15/04/2009

Positions des candidats PS sur le traité constitutionnel européen

ue_referendum220.jpgAu cours de ces 20 dernières années l'économie s'est mondialisée. Cela a créé énormément de croissance et d'emplois dans le monde mais cela a aussi créé des déséquilibres et une dérégulation. Pendant que l'économie et la finance devenaient internationales, la politique elle restait nationale. C'est par des politiques continentales et internationales que la politique pourra à nouveau imposer sa loi aux marchés devenus mondiaux.

De la même manière lorsque la protection de l'environnement consistait uniquement à organiser le recyclage des déchets, on pouvait prendre les décisions au niveau municipale. Maintenant qu'il s'agit de réduire les gaz à effet de serre, nous avons besoin de décision continentales et internationales pour avoir un début d'efficacité.

Seule une Europe plus transparente, plus efficace et plus démocratique peut permettre de réguler les marchés et de protéger l'environnement. Les listes MODEM sont composées uniquement de personnes convaincus qu'il faut renforcer l'Europe notamment sur les questions fiscales, sociales et d'affaires étrangères.

En attendant l'annonce d'une liste UMP qui a du mal à se boucler, la liste PS elle montre désormais les contradictions de ses candidats en position éligibles :

Quelles positions défendrons les candidats socialistes au Parlement Européen ? Difficile de répondre à cette question lorsqu’on mesure la parité de cette liste entre ceux qui ont voté POUR le traité constitutionnel Européen et ceux qui ont voté CONTRE. La liste socialiste fédère des individus qui ne partagent pas les mêmes convictions mais seulement un intérêt électoral commun.

En Île de France la tête de liste socialiste Harlem Désir (n°1) a voté POUR le traité constitutionnel Euopéen. Pervenche Bérès (n°2) qui l’a négocié a d’abord appelé à voter POUR, puis a suivi la consigne de Laurent Fabius et a voté CONTRE. Benoit Hamon (n°3) a voté CONTRE.
 
Dans le Nord Ouest, Gilles Pargneau (n°1) était POUR, sa suivante de liste Estelle Grellier (n°2) était contre. Jolie parité.
 
Parité à nouveau dans l’Est : Catherine Trautmann (n°1) était POUR, Liem Hoang Ngoc (n°2) CONTRE, Aurélié Fillipetti (n°3) POUR.
 
Situation plus étonnante dans le Sud Est : Vincent Peillon (n°1) était CONTRE mais le regrette "notre non a été mal compris" s’explique t’il sur son blog. On ne trouve pas en ligne de position pour ses trois colistiers en position éligible : Sylvie Guillaume (n°2), Karim Zeribi (n°3) et Farida Boudaoud (n°4). Leur implication dans la campagne a été si réduite qu’internet n’en a gardé aucune trace. En 2005, l’Europe intéressait-elle ces candidats aux élections européennes de 2009 ?
 
Parité à nouveau dans le Sud Ouest : Kader Arif (n°1) était POUR, François Castex (n°2) était CONTRE.
 
Dans l’Ouest, Bernadette Vergneault (n°1) était POUR, comme Stéphane Le Foll (n°2) mais contrairement à Isabelle Thomas (n°3) qui était CONTRE.
 
Dans le Centre Henri Weber (n°1) était CONTRE.
 
On ne trouve en ligne pas le point de vue d’Ericka Bareigts tête de liste dans les DOM TOM.
 
Si les militants socialistes ont voté à la majorité de voter POUR le traité constitutionnel, la plupart des candidats pour lesquels ils feront campagne ont voté CONTRE. La préservation de ce syndicat électoral socialiste sans convictions communes a donné lieu à la création d’un nouveau concept de liste chabadabada. Il ne s’agit plus de la parité homme femme mais la parité POUR-CONTRE.
 
Les électeurs qui voteront pour une liste socialiste le 7 juin ne sauront pas si leur voix contribuera à élire un député qui a voté POUR ou CONTRE le traité constitutionnel Européen .
 
L’histoire de ces dernières années montre que le Parti Socialiste est favorable à l’Europe lorsqu’il est au pouvoir mais opposé à l’Europe lorsqu’il est dans l’opposition : il a proposé et appellé à voter POUR Maastricht en 1992, et a laissé sa minorité faire campagne CONTRE le traité constitutionnel européen en 2005. C’est exactement pour les mêmes raisons que le RPR et l’UMP ont laissé leur minorité faire campagne CONTRE Maastricht et ont fait campagne POUR le traité constitutionnel Européen.
 
La France a besoin de députés qui ont des convictions et qui ne font pas de l’enjeu de la construction Européenne un enjeu de politique partisane. Et qui sont activement présent dans les débats du Parlement Européen.

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