23/02/2009

Une Europe unie contre le secret bancaire des paradis fiscaux

La question du secret bancaire Suisse n'est pas seulement une question helvétique. La crise financière s'est propagée à tous les pays du monde. Les lois iniques des paradis fiscaux ont des conséquences dramatiques sur le reste du monde. Les Etats Européens se font voler des contributions fiscales par des ressortissants avec la complicité de la Suisse.

Dans le monde en crise d'aujourd'hui, il est inacceptable que ceux qui en ont les moyens puissent échapper au paiement de l'impôt avec la complicité d'Etats souverains. Tout le monde doit contribuer à mesure de ses moyens surtout ceux qui bénéficie matériellement le plus de la stabilité des Etats.

La concurrence des Etats est saine lorsqu'elle se fonde sur des règles équitables. Mais la Suisse ne peut pas d'un côté faire les deux tiers de son commerce extérieur avec des Etats et de l'autre être complice de ceux qui les fraudent.

Les Etats Unis sont de plus en plus fermes sur cette évasion fiscale. L'Europe qui est pourtant encore plus directement concernée aurait dû l'être avant. L'Europe a été incapable d'être ferme en premier car elle ne peut pas prendre de décision à la majorité. Elle a été soumise au véto du Luxembourg et de l'Angleterre sur ces questions.

L'Europe n'existe que lorsqu'elle peut décider sur la base de la majorité. C'est ce que nous autres centristes européens défendons depuis 50 ans.

Les dirigeants du PS et de l'UMP sont favorables à l'Europe seulement lorsque cela sert leurs intérêts partisans. Ils la défendent lorsqu'ils sont dans la majorité et s'y opposent lorsqu'ils sont dans l'opposition.

Si Fabius et Sarkozy n'avait pas été autant préoccupés de faire perdre Chirac, l'Europe aurait eu un traité constitutionnel Européen qui aurait aidé à prendre les décisions nécessaires pour mettre plus tôt un terme aux paradis fiscaux.

De notre côté nous continuerons de construire une Europe plus démocratique, plus transparente et plus efficace parce que la souveraineté du peuple doit pouvoir continuer d'imposer sa loi aux marchés globalisés.

Commentaires

Je suis d'accord avec vous, si vous prenez la Suisse pas comme une quantité négligeable. A savoir que nous ne faisons même pas parti du G20, la honte ! J'aimerais aussi apporter mon grain de sel au sujet de nos "sorcières":
La grenouille et le boeuf:
Dommage, mille fois dommage que Marcel Ospel et consorts n’aient pas fait favorite la lecture de Jean de La Fontaine. Ils auraient pu s’en inspirer – avant qu’il n’était trop tard - de la fable :
« In Grenoill’, ja plus lourd’ que la bogueuill’ d’inn,
Mais qu’était reconnue glorieuse, encouvit un béa jour
D’être grouss’ comme un Bu’ … ; le reste on connaît. En texte claire : « C’est bien beau de faire de *belles* manières, mais il ne faut pas péter plus haut que son derrière » !
De plus en plus de voix qui se lèvent, et non des moindres, pour que la mastodonte UBS scindent les activités de gestion de fortune et la banque d’investissement en deux et je me met aussi au diapason. Mais, arrêtez cette chasse aux sorcières, car si nous étions à leurs places, nous aurions très certainement aussi profité des œufs en or, qui se sont avérés par la suite pourris.
Restons sobres ! L’éthique voudrait qu’elles (les sorcières) renoncent aux bonus injustifiés et que la Suisse (pourquoi seulement nous ?) abandonne l’immoral ( ?) secret bancaire ! Alors, « bonjour les dégâts » !

Onex, le 23 février 2009 Bruno Mathis b.mathis@tele2.ch

Écrit par : Etoile de Neige | 23/02/2009

Mon cher Antoine, savez-vous que les Finances, notre seule source naturelle!) sont la 4e mamelle de la Vache hélvétique et tout le monde veut nous la couper (par jalousie?) (les 3 autres: l'agriculture: le bon lait suisse, les montres, industrie chimique: les médicaments bon marché). Pour préciser, nous n'avons ni colonies, ni ressources naturelles, alors vous voulez encore nous voler les capitaux des riches étrangers qui ont placé leurs "économies" péniblement accumulées (? !) en lieu sûr, au lieu de les planquer à Monaco et autres paradis fiscaux, car les taux d'imposition sont excessifs. A savoir que nos riches exportent également leur manne à l'étranger, j'en suis persuadé ! L'éthique et la justice n'est pas de ce monde pour toute le monde.

Écrit par : Etoile de Neige | 23/02/2009

La finance helvetique a de nombreux atouts a faire valoir : le savoir faire de ses banquiers prives (pas de ses banquiers d'affaires), les systemes informatiques, les portefeuilles de clientele, les relations avec les investisseurs institutionnels... etc...

La Suisse aujourd'hui n'a plus besoin du secret bancaire pour conforter la legitimite de ses banques. Il est temps que la Suisse adopte des lois qui soient plus respectueuse de ses partenaires, et plus respectueuse de la morale qui veut que tout le monde contribue equitablement aux impots.

L'Europe, comme premier partenaire commercial de la Suisse et de nombreux autres paradis fiscaux, doit mieux faire valoir ses droits en etant plus unie, plus transparente et plus efficace.

Amicalement

Antoine

Écrit par : Antoine Vielliard | 23/02/2009

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