« 2008-12 | Page d'accueil | 2009-02 »

29/01/2009

La dictature soft à la Française

Depuis quelques mois maintenant, on assiste à une lente dérive des institutions qui sont de moins en moins républicaines.

La démocratie se fonde sur la souveraineté du peuple et sur l’existence de pouvoirs et de contre-pouvoirs qui s’assurent de manière constante que c’est au nom et pour le peuple que le pouvoir est exercé.

1)      Absence de représentation populaire

Lors des élections législatives, le Parti Socialiste et l’UMP ont détourné le mode de scrutin pour réduire à néant la représentation des courants de pensée verts, communistes et centristes. 44% des électeurs du premier tour des Présidentielles ne sont pas ou presque représentés au Parlement.  En toute logique, ils ne reconnaissent aucune légitimité à une institution prétendument représentative mais qui ne les représente pas.

2)      La disparition du Parlement

La France était déjà allé loin dans la négation des pouvoirs du Parlement. En réduisant l’expression parlementaire à la seule expression d’une majorité qui soutient aveuglément le pouvoir et à celle d’une opposition qui s’oppose tout aussi aveuglément, le Parlement français poursuit sa décente vers le néant politique. Son rôle de contrôle du pouvoir, de législateur de terrain qui redonne du bon sens à la rédaction des lois et d’écoute des citoyens est laissé vacant par des députés absentéistes, cumulards et aux ordres. Les Hauts Savoyards n’ont plus de députés à Paris, c’est le pouvoir qui a des députés en Haute Savoie.  L’opposition déserte une Assemblée nationale qui n’a de nationale que le nom.

3)      La mise à pied des médias

Les medias par leur force de diffusion et leurs moyens d’investigation exerce l’un des nouveaux pouvoirs. Sa faiblesse économique l’a privé des ressources d’investigation sur son contenu, mais il garde sa force de diffusion.  La disparition des ressources propres du service public permet de ne garder en France qu’un seul média télévisuel de masse. Contrôlé par les amis du pouvoir dont le chiffre d’affaire dans le BTP dépend en grande partie des commandes publiques. La télévision publique sera bientôt soumise par le vote par l’Assemblée nationale de ses ressources. Elle ne pourra plus informer sur l’actualité politique en toute indépendance.

4)      La mise à pied de la justice

La proposition de disparition du juge d’instruction si elle pourrait avoir quelques justifications dans un autre contexte est inacceptable lorsqu’elle ne s’accompagne pas de l’indépendance par rapport au pouvoir du procureur qui le remplacera.  Il reviendra alors seulement à des individus dépendants du pouvoir politique de décider de la poursuite des investigations. L’absence d’avancées sur la mise en accusation de Jacques Chirac malgré les charges lourdes de corruption qui pèse contre lui et malgré la condamnation passée de son co-accusé Alain Juppé en dit long sur ce que serait cette nouvelle justice. La France, où la corruption n’est pas maitrisée, dériverait un peu plus. La prolongation exceptionnelle du poste du procureur de Paris qui a prononcé le renvoi en correctionnel de Dominique de Villepin en est une nouvelle preuve.

5)      La disparition de l’exécutif

C’est le paradoxe de la dérive dans laquelle on est. Même la fonction de Premier Ministre a disparu. Celle de ministre se limite au rôle d’un marionette pour les médias. Marionnettes qu’on renvoie d’un signe de tête  conduire des listes aux européennes – situation plus enviable mais aussi monarchique que l’embastillage !

6)      La grâce et la disgrâce nominative

La grâce nominative dont a bénéficier M. Marchiani au mois de décembre montre les dérives absolutistes du pouvoir. La disgrâce dont est victime le préfet de la Manche après le responsable de la police corse montre à quel point l’appareil d’Etat passe petit à petit du statut de fonction publique à fonction politique.

Je ne parlerai pas ici des projets qui ont été abandonnés par une mobilisation générale, comme les fichiers Edvige qui fichait et listait des informations sur la vie personnelle de toutes les personnes engagées en politique.

A l’opposé le Grenelle de l’Environnement a montré ce que pouvait apporter une concertation large. On oublie parfois que la discussion collective et la concertation font normalement partie du quotidien de l’activité d’une démocratie. Une démocratie qui fonctionne en France devrait être un Grenelle permanent. Le Parlement est sensé en être le lieu.

Ces dérives interpellent tous ceux qui sont attachés à la République. Tous ceux qui estiment qu’un pays doit se rassembler sur des valeurs fondamentales –comme les valeurs de la République- pour avancer collectivement.

Les dictatures ne restent jamais soft très longtemps. Elles finissent toujours par se durcir lorsque les contre pouvoirs deviennent faibles. Les dictatures conduisent ensuite à des révolutions.

17:14 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dictature soft, modem |  Facebook | | | |

28/01/2009

De la culture de la contestation à la construction

Un appel général à la grève est lancé pour demain. Le mot d'ordre pour la défense du pouvoir d'achat ne peut susciter que de la sympathie. Le contexte actuel de crise, qui voit une forme d'amnistie financière accordée à ceux qui l'ont provoquée favorise cette sympathie. Les amnisties sont toujours révoltantes, mais elles le sont encore plus lorsqu'elles ne s'accompagnent pas au minimum d'une régulation stricte pour éviter que cela ne se reproduise. Il y a eu le sauvetage nécessaire des banques, il y a eu la com' autour de la suppression des bonus des dirigeants (en passant sous silence les bonus des traders pourtant plus importants et plus nombreux), mais aucune des propositions qui ont été faites par beaucoup -y compris sur ce blog- sur la régulation financière n'a été mise en oeuvre.

Je suis surtout inquiet par l'évolution des principes républicains. Une note sera consacrée dans les prochains jours à la lente dérive vers une dictature soft dans laquelle s'enfonce la France. En général une dictature commence par être soft mais ne le reste pas très longtemps. Les révolutions naissent des dictatures.. même soft.

Pour autant, la grève n'est pas une solution viable. Nous ne pouvons pas continuer à être le pays d'Europe le plus grêviste et le moins syndiqué, celui qui change le plus souvent d'institutions mais qui compte le moins d'adhérents à ses partis politiques - seulement un Français sur 100 contre un Suisse sur 10 par exemple-. Il est vrai que participer à un syndicat et un parti politique demande du temps. C'est compliqué. C'est difficile. On y voit à nu les contradictions de la nature humaine. Ses aspects les moins nobles. Mais changer un pays ne se fait pas en un jour de grève, mais par des heures et des heures d'action de terrain. Il est temps que chacun mette les mains dans le camboui de l'engagement et dépasse le comportement consumériste qui consiste à voter un jour et se plaindre tous les autres.

Adhérez au parti et au syndicat dont vous êtes le plus proche. Quel qu'il soit. Changez-les de l'intérieur pour qu'ils représentent vos convictions. Ecoutez celle des autres. Contraignez les à être constructifs, responsables et force de proposition.

Au MODEM Haute Savoie quatre groupes seront constitués cette semaine sur les thêmes départementaux majeurs que sont les transports, le logement, l'aménagement et l'emploi. Un appel à candidature large sera lancé à tous les adhérents pour les régionales de 2010, les cantonales de 2011, les législatives de 2012, les municipales, cantonales et sénatoriales de 2014. En tant que Mouvement politique nous ne participerons pas à la grève de jeudi, mais nous poursuivons notre travail quotidien pour changer ce pays.

08:53 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grève du 29 janvier, modem |  Facebook | | | |

27/01/2009

les bâtisseurs de paix, l'initiative anti-minarets et les ayatollah de l'UDC à Téhéran

Le verbe "martyriser" semble venir du moyen âge. Des temps sombres de l'inquisition. On l'utilise surtout au sens figuré. On oublie qu'il est aussi encore utilisé au sens propre.

La liberté de conscience est l'un des principes clefs du siècle des lumières. Tout particulièrement dans le domaine de la foi. La question de la foi est tellement intime qu'elle doit nécessairement être une question à laquelle on répond librement. Pourtant, certains voudraient interdire à d'autre de croire et de pratiquer leur foi. D'autres voudraient imposer la loi de leur dieu sur ceux qui n'y croient pas. C'est pour permettre à tous de vivre ensemble que les républicains ont élaboré des règles de laïcité. La laïcité, on l'oublie parfois, suppose aussi la liberté de conscience en plus de la neutralité de l'Etat.

Face aux principes de la laïcité, des ayatollah voudraient interdire d'autres religions. Des ayatollah de l'UDC qui veulent interdire les minarets en Suisse lors des prochaines votations. C'est aussi le cas des ayatollah de Téhéran qui persécutent les baha'i pour leur religion par des rafles matinales et des exécutions sommaires. Philippe Souaille dans une note récente a publié un article sur l'arrestation d'Aziz Samandari et d'autres baha'i il y a quelques jours. Dans les cours d'assises les experts en psychiatrie décrivent parfaitement ce qu'est la perversité : le fait d'imposer aux dépens des autres une situation qui satisfait le pervers. Le pervers est dénué d'empathie. Il y a beaucoup de perversité dans les propositions de l'UDC et les persécutions conduitent par les ayatolah d'Iran.

A l'opposé, les juifs et les Israéliens qui se révoltent contre la situation scandaleuse et inhumaine des Palestiniens, les musulmans et les Palestiniens qui reconnaissent le droit d'Israël à exister sont des batisseurs de paix. Les chrétiens d'Europe qui défendent le droit des musulmans d'Europe de pratiquer leur religion librement. Les athés qui reconnaissent à ceux qui croient le droit de croire, et les croyants qui reconnaissent aux athés le droit de ne pas croire sont aussi des batisseurs de paix. Le réseau des Musulmans pour les droits des Baha'i est une initiative de paix étonnante. Voilà des individus qui comprennent qu'on change le monde par l'exemple... en commencant par soi-même et en défendant ceux dont on ne partage pas le point de vue. Ils s'associent aux efforts pour la libération d'Aziz Samandari et de ses codétenus Bahai' en écrivant des lettres aux autorités Iraniennes et en mobilisant la communauté musulmane pour la liberté de conscience.

Al Qaida et Georges Bush ont changé le monde par l'exemple de la violence. Les attentats du 11 septembre ont inspiré les guerres d'Irak et d'Afghanistan. Guantanamo va fournir une grande inspiration "d'exemplarité" à tous les dictateurs du monde. A l'opposé c'est aussi par l'exemple que Martin Luther King, Gandhi, le Dalai Lama et Mandela ont changé le monde. La fermeture de Guantanamo changera aussi le monde par l'exemple.

Tous ceux qui ne partagent pas la foi d'Aziz, peuvent par l'exemple, promouvoir la liberté de conscience en demandant aux autorités Iraniennes sa libération ainsi que celle de ses codétenus. L'Organisation Mondiale contre la torture sur son site en lien, indique à qui envoyer des mails et des courriers. Un groupe sur facebook pour la libération d'Aziz Samandari a été créé qui réunit déjà 2000 personnes de toutes confessions.

26/01/2009

Un magasin ED à Saint Julien

Durant les élections municipales, lors du porte à porte et des enquètes que nous avions réalisé, un très grand nombre d'habitants avaient exprimé le besoin d'un magasin de hard discount à Saint Julien. Le coût de la vie elevé dans le genevois français oblige de nombreux habitants à faire leurs courses uniquement dans des magasins de hard discount. La gestion de leur budget les oblige à aller dans le magasin de hard discount le plus proche : le LIDL d'Etrembière - ce qui leur fait faire 30km aller retour. C'est tout particulièrement vrai pour certaines familles qui ont des revenus en France.

L'enseigne ED a annoncé son intention d'ouvrir un magasin à Saint Julien sur l'emplacement de l'ancien bowling au Puy Saint Martin.

Lors du précédent mandat, le Maire n'avait pas encouragé cette ouverture. Depuis, la loi a changé. L'accord d'une commission départementale d'équipement commercial (CDEC) n'est plus obligatoire. Seule la municipalité peut exiger cet accord préalable. Le Maire a annoncé lors du dernier Conseil Municipal son intention d'exiger cet accord.

L'intention du Maire est de veiller à ce que les autres communes du canton en face autant. En laissant aux autres communes un droit de regard sur l'implantation de commerces à Saint Julien, le Maire souhaite que la communauté de communes ait se droit de regard sur toutes les implantations de commerce dans le canton. L'idée est bonne, elle contribue à construire la solidarité intercommunale.

Pourtant, il y a beaucoup d'autres intervenants à la CDEC de Haute Savoie, chambre de commerce, d'autres collectivités...etc,etc.. Beaucoup sont opposés par principe à de nouvelles ouvertures de commerce. Construire la solidarité intercommunale est un objectif sain, mais il est risqué de demander l'avis de personnes qui ont un intérêt politique ou commercial à faire échouer le projet, au détriment des habitants qui en ont besoin pour vivre. Il me semble que le simple vote d'un voeux de soutien par le Conseil Communautaire serait suffisant pour construire la solidarité intercommunale, sans risquer l'avenir du projet.

Par ailleurs, l'implantation d'un quatrième commerce généraliste à Saint Julien doit inciter à renouveller d'efforts pour les commerces existants qui disparaissent les uns après les autres. Politique d'implantation commerciale dans la ville, stratégie de rachat de mur lorsque la situation l'exige, politique d'implantation des banques, agences immobilières et assurances, entrées de ville, stationnement en centre ville, tout particulièrement autour du supermarché Lambert. Pour l'instant seule la question de stationnement avance avec la mise en place des zones bleues. Il y a encore beaucoup de travail à faire.

23/01/2009

Compte rendu du Conseil Municipal de Saint Julien en Genevois du 22 janvier 2009

Le document, très précis sur la situation de la ville, était en revanche tout à fait évasif sur les orientations proposées : dans le contexte de crise la municipalité allait elle augmenter les dépenses pour éviter d'ajouter de la crise à la crise ou les réduire ? Allait elle faire appelle à une gestion plus rigoureuse, à une augmentation des impôts ou à la dette pour financer ses projets ? Quelles priorités ? Nous arrivions au conseil sans aucun élément d'information.

La municipalité s'est un peu dévoilée durant le conseil. Elle a pour objectif de contenir les dépenses et de restaurer une capacité d'auto financement pour financer les projets du mandat.  Côté priorité, la poursuite des projets en cours comme le couloir de bus et le stade de foot et l'anticipation du financement de la maison de la petite enfance (nous sommes satisfait de ce choix là). Rien au contraire sur la piscine. Cela nous semble sage à quelques mois de l'ouverture de Vitam'Parc. De manière plus ou moins explicite, elle semble vouloir une augmentation des impôts en 2009 maintenant que les élections sont passées.

La présentation s'évertuait à souligner les difficultés de la commune : diminution des versements de l'Etat, baisse des recettes du Casino de Saint Julien, baisse des fonds fontaliers et des droits de mutation. Il manquait plusieurs éléments favorables pour la commune : d'une part une augmentation forte des recettes de la taxe d'habitation et de la taxe foncière prévisibles dans les prochaines années en raison de l'augmentation très élevée du nombre d'habitants à Saint Julien (le nouveau recensement nous permet d'en comptabiliser 1000 de plus que l'an dernier!). Même si les fonds frontaliers baissent par rapport au record de 2008, ils ont atteint des niveaux considérables : environ +2 millions d'euros annuels par rapport à ce qu'ils étaient à l'arrivée de l'équipe actuelle en 2001. Le Casino de Saint Julien comme tous les Casino souffre de l'évolution économique et de l'interdiction de fumer mais l'ouverture de l'autoroute, l'augmentation récente du Franc Suisse et l'ouverture prochaine de Vitam Parc le met dans une situation plus favorable que ses concurrents.

La municipalité s'évertue à souligner que les impôts à Saint Julien sont plus faibles que dans d'autres communes comparables de Haute Savoie et de France, mais veille à ne jamais indiquer que les dépenses sont elles largement équivalentes (grâce notamment aux fonds frontaliers et aux recettes du Casino que ne touchent pas les autres communes). Par ailleurs, il ne faut pas nécessairement considérer les autres communes de France comme un modèle de gestion publique rigoureuse.

Il manquait surtout à cette présentation un point sur la situation financière des habitants. Certains ont déjà perdu leur emploi. Beaucoup ne sont pas sûrs de le conserver. La famille qui s'agrandissent, qui déménage ou qui divorce vont devoir vendre leur logement à un prix inférieur au prix d'achat et ne pourrons pas rembourser leurs emprunts. Le montant des créances immobilières douteuses commence à augmenter dans les banques locales. Mais surtout l'économie locale doit continuer de tourner. Les habitants sont dans une situation beaucoup plus difficile que la commune.

La municipalité a des marges de manoeuvre dans une gestion plus rigoureuse après avoir augmenté les dépenses de manière rapide et importante sur le mandat précédent. La municipalité est là pour servir les habitants. Sachant qu'ils sont dans une situation difficile cette année dans un contexte de crise économique, nous sommes opposés à l'augmentation des impôts cette année.

Durant la campagne, sur cette question, nous avions défendu la possibilité éventuelle d'augmenter les impôts à plusieurs conditions : 1) après avoir mis en place des règles de gestion rigoureuse et avoir veillé à ce que chaque dépense soit correcte et juste 2) uniquement pour financer des services nouveaux qui apportent une réelle valeur ajoutée aux habitants.

En particulier le budget culture qui a été multiplié par 4 de 2001 à 2008 peut être amélioré. Certains spectacles comme les mardis musicaux n'ont toujours pas trouvé leur public à l'exception des élus de la majorité et de leurs conjoints plusieurs années après leur mise en place. Des choix peuvent et doivent être fait.

Même si la méthode de sélection des projets est approximative, nous sommes dans l'ensemble en accord sur les projets proposés. En revanche, la gestion rigoureuse n'a pas encore été mise en place et le contexte économique doit inciter à remettre à plus tard une éventuelle augmentation des impôts qui pénaliserait les habitants.

Il y avait un autre sujet en débat : la délimitation de la Zone Agricole Protégée. Cette délibération vise à interdire aux prochaines municipalités de déclasser des terrains agricoles sans autorisation du Préfet. Si nous sommes d'accord sur l'idée de protéger cette zone agricole, il nous semble en revanche antidémocratique de déléguer ce pouvoir des futures municipalités élues par les habitants à une autorité administrative d'Etat. Nous avons voté contre pour la plupart avec quelques abstentions.

22/01/2009

La seule liste garantie 100% pro-européenne

On ne connait pas encore les listes de candidats aux européennes du 7 juin 2009... mais on sait d'ors et déjà une chose : les listes MODEM seront les seules listes composée à 100% de pro européens.

Les listes d'extrême gauche et d'extrême droite auront elles aussi le mérite de la clareté : elles seront composées à 100% d'anti européens. Les uns commes les autres estiment que les frontières de nos états héritées des royaumes du moyen âge sont la bonne échelle pour résoudre les problèmes de ce nouveau millénaire. Il faut de tout pour faire un monde, même d'extrêmistes qui ne comprennent pas le monde qu'ils veulent changer.

Face à cette clareté, il y aura des listes trompeuses et ambigües : les listes PS, Verts et UMP. Ces trois listes réuniront des anti européens et des pro-européens. Côté PS et UMP on est pour l'Europe lorsqu'on est dans la majorité... et contre l'Europe lorsqu'on est dans l'opposition. Logique ! Lorsqu'ils sont dans la majorité, ils sont raisonnables et comprennent à quel point la France a besoin de l'Europe... et lorsqu'ils sont dans l'opposition comme ils disent le contraire de l'autre... ils deviennent assez logiquement contre l'Europe. Ils appellent ça le jeu démocratique de la majorité et de l'opposition. Moi j'appelle celà une mascarade.

Les Verts réuniront des pro Européens comme Daniel Cohn Bendit et des anti européens comme José Bové.

Partout, on mettra en avant des pro européens... car les partis savent que les citoyens qui se déplacent pour voter aux élections européennes se comptent plus parmi les pro européens que les anti européens. Et on cachera derrière ces têtes de liste séduisantes et trompeuses le gros des troupes nationalistes.

Pour tous ceux qui ont compris que seule l'Europe unie pourra imposer une régulation des marchés, pour tous ceux qui ont compris que seule une Europe unie pourra imposer des normes environnementales strictes, pour tous ceux qui ont compris que seule une Europe unie pourra contribuer à la paix au Proche Orient, pour tout ceux qui ont compris que seule une Europe unie pourra proposer un nouveau modèle de société au monde alors il n'y aura qu'une seule liste qui poura garantir 100% de candidats pro européens. La liste MODEM.

20/01/2009

Recommandation de vote votations du 8 février

A l'attention des 15% de doubles nationaux franco-suisses qui résident de part et d'autre de la frontière, vous trouverez ci-dessous un point de vue personnel sur les sujets des votations du 8 février -avec des liens sur les explications de vote-.

Objet fédéral :

renouvellement des accords billatéraux : OUI

Objets cantonnaux :

Introduction du vote électronique : NON

Interdiction du cumul des mandats fédéraux et conseiller d'Etat : OUI

Contributions publiques : OUI

Facilitation des surélévations d'immeubles à Genève : OUI

19/01/2009

Pour la surélévation des immeubles à Genève

Le 8 février les votations cantonales porteront également sur des modalités qui faciliteront la création de logements supplémentaires par la surélévation d'immeubles.

Alors que la population augmente de plus de 2% par an, seulement 0,6% de logements nouveaux sont construits chaque année sur le canton de Genève. Chaque année plus de 3000 personnes sont contraintes de quitter le canton faute de logements -l'équivalent de la population de Saint Julien tous les trois ans !!!. La seule commune d'Annemasse construit plus de logement que l'ensemble du canton de Genève. Les 0,6% seulement de nouveaux logements à Genève provoque une sur-urbanisation de Saint Julien au rythme de 3% de nouveaux logements par an.

Cette absence de construction de logements en nombre suffisant à des conséquences graves sur notre qualité de vie à tous :

1) elle accroit les coûts de l'immobilier qui pénalise le pouvoir d'achat de tous les habitants - et tout particulièrement ceux qui ne sont pas encore logés c'est à dire les plus jeunes.

2) elle augmente considérablement les distances domiciles travail et poussent toujours plus d'habitants dans les zones frontalières qui ne sont pas desservies correctement par les transports en commun. Cela aggrave les problèmes de circulation dans tout le Genevois franco-suisse.

Genève doit enfin construire suffisamment pour loger sa population. La surélévation des immeubles est une piste qui offre des possibilités limitées mais réelles. Elle doit être utilisée. Mais il faut surtout mettre un terme aux contestations incessantes sur tous les projets. Les nantis logés doivent aider à la construction de nouveaux logements plutôt que d'y faire constamment obstacle. De manière indirecte, il s'agit aussi des logements de leurs enfants.

18/01/2009

Tromperie sur la marchandise en vue pour les Elections Européennes

L'UMP commence à annoncer ses têtes de liste aux élections Européennes. Elle choisit des personnalités de valeur. Des personnes qui ont fait la preuve de leur engagement européen. Des personalités qui ont une autonomie de pensée qui tranche avec la moyenne des élus UMP. Des centristes de tradition ou de pensée pour la plupart.

Pour autant ne nous y trompons pas. Ces têtes de liste ne sont pas l'enjeu des élections. Les têtes de liste de tous les partis seront élus. Nos votes devront départager les suivants de liste. Et le spectacle se corsera à l'UMP qui devra bien donner des gages à son aile eurosceptique et nationaliste.

Chaque voix qui se portera sur Michel Barnier ne changera rien à l'élection acquise de Michel Barnier, mais contribuera à l'élection d'un eurosceptique nationaliste dans la plus pure tradition de l'UMP.

Un eurosceptique qui empêchera toute émergence d'une régulation européenne des marchés financiers. Un eurosceptique qui empêchera l'émergence de politiques de sauvegarde de l'environnement. Un eurosceptique contribuera à la disparition des pays européens de la scène mondiale.

 Retrouvez la note du jour sur le blog Portevoix

Pour le renouvellement des accords billatéraux

Les citoyens Suisses voteront le 8 février prochain pour confirmer ou non les accords billatéraux avec l'Europe et sa conséquence logique : l'extension aux nouveaux pays membres de l'Union que sont la Roumanie et la Bulgarie.

Suite au refus de justesse du peuple Suisse de s'engager vers une adhésion il y a près de 20 ans maintenant, les relations entre l'Union Européenne et la Suisse se construisent par la voie d'accords billatéraux. Ces accords sont nécessaires pour organiser le commerce, les échanges culturels et scientifiques. Dans un monde aussi interdépendant que le nôtre il serait stupide que des voisins ne collaborent pas de manière constructive. C'est pourtant ce type d'autarcie que recommande les opposants.

L'acceptation de ces accords permettra de poursuivre la collaboration entre l'Union Européenne et la Suisse. C'est nécessaire.

Un rejet de ces accords ouvrirait une période d'incertitude et d'instabilité qui nuirait à l'emploi et au développement équilibré de notre région. Il marquerait la fin de la voie billatérale. A terme il contraindrait la Suisse à choisir entre l'autarcie et l'adhésion.

Les opposants sont incohérents avec eux mêmes puisqu'ils s'opposent aujourd'hui à la voie billatérale qu'ils ont pourtant souhaité. La voie billatérales a des avantages et des inconvénients pour la Suisse. L'un de ces inconvénients étant que la Suisse n'a pas de droit de vote dans les décisions Européennes. Il est incohérent pour les opposants d'avoir recommandé la voie billatérale au peuple, mais aujourd'hui d'en refuser la conséquence : la confédération n'a pas son mot à dire sur l'adhésion de nouveau pays.

Les accords billatéraux ont été conclus dans une période ou l'Union Européenne souhaitait l'adhésion de la Suisse. Ou l'Union n'était composé que de 15 membres. Aujourd'hui l'Union compte 27 pays membres et n'est pas dans le même état d'esprit vis à vis de la Suisse. Une renégociation des accords billatéraux ne se présenterait pas sous les meilleurs hospices pour la Suisse.

Un NON le 8 février me semble souhaitable pour l'Union Européenne car elle abolirait des accords billatéraux qui sont plus favorables à la Suisse qu'à l'Union. Par la crise des relations UE-Suisse qu'un NON créerait, il réouvrirait inévitablement à terme le débat de l'adhésion de la Suisse à l'Union. Débat qui s'ouvrirait très favorablement puisque la voie bilatérale aura prouvé son échec.

Cependant, à court terme et dans le contexte incertain actuel, il me semble que le OUI est plus sûr pour le développement équilibré de notre région.

All the posts