18/01/2009

Pour le renouvellement des accords billatéraux

Les citoyens Suisses voteront le 8 février prochain pour confirmer ou non les accords billatéraux avec l'Europe et sa conséquence logique : l'extension aux nouveaux pays membres de l'Union que sont la Roumanie et la Bulgarie.

Suite au refus de justesse du peuple Suisse de s'engager vers une adhésion il y a près de 20 ans maintenant, les relations entre l'Union Européenne et la Suisse se construisent par la voie d'accords billatéraux. Ces accords sont nécessaires pour organiser le commerce, les échanges culturels et scientifiques. Dans un monde aussi interdépendant que le nôtre il serait stupide que des voisins ne collaborent pas de manière constructive. C'est pourtant ce type d'autarcie que recommande les opposants.

L'acceptation de ces accords permettra de poursuivre la collaboration entre l'Union Européenne et la Suisse. C'est nécessaire.

Un rejet de ces accords ouvrirait une période d'incertitude et d'instabilité qui nuirait à l'emploi et au développement équilibré de notre région. Il marquerait la fin de la voie billatérale. A terme il contraindrait la Suisse à choisir entre l'autarcie et l'adhésion.

Les opposants sont incohérents avec eux mêmes puisqu'ils s'opposent aujourd'hui à la voie billatérale qu'ils ont pourtant souhaité. La voie billatérales a des avantages et des inconvénients pour la Suisse. L'un de ces inconvénients étant que la Suisse n'a pas de droit de vote dans les décisions Européennes. Il est incohérent pour les opposants d'avoir recommandé la voie billatérale au peuple, mais aujourd'hui d'en refuser la conséquence : la confédération n'a pas son mot à dire sur l'adhésion de nouveau pays.

Les accords billatéraux ont été conclus dans une période ou l'Union Européenne souhaitait l'adhésion de la Suisse. Ou l'Union n'était composé que de 15 membres. Aujourd'hui l'Union compte 27 pays membres et n'est pas dans le même état d'esprit vis à vis de la Suisse. Une renégociation des accords billatéraux ne se présenterait pas sous les meilleurs hospices pour la Suisse.

Un NON le 8 février me semble souhaitable pour l'Union Européenne car elle abolirait des accords billatéraux qui sont plus favorables à la Suisse qu'à l'Union. Par la crise des relations UE-Suisse qu'un NON créerait, il réouvrirait inévitablement à terme le débat de l'adhésion de la Suisse à l'Union. Débat qui s'ouvrirait très favorablement puisque la voie bilatérale aura prouvé son échec.

Cependant, à court terme et dans le contexte incertain actuel, il me semble que le OUI est plus sûr pour le développement équilibré de notre région.

Commentaires

Absolument!
D'ailleurs, regardons qui est contre : des extrémistes.

Des crétins (n'ayons pas peur des mots) réunis sous la houlette du plus hâbleur d'entre eux, l'impayable tartarin de Genève, le sieur Stauffer...
Des UDC (en vrai, des SVP) réunis sous la houlette d'un grand bavard, suisse
de récente facture,mais qui se pique de donner des leçons d'helvétisme à ses récents concitoyens malgré eux...
Des extrémistes de gauche (PDT) toujours en avance d'un train en retard...
Et quelques bêleurs de comptoir, égarés dans leur soûlographie et dépassés, même par l'aurtaugrafe...

Écrit par : csny | 18/01/2009

Croyez vous vraiment que la Suisse, en tenant compte de la situation économique mondiale actuelle , est prête a risquer une hausse du chomage et des impôts aussi considérable en tenant compte du fait que ces pays pourraient bénéficier du chomage.Ce n'est en rien de la discrimination mais plutôt de la prévention que de refuser ,la période actuelle ne permet pas de risqué de perde le fil de cette situation instable( hausse considérable du chomage en 2009), sans parler de la délocalisation possible des usine de fabrication des produit de notre terroir.

Écrit par : Alexandre | 30/01/2009

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