25/06/2009

Déficits publics de la honte à la fierté

Les déficits publics explosent. Chaque année le Gouvernement français compromet un peu plus l'avenir du pays et de ses habitants. Il le fait avec l'aval de députés et sénateurs soumis, passifs et dont le point de vue est corrompus par leurs intérêts personnels et leurs avantages particuliers.

Le déficit du budget de l'Etat s'élevait à 1100 euros par famille (environ) en 2007. Il s'élève aujourd'hui à 2200 euros par famille. 2200 euros supplémentaires qui viennent aggraver la dette publique.

2000 euros par an et par famille, c'est aussi le montant des intérêts que l'Etat français doit payer sur cette dette.

Soit nous ne remboursons pas cette dette... et nous renonçons pour longtemps à tout emprunts qui pourraient financer des investissments, à tout tout investissement étranger en France, à la stabilité monétaire, à la maîtrise du pouvoir d'achat pour entrer dans les phases troublées qu'on connu l'Argentine et le Brésil il y a quelques années. Soit nous remboursons une telle dette ce qui nous obligera à augmenter considérablement les impôts, à réduire considérablement le périmètre de l'Etat et le niveau des services publics de base. Ces déficits publics condamnent irrémédiablement l'Etat français.

L'Etat devra devenir beaucoup plus efficace. Les dépenses militaires nationales sont excessives et innefficaces tant qu'elles ne seront pas mieux coordonnées au niveau européen. Nous devons renoncer à avoir un réseau de consulats et d'ambassades parmi les plus développés du monde et mieux nous coordonner avec les ambassades des pays de l'Union. La décentralisation doit permettre de réduire certains services de l'Etat qui font doublon avec les collectivités territoriales. Il faudra s'attaquer aussi aux symboles d'un Etat qui vit dans le faste : Sénateurs et Députés doivent montrer l'exemple en réduisant leur nombre de moitié -ils en seront d'autant plus efficaces-. La simplification du mille feuille administratif doit permettre aussi de limiter les doublons d'administration (si cette modification n'est pas détournée à des fins électorales au seul service du Parti présidentiel).

Les niveaux d'impositions doivent évoluer avec la dépense. Il est innacceptable que les nouvelles dépenses - en particulier le plan de relance -ne soient supportées que par les classes moyennes en raison d'un bouclier fiscal qui en prémuni les contribuables les plus fortunés. Les niches fiscales doivent être supprimées pour simplifier la collecte de l'impôt, la rendre plus transparente et plus équitable.

Les taux d'impositions ne devront être réduit qu'après que la dette puis les dépenses soient elles mêmes réduites.

Ainsi seulement nous pourrons regarder les jeunes français dans les yeux avec la fierté de leur offrir un avenir correct.

Pendant la campagne des municipales, l'UMP dénonçait avec force et vigueur les déficits municipaux. Pourtant, rapporte aux nombres de familles ou aux ressources municipales, la dette municipale est dérisoire en comparaison de la dette de l'Etat. En toute logique, l'UMP de Saint Julien devrait dénoncer avec trois fois plus d'énergie les déficits publics nationaux. Ils ne le font pas. Leur vision de la politique d'un camp contre l'autre, leur interdit de dire ce qui est juste pour l'avenir de la France. Pour eux, l'intérêt partisan est supérieur à l'intérêt général du pays.

 

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