10/02/2009

"et si Genève basculait dans le camp des Neinsager?"

"Et si Genève basculait dans le camp des Neinsager?" était le titre alarmiste de la Tribune de Genève trois jours avant les votations sur la confirmation et l'extension des accords bilatéraux. Facile à dire après coup, mais l'ampleur de la victoire du OUI avec trois cinquièmes des Genevois prouve à quel point le titre relevait plus de la propagande alarmiste que de l'information.

Il est intéressant de relire l'article a posteriori et de vérifier ligne après ligne ce qui relève du fait et ce qui relève du point de vue. Pour le bon fonctionnement de la société, il serait sage que les journalistes conservent leur crédibilité d'informateurs impartiaux et laissent les politiques qui le souhaitent se livrer aux points de vue subjectifs et partisans. Les citoyens savent décoder la valeur partisane des élus, beaucoup moins celle des journalistes.

Bien que favorable aux accords bilatéraux j'ai été assez sensibilisé à ces dérives manipulatrices des médias lors des élections présidentielles.

  • Les instituts de sondage qui faisait suivre chacune de leur étude en rappelant qu'il ne s'agissait que d'une photographie électorale instantanée et pas d'une prévision, ne faisaient pourtant que très peu d'études sur un deuxième tour Sarkozy/Bayrou. Chacun de ces sondages montraient que Bayrou était le seul candidat qui pouvait battre Sarkozy au second tour. En n'informant pas ou peu leurs lecteurs de cet état de fait les médias ont induit en erreur des électeurs qui ne voulaient pas de Sarkozy en les incitant à voter pour la candidate PS qui n'était pas en mesure de gagner au second tour.
  • A la dernière minute, des journaux et des instituts de sondage avait souligné le risque de voir Le Pen être au second tour des présidentielles de 2007. Il avait terminé 4ième mais cette manipulation a permis de mobiliser des électeurs de Ségolène Royal et de s'assurer de la victoire de Sarkozy au second tour.
  • Mais la palme de la manipulation revient à Jean Marie Colombani soutenu par Alain Minc qui publiaient le vendredi précédant le scrutin un éditorial selon lequel le vote pour François Bayrou était un vote anti-démocratique. Cette tribune en appelant à un deuxième tour Royal/Sarkozy contribuait en connaissance de cause à l'élection de Nicolas Sarkozy. Alain Minc est aujourd'hui conseiller du Président de la République et Jean Marie Colombani s'est vu confié une mission sur l'adoption par celui qu'il a contribué à faire élire. L'un et l'autre ont été ejectés de la rédaction du journal Le Monde.

Commentaires

Comme d'habitude, M. Veilliard prend un sujet au hasard ou presque et ramène ça à sa propagande personnelle. Quel est le rapport entre l'article de la TdG et Bayrou? Aucun, le principal est de parler de Bayrou. alors, je vais le faire pour vous : Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, Bayrou, etc.

C'est bon comme ça?

Écrit par : PAF le chien | 10/02/2009

Bonjour Paf le chien,

Je vous invite à lire toutes les notes précédentes depuis plusieurs mois et à refaire votre analyse. Vous observerez que votre commentaire n'est pas très pertinent. Il le sera de plus en plus au fur et à mesure que nous approcherons des élections Européennes qui seront décisives pour l'avenir de la France et l'Europe. J'y défendrai le point de vue des très nombreux électeurs qui estiment que nous avons besoin d'une Europe plus transparente, plus efficace et plus démocratique qui puisse imposer la souveraineté du peuple sur la mondialisation des affaires.

Cordialement,

Antoine Vielliard

PS : faites attention en traversant la route

Écrit par : Antoine Vielliard | 10/02/2009

Concernant les sondages, je n'avait pas vu ça sous cet angle, mais je pense que vous avez raison. Je suis moi-même persuadé que si M. Bayrou avait été au second tour, il aurait presque automatiquement été élu Président. Mais je pense que vous avez raison : le fait qu'on ait agité la menace Le Pen alors que son résultat final a été catastrophique visait surtout à forcer à faire un choix entre les deux candidats des grands partis. Et ainsi assurer la victoire de Nicolas Sarkozy. Moi-même, bien qu'ayant voté pour M. Bayrou au premier tour, je me suis rabattu sur M. Sarkozy au second, tant je ne voulais pas de Ségolène Royal pour Présidente ! Et ça n'a rien à voir avec son appartenance partisane, car j'aurais été prêt à élire plusieurs personnes issues de son parti, si elles s'étaient présentées...
J'encourage donc le MODEM et espère que vous continuerez à progresser pour devenir la force de rassemblement dont la France à réellement besoin, tant ses disfonctionnements sont et restent criants...

Écrit par : Kad | 10/02/2009

@ PAF le Chien,
Petite precision puisque le PS semble ambigu. C'est simplement parce que j'ai entendu tellement d'histoires sur PAF le chien qu'un peu de prudence en traversant la route me semble appropriee !
Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 10/02/2009

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