonder les boites et les journaux d'argumentaires trompeurs et fausses.

Cordialement

Écrit par : Antoine Vielliard | 17/08/2009

Si les frontaliers payent un milliard par année d'impôts à Genève, ils ne payeraient rien s'ils n'avaient pas de boulot en France ! C'est normal de payer des impôts dans le pays qui vous donne du boulot et vous permet de nourrir dignement votre famille, construire une maison et changerr de bagnole régulièrement ! Un peu de reconnaissance serait bienvenu mais, hélas, il ne faut pas rêver !

Écrit par : octave vairgebel | 18/08/2009

Oui, j'habite Genève... un quartier populaire près de la gare. Et non, je ne suis pas un opposant... juste un citoyen qui essaie de réfléchir avant de poser son bulletin dans l'urne...non je ne suis pas dépressif, je m'interroge simplement sur la validité d'un projet politique.. Vous ne comprenez toujours pas comment fonctionnent les institutions en Suisse... Votre réponse est très intéressante, elle souligne avec un certain réalisme, qu'effectivement les transports en commun sont très largement sous-développés dans toute la région Haute-savoyarde et en Ain de et vers Genève, c'est un fait !
Mais justement... vous qui semblez politiquement actif en Haute-Savoie, ou en voie de le devenir, pourquoi ne cherchez-vous pas le moyen d'activer Paris afin que l'on vous désenclave de ce déficit de transports en commun ?
En ce qui concerne l'imposition à la source des travailleurs frontaliers, il n'y a pas "d'exception" genevoise ! Je vous rappelle que chaque Etat est maitre de sa propre fiscalité et en l'occurence d'un Etat confédéral, Genève est libre, dans le respect des lois fédérales d'organiser sa fiscalité comme bon lui semble. Et quand vous parlez d'avantages en terme de service public liés à cette imposition, il me semble normal que l'investissement en service public serve en priorité les habitants et citoyens de l'Etat concerné... C'est une partie du problème : le tracé urbain du CEVA que vous voyez comme positif, n'intéressera pas le transfert urbain et interurbain des genevois, raison pour laquelle beaucoup de mes concitoyens ont l'impression assez forte qu'ils vont financer un projet destiné aux citoyens de notre grand voisin... Et j'ai un peu de peine à leur donner tout-à-fait tort !
Et tant-pis si les français ont de la peine à se faire à notre mode de fonctionnement politique, c'est un autre problème ! Un oui au référendum, encore une fois ne fermerait pas la porte à une collaboration ou au développement d'un projet intelligent. Certes, il le retarderait... et alors ??
Je note au passage, que vous ne répondez pas sur le fait que le CEVA dlaisse totalement la rive droite et qu'aucune liaison avec l'Aéroport de Genève... ce qui intéresserait pourtant avec raison bon nombre de vos concitoyens...

Écrit par : diafoirus alias Patrick Susz | 18/08/2009

Payer encore plus d'impôts pour améliorer le transport des frontaliers qui nous piquent notre travail ?

C'est vraiment prendre les genevois pour des idiots !

Non au CEVA, c'est clair.

Écrit par : Fleurd'huile | 18/08/2009

@ P.Susz
Je me permet de revenir sur le tracé urbain du CEVA. C'est justement tout son avantage et la raison pour laquelle le transfert urbain et périubrain est intéressant.
Le RER pourra traverser la ville de la rive gauche à la rive droite, en desservant des quartiers densément peuplés et en plein développement (PAV, EV, etc.), tout en connectant l'extérieur de l'agglomération. On verra des liaisons aussi différentes que Sécheron-Eaux-Vives, Cornavin-Chêne-Bourg, Nyon-Annemasse ou Coppet-Evian, sans rupture de charges.
En parallèle, des liaisons plus grandes lignes type Lausanne-Annecy sont possibles. En une infrastructure on met en place un RER de 40 gares et des liaisons régionales ou internationales. Et là, on intéresse bien plus de monde que les seuls frontaliers. Les gares, bien connectés en TP (bus, tram, +mobilité douce et P+R) deviennent de réels pôles d'échanges pour une desserte plus fine.
Personnellement, j'habite les Eaux-Vives, je bosse à Renens: le pied. Et il y a mille cas de figure: Chêne-Coppet, La Roche-La Praille, ou Evian-Eaux-Vives. Je pense cette agglomération comme un tout, et actuellement on ne peut s'y déplacer correctement.
Concernant l'aéroport, relevons simplement qu'il y a actuellement un train toutes les 20 minutes, en 6 minutes vous y êtes. Il suffira depuis Evian un changement à Cornavin (1h de trajet). Je vous l'accorde un train direct serait mieux: mais les voies sont là, lorsque le RER sera en place, il sera aisé de faire passer 1 train sur 2 ou sur 3 directement de La Praille à l'Aéroport ou vers Satigny et Bellegarde.
Ce qui est fondamental c'est que nous mettions sur pied une OFFRE attrayante et efficace, le CEVA le permet. Ensuite, ce RER pourra être développé et il le faudra, c'est un projet évolutif. On devra s'atteler à la boucle de l'aéroport, à la troisième voie, etc.
Nous n'avons actuellement AUCUNE alternative et il nous faut opter pour un projet qui va de l'avant. Nous ne pouvons pas refuser un projet et disant qu'il devrait y en avoir un meilleur, etc, etc.

Cordialement

Écrit par : Nico | 18/08/2009

@ Octave Vairgebel,

La question du jour n'est pas de savoir si les entreprises doivent etre reconnaissante de la contribution des uns ou les uns reconnaissnts de l'emploi qu'ils ont. La question est de savoir comment les Genevois francais et suisse preserver leur qualite de vie ensemble : en construisant a Geneve plus de logements proche de lieux de travail pour reduire l'exode des genevois, en creant plus d'emploi cote francais pour reduire la dependance economique. En acceptant aussi le fait qu'a Geneve comme dans toutes les agglomerations du monde, comme a Lausanne aussi, il y a forcement une interdependance entre le centre et la peripherie. Il est surtout question de savoir comment on arrete de s'enterrer tous ensemble dans des embouteillages qui paralysent le Genevois... parce que ces querelles de chappelle ont empeche de batir un reseau de transport regional pertinent pour la population.

@ Diafoirus,

Pour l'imposition, vous avez raison. Chaque etat est libre. La Republique francaise pourrait en toute souverainete denoncer la convention fiscale avec le canton de Geneve, et imposer sur le lieu d'habitation... comme le fait Geneve avec les personnes qui travaillent a Lausanne ou en France par exemple. Personne ne le souhaite dans le Genevois. Paris pourrait prendre en charge effectivement ces deplacements.. mais Paris prendrait aussi le milliard d'impot correspondant. Il y a une exception Genevoise.. puisque c'est le seul canton de Suisse a pratiquer le prelevement a la source des travailleurs frontaliers et a en garder 80%. La reconnaissance est reelle et reciproque : emploi et contribution a l'economie. Il est la simplement question d'impots et d'investissement publics. La regle generale dans les conventions de double imposition c'est qu'on paie des impots la ou on reside.. parce que c'est la qu'on va a l'hopital, qu'on va a l'ecole, qu'on utilise l'ensemble des services publiques que ces impots permettent de financer.

Par ailleurs, les beneficaires des transports en commun ne sont pas seulement les personnes qui travaillent et utilisent ces transports. C'est aussi un avantage pour les entreprises qui ont acces a plus de collaborateurs potentiels, c'est un avantage pour les genevois qui peuvent se deplacer rapidement (le traffic est aussi important dans un sens que dans l'autre).. .mais c'est surtout un avantage pour l'ensemble des habitants du canton qui pourrait retrouver un peu de liberte de circulation par les milliers de voitures en moins qui utiliseraient les routes.

Les Genevois n'ont rien a financer. Ce projet se finance de lui meme en reduisant des embouteillages qui nuisent a l'economie et reduisent les rentrees fiscales. Les Genevois n'auront rien a financer.. puisque l'avance est deja faite en terme d'impots.

Un succes au referendum serait une violente claque a la cooperation transfrontaliere. Il peut y avoir tous les debats necesaires a la democratie directe. Il peut y avoir toute la consultation possible necessaire la methode Genevoise. En revanche, l'opposition systematique genevoise rendrait impossible toute cooperation transfrontaliere. Le pseudo contre projet.. n'est pas un projet transfrontalier.. ce serait un diktat qui serait refuse. Le CEVA est le seul projet qui est porte par des elus francais et suisses. Les alternatives ne sont pas des projets et ils ne sont pas transfrontaliers.

Un retard ne serait pas grave estimez vous ? Bien au contraire. La situation de la circulation empire chaque jour. La population dans le canton de Geneve augmente de 12 personnes par jour. Sans doute une quarantaine dans l'ensemble de la region. Environ 20 voitures de plus par jour... sur un meme espace public. L'engorgement est la. Il va empirer de jour en jour jusqu'a la fin des travaux du CEVA. Les 15 a 20 ans de retard que prendrait un autre projet.. serait suffisant pour etouffer definitivement Geneve et la conduire au declin.

@ Fleur d'huile :
IL n'est pas question d'impots supplementaires mais au contraire d'economiser l'argent perdu dans les embouteillages (environ un demi milliard chaque annee).. et de pereniser les recettes que le canton touche avec le milliard d'impots paye par les frontaliers chaque annee au canton avant que la France ne fasse comme le canton de Geneve (qui preleve des impots sur les Genevois qui travaillent dans d'autres canton).

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 18/08/2009

Non, Genève n'est pas le seul canton à prélever un impôt à la source à ses travailleurs frontaliers... Genève, Zürich et Argovie le prélèvent systématiquement, TOUS les cantons le prélèvent si vous domiciliez en Suisse la semaine et retournez en France le WE, les indépendants des cantons de Bâle ville, Bâle campagne, Berne, Genève, Jura, Neuchâtel, Soleure, Valais, Vaud, sont tous prélevés systématiquement. Votre information est inexacte, et vous constaterez qu'il n'y a pas d'exception genevoise ! Bien entendu qu'il y a peu de hauts-savoyards et de citoyens de l'Ain ( comment les appelle-ton, dailleurs ? ) qui voudraient payer leurs impôts sur le revenu en France... le montant de l'ardoise n'est pas tout-à-fait le même... Bien-sûr que l'Etat français pourrait dénoncer les conventions fiscales... il ne le fait pas; est-ce à interpréter comme un cadeau aux Suisses ou comme un gentlemen agreement permettant à Paris de s'alléger des prestations de service public des zones frontalières ? et vous oubliez un peu lestement que bon nombre d'infrastructures locales à Genève sont aussi utiles à la région au sens large... ( Hôpital, aéroport, service du feu,entre-autres... ) Les impôts des travailleurs en Suisse servent aussi à financer ces infrastructures...
Je suis beaucoup plus sensible aux arguments de Nico relatifs au développement futur et des interconnections qui en découleraient et alors d'un réel impact sur la mobilité et l'utilisation des transports intelligents sur l'agglomération et ses environs. Mais ce qu'il faut alors dire aux genevois, c'est que l'investissement prévisible ne s'arrêtera pas aux budgets discutés à propos du CEVA et qu'il faudra, sur le moyen terme multiplier cet investissement par un facteur pas trop clair...

Écrit par : diafoirus alias Patrick Susz | 18/08/2009

Non, Genève n'est pas le seul canton à prélever un impôt à la source à ses travailleurs frontaliers... Genève, Zürich et Argovie le prélèvent systématiquement, TOUS les cantons le prélèvent si vous domiciliez en Suisse la semaine et retournez en France le WE, les indépendants des cantons de Bâle ville, Bâle campagne, Berne, Genève, Jura, Neuchâtel, Soleure, Valais, Vaud, sont tous prélevés systématiquement. Votre information est inexacte, et vous constaterez qu'il n'y a pas d'exception genevoise ! Bien entendu qu'il y a peu de hauts-savoyards et de citoyens de l'Ain ( comment les appelle-ton, dailleurs ? ) qui voudraient payer leurs impôts sur le revenu en France... le montant de l'ardoise n'est pas tout-à-fait le même... Bien-sûr que l'Etat français pourrait dénoncer les conventions fiscales... il ne le fait pas; est-ce à interpréter comme un cadeau aux Suisses ou comme un gentlemen agreement permettant à Paris de s'alléger des prestations de service public des zones frontalières ? et vous oubliez un peu lestement que bon nombre d'infrastructures locales à Genève sont aussi utiles à la région au sens large... ( Hôpital, aéroport, service du feu,entre-autres... ) Les impôts des travailleurs en Suisse servent aussi à financer ces infrastructures...
Je suis beaucoup plus sensible aux arguments de Nico relatifs au développement futur et des interconnections qui en découleraient et alors d'un réel impact sur la mobilité et l'utilisation des transports intelligents sur l'agglomération et ses environs. Mais ce qu'il faut alors dire aux genevois, c'est que l'investissement prévisible ne s'arrêtera pas aux budgets discutés à propos du CEVA et qu'il faudra, sur le moyen terme multiplier cet investissement par un facteur pas trop clair...

Écrit par : diafoirus alias Patrick Susz | 18/08/2009

@ Diafoirus,

Merci pour cette precision qui confirme que le cas de Geneve est relativement exceptionnel : seulement 3 cantons sur 23, le cas particulier du frontalier residant, et les independants. Cela en fait bien l'exception plutot que la norme. Oui il y a une partie d'infrastructures publiques utilisees sur le lieu de travail c'est la raison pour laquelle la France retrocede une partie des impots au canton de Vaud.

Il est evident qu'il ne s'agit que d'une etape. L'enjeu des transports en commun est un enjeu crucial pour le Genevois franco suisse.

Il y a aussi beaucoup d'autres investissements qui seront necessaires et qui ne sont pas trop clairs : des ecoles, une nouvelle piste d'atterissage a l'aeroport, plus de lits d'hopitaux, une vrai salle de spectacle, une universite internationale, une ecole des metiers de la sante, une formation universitaire des metiers de la banque privee. Mais dans aucun autre domaine Geneve n'a accumule autant de retard que dans le domaine des transports en commun regionaux.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 18/08/2009

Quelle rigolade, vous parlez des transports régionaux publics alors qu'a part Genève (Suisse) rien n'est fait côté Sarkozie ! Soit vous avez de l'humour, soit vous vous foutez de la gueule des genevois !

Écrit par : octave vairgebel | 18/08/2009

@ P.Susz

Il me semble qu'il faut préciser un point. Le CEVA et le RER qu'il rendra possible sont un début nécessaire: pour créer un réseau cohérent de développement des TP dans une région de 800'000 habitants. Cela veut dire une offre efficace et dynamique.
Mais le monde des transports est toujours en mouvement (normal) et c'est le rôle de l'Etat de planifier ce développement. Le RER existe par exemple entre Coppet et Pont-Rouge, et entre Cornavin et La Plaine. Le CEVA permet son extension à toute la rive gauche et à la France. Ensuite, on pourra continuer, boucler à la boucle de l'aéroport par exemple: ce sont des projets futurs et complémentaires.
A Berlin, le RER (S-Bahn) est en perpétuelle évolution car la mobilité s'accroit, à Bâle également.
Le CEVA a reçu le financement de Berne car il s'inscrit dans un développement régional et permet la mise en place d'un vrai RER. Le CEVA est un maillon de ce RER, nous aurons un réseau de Coppet à Bellegarde, Annecy et Evian!

Un bon lien pour illustrer cela:
http://urbanites.rsr.ch/blog/ceva-le-film/

Écrit par : Nico | 18/08/2009

Bonjour Octave Vairgebel,

La Haute Savoie, la region Rhone Alpes et l'Etat francais ont chacun etudie le dossier du CEVA. Ils l'ont juge tellement prioritaire et pertinent qu'ils ont chacun accepte de le financer - malgre leurs contraintes financieres importantes, qui feraient passe l'endettement du canton de Geneve pour une partie de rigolade. La partie de la tranche 1 qui est en France est financee par la France. Les tranches suivantes seront principalement en France et necessiteront des investissements Francais.

La region Rhone Alpes a beaucoup investit dans les trains en provenance du Chablais. Elle a cadence ces trains. Ces trains sont pourtant deja pleins.

Le departement a reduit et a terme supprimera les subventions des abonnements de l'autoroute afin de financer plus de transports en commun et moins de voitures individuelles. Vous avez du voir les cars rouges Geneve/Annecy circuler.

La communaute de communes du Genevois a remis sur le marche la Ligne D. Toutes les options correspondent a une augmentation de l'offre de la ligne D. L'une des options s'approche d'un haut niveau de service. C'est un investissement important pour une communaute de communes.. qui elle ne touche pas 1 milliards d'impots des travailleurs frontaliers.. et dont les recettes fiscales sont reduites par l'absence d'entreprises.

Vous ne semblez pas etre bien au courant de tous les investissements qui sont realises pour les transports en commun regionaux cote francais. Ils sont clairement insuffisant compare a l'enjeu de la preservation de notre qualite de vie. Ils sont modeste compare au retard accumule (la Haute Savoie est encore le departement qui compte le plus de voitures par habitants)... mais ils sont importants et vont dans la bonne direction.

C'est par ce type d'investissement que nous pourrons a nouveau circuler, et reduire les embouteillages qui nous paralysent tous.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 18/08/2009

A vous lire, c'est dytirambique ! Je ne vois pourtant pas de proposition pour la ligne du Tonkin ! Serat-ce négligeable ? La ligne D ? Demandez à un député socialiste genevois, M. Roger Deneys, ce qu'il pense de cette ligne ! C'est édifiant !

Écrit par : octave vairgebel | 18/08/2009

@ Octave Vairgebel :

Le departement de Haute Savoie, la region Rhone Alpes et l'Etat francais ont chacun evalue le projet CEVA. Tous ont estime que le projet etait suffisament pertinent et urgent pour etre finance malgre leurs contraintes budgetaires respectives. La France finance deja toute la partie francaise du CEVA sur cette premiere tranche (elle ne financera pas la chimere que les opposants presentent comme un contre projet). La France en financera principalement les tranches suivantes qui seront essentiellement en territoire francais.

La region Rhone Alpes a developpe le reseau de train regionaux notamment en provenance du Chablais. Elle a mis en place un cadencement qui est un investissement lourd. Ces investissements sont considerables.. ils sont encore largement insuffisants en raison des 30 annees de retard accumulees. Les trains sont deja plein. La region doit poursuivre ces investissements.

Le departement de Haute Savoie a reduit et supprimera bientot les subventions aux abonnements sur l'autoroute. Il a investit dans des lignes de car express.. notamment entre Annecy et Geneve. Vous avez du voir ces cars rouges circuler depuis plusieurs mois.

L'agglomeration d'Annemasse developpe un reseau de bus sur l'ensemble de l'agglomeration Annemassienne. Ces bus desservent la gare d'Annemasse. Ce reseau sera beaucoup plus developpe lorsque le CEVA sera termine.. et continuera ensuite de se developper.

La communaute de communes du Genevois a lance un appel d'offre sur la Ligne D dans le cadre du groupement franco suisse des transports tranfrontaliers (GLCT). Le cahier des charges suppose une amelioration considerable de l'offre de transport (la ligne D est deja saturee sur certains segments a certaines heures, les parkings de Saint Julien presque complets). L'une des options demandee correspond a un haut niveau de service. Dans tous les cas ce sera un investissement considerable pour une communaute de communes qui elle ne beneficie pas du milliard d'impots paye par les frontaliers au canton de Geneve.

Au total, on ne rattrapera pas ces 30 annees de retard en un clin d'oeil. Mais les investissements sont considerables. Ils se poursuivront si ces efforts sont partages de part et d'autres de la frontiere.

Cordialement,

Antoine Vielliard

PS : au fait la France n'est pas necessairement Sarkozyste. La Haute Savoie est dirigee par des conseillers generaux non inscrits en majorite. La region Rhone Alpes est dirigee par le PS. La communaute de communes du Genevois et l'agglo d'Annemasse sont dirigees par des coalitions heteroclite sous des presidences de centre gauche.

Écrit par : Antoine Vielliard | 18/08/2009

A Oscar Vairgebel
Je connais Antoine, c'est un monsieur rermatquable, juste un peu trop gentil avec des énergumènes de votre accabit, qui semblent foisonner dans ce canton.

"(...) C'est normal de payer des impôts dans le pays qui vous donne du boulot et vous permet de nourrir dignement votre famille, construire une maison et changerr de bagnole régulièrement"

Comme trop souvent, vous affirmer SANS SAVOIR : Genève est, à ma connaissance, le SEUL canton qui retient à la source les impôts des frontaliers. Dans TOUS lers autres cas, ils paient l'impôt sur leur lieu de résidence, qui en restitue une part au canton concerné! D'ailleurs, ceux qui résident en Vaud paient leurs impôts (MOINS!) dans le canton de Vaud, même s'ils travaillent à Genève...
Renseignez vous ailleurs qu'à un comptoir...

"Un peu de reconnaissance serait bienvenu mais, hélas, il ne faut pas rêver!"

Il est tout à fait possible, voire probable, que vous soyez (provisoirement) mieux payé que ce que vous valez, mais, en règle générale, les employés le sont parce que leur travail crée plus de richesse pour l'entreprise où il sont actifs qu'ils ne lui en coutent.
C'est donc l'entreprise qui, RECONNAISSANTE, leur attribue salaires ET primes.

Au fait, on est en plein dans les travaux sur la route des Jeunes, pour faciliter la...circulation de la ligne D.
D'où il découle que, ce qu'en pense Deneys, les autres édiles s'en tamponnent le coquillard.

Tout comme vous nous fatiguez, à sans cesse la ramener, TOUJOURS à coté de la plaque.

Écrit par : csny | 20/08/2009

Alors là on nous prend vraiment pour des c...! Un calcul qui sort comme un lapin d'un chapeau, et hop on nous dit que sans CEVA on va perdre des sous! On croit rêver!

Écrit par : Riro | 20/08/2009

Effectivement, sans certaines infrastructures on perd des sous.
Dans le cas du RER franco-genevois, pour plusieurs raisons:
1) Si on ne réalise pas le RER grâce à l'infrastructure du CEVA, on perd déjà les 600 millions de la Confédération: 600 millions d'investissements sur territoire genevois, et rien ne nous dit que les 400 millions du Canton seraient réinvestis rapidement. Donc 1 milliard pour les entreprises, l'économie genevoise mais une économie qui va se développer grâce au RER: des emplois aux CFF, aux TPG, dans les galeries marchandes, dans les nouvelles zones d'activité (Eaux-Vives, Chêne-Bourg, PAV), et dans la construction de logements. Sans l'infrastructure on perd déjà ça.
2) Mais en plus, une infrastructure permet des retombées importantes sur l'économie d'une région, car elle génère des activités mais elle en facilite d'autres du même coup. Regardez simplement les retombées de Palexpo ou de l'aéroport sur l'économie genevoise! Sans l'aéroport, pas de congrès, pas d'organisations internationales, moins de tourisme, sans compter ce que l'entreprise elle-même génère.
Cet exemple simplement pour montrer qu'effectivement, même sans faire de calculs complexes, on peut dire aisément que sans une infrastructure de qualité améliorant l'accessibilité de la région, le déplacement à l'intérieur de celle-ci, et l'argent que génère la construction de cette dernière et son fonctionnement sur 30, 50 ou 100 ans, on y perd.
Le RER et le CEVA sont des infrastructures qui ont un coût, dans leurs réalisation et leur exploitation, mais il faut penser au-delà, à long terme sur les retombées directes et indirectes. Si l'aéroport ou la ligne Genève-Lausanne ne fonctionnaient pas efficacement comme maintenant, je ne pense pas que Genève serait là où elle est actuellement. Et Bâle, grâce à son RER, passe devant en termes d'attractivité...

Cordialement

Écrit par : Eric | 20/08/2009

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