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31/10/2008

Une tradition républicaine qui se perd

Il y avait jusqu'à l'élection de Nicolas Sarkozy une vieille tradition républicaine. Celle-ci voulait qu'un Président ne poursuit jamais en justice. C'était une question de dignité, d'indépendance des pouvoirs. De gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac ont tous suivi cette tradition laissée par leurs prédécesseurs. Ils ont pourtant été diffamés, insultés, attaqués. Jamais ils n'ont porté plainte. Meme Jacques Chirac ne s'était pas porté partie civile contre Maxime Brunerie dans la tentative d'assassinat dont il avait été victime.

Depuis, le Congrès a voté une modification de la constitution qui protège le Président de la République de toute poursuite judiciaire pendant son mandat. Cette tradition républicaine a d'autant plus de sens maintenant que le Président ne peut plus poursuivre en justice, .

L'immunité présidentielle avait d'ailleurs donné lieu à quelques contorsions lors du divorce de Sarkozy par consentement mutuelle : c'était la seule solution pour organiser son divorce puisqu'un juge ne pouvait constitutionnellement pas statuer sur le cas du Président.

Le mégalo qui régente actuellement le pays en a décidé autrement. Il n'est pas justiciable mais demande justice sur une affaire de poupée tellement dérisoire. J'ai du mal à comprendre pourquoi les juges ne se sont pas déclarés incompétents : puisque la constitution leur interdit de condamner le plaignant pour plainte abusive, ils devraient ne pas se prononcer du tout et se déclarer incompétents. La justice ne peut pas être à sens unique.

Les juges ont décidé de se prononcer et de rejeter les demandes de Nicolas Sarkozy. Insupportable : des individus qui jugent en conscience plutôt que d'obéir aux ordres comme le reste de la clique ! Quelles pressions subiront ils ? Qui jugera de l'appel ?

Une tradition républicaine qu'il faut rétablir.

30/10/2008

Alcool sur internet : une question de valeur

Le Gouvernement a décidé d'autoriser la publicité pour l'alcool sur internet. Poussé en cela par des députés qui privilégient des intérêts locaux sur l'intérêt général national. Sachant qu'internet est un média en pleine expansion, cela revient à autoriser la publicité tout court pour l'alcool d'ici 10 ans.

Pourtant,

1) les statistiques montrent une augmentation très importante des cas de coma éthyliques chez les adolescents dès 14 ans,

2) la France a historiquement un problème d'alcoolisme prononcé : nous sommes dans les tous premiers pays pour la consommation d'alcool par habitant (compté en équivalent alcool pur, car d'autres pays consomme plus de boissons moins alcoolisés comme la bière),

3) mais surtout ne nous faisons pas d'illusions, comme pour tous les autres marchés, 80% de la consommation est réalisée par 20% des clients, les alcooliques. Le coeur du "business" des alcooliers c'est l'alcoolisme.

Il est malsain de pousser à la consommation par de la publicité.

Les emplois qui seront créés par une telle mesure sont de peu de poids par rapport aux conséquences sanitaires, sociales, familiales d'une telle décision. On retrouvera certains de ces internautes en cour d'assise dans 10 ans. Ils sont aussi de peu de poids au regard du coût financier de l'alcoolisme pour la collectivité. Avec de telles logiques stupides, le Gouvernement pourrait aussi créer un plan de création d'emploi dans le secteur du "deal" !

C'est dans de tels décisions que l'on voit une vrai différence de valeur entre des libéraux d'une part qui privilégient les intérêts purements économiques et financiers et les démocrates d'autres part qui privilégient l'aspect humain.

 

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29/10/2008

Simplifier le millefeuille administratif français

Le Conseil Général est en tournée dans chacun des arrondissements de Haute Savoie. Une tournée bienvenue sur le terrain. Une tournée nécessaire alors que près de 9 habitants sur 10 ne savent pas que le Conseil Général est l’institution qui gère le département de la Haute Savoie. Rare sont les Haut Savoyards qui connaissent le nom de leur Conseiller Général. Une tournée d’autant plus nécessaire que le Gouvernement réfléchit à l’opportunité de supprimer un échelon administratif.

 

1)      Il y a trop d’échelons administratifs en France : communes, communautés de communes, département, région, état, Europe. Notre mille feuille administratif crée de la confusion pour tout le monde, de la redondance de travail entre les différentes administrations qui souvent étudient successivement les mêmes dossiers (exemple sur le CEVA).. et qui ensuite font perdre du temps à tout le monde à négocier leurs parts respectives. Des incohérences parfois entre les choix respectifs des deux institutions. Nos impôts pourraient être réduits ou mieux utilisés avec une simplification administrative.

2)      La question n’est pas de choisir entre le Conseil Régional et le Conseil Général mais plutôt de combiner les atouts des deux institutions dans une seule. Le Conseil Général est proche du terrain. Le Conseil Régional dispose des moyens et de la taille pertinente pour les enjeux importants.

 

Il est urgent que les élus régionaux et généraux cessent de défendre l’institution à laquelle ils sont personnellement et sincèrement attachés et se préoccupent de proposer des solutions pour la simplification administrative de la France. Je suis resté sur ma faim mardi soir car je n'ai entendu aucune proposition du Conseil Général autre que la préservation de leur institution.

 

Les élus régionaux et départementaux devront être les mêmes pour supprimer les redondances. Un mode de scrutin proportionnel par circonscription permettra de conserver la proximité avec le terrain tout en gardant de la représentativité. Une prime majoritaire régionale et départementale pourra garantir le fait majoritaire si nécessaire comme dans les Conseils Municipaux. Les nouveaux Conseillers Territoriaux se réuniront en assemblée régionale pour les questions régionales et en assemblée départementale pour les questions départementales. Ils pourraient librement décider de ce qui doit être traité au niveau régional ou départemental. Les élections régionales auront lieu à une date séparée pour que le vote se fasse sur des choix régionaux plutôt que sur des enjeux partisans nationaux.

 

L’éducation, l’emploi, la recherche ont besoin des ressources publiques qui sont aujourd’hui gaspillées dans notre millefeuille administratif.

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28/10/2008

Un troisème collège dans le canton de Saint Julien

Les deux collèges de Saint Julien ont été conçus pour 1300 élèves. Ils pourraient au maximum de leur capacité acceuillir jusqu'à 1450 collégiens. A la rentrée 2008, ils sont 1260 dans les deux collèges de Saint Julien. Voilà longtemps qu'on se pose la question d'un troisième collège dans le canton.

Le Conseil Général a consulté les Maires du canton pour qu'ils donnent leurs estimations du nombre de collégiens dans les années à venir. Les programmes d'aménagements sont nombreux et vont entrainer une hausse importante de la population : 1100 logements à Saint Julien, 600 à Viry... et l'ensemble du canton sur ces mêmes chiffres de croissance. Les Maires ont indiqué des chiffres de croissance de population élevés, mais refusent de s'engager sur une croissance du nombre de collégiens.

C'est le paradoxe de notre région : la population croit au rythme de 2% à 3% l'an et le nombre de lycéens, de collégiens et d'écoliers est quasi stable. L'explication se trouve dans le fait que le coût de la vie est tel que des familles vont vivre un peu plus loin : le nombre de collégiens est en revanche en augmentation à Frangy.

Cependant, et ces dernières semaines le prouvent, les évolutions peuvent être rapides : l'augmentation de la population peut se ralentir du fait de la crise immobilière, elle peut aussi s'accélérer avec un taux de change qui chute de 10% en un mois. Des parents plus nombreux, soumis à la pression du pouvoir d'achat des familles, peuvent décider d'inscrire leurs enfants dans le public plutôt que dans le privé comme ils l'ont fait cette rentrée.

Il ne faut pas charger nos impôts avec un collège qui ne serait pas utilisé, mais il est nécessaire de rester vigilant sur ces évolutions pour éviter la saturation complète des collèges.

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27/10/2008

des milliards qui ne sont pas gratuits !

Les milliards que les Etats prêtent aux banques sont prêtés à des taux d’intérêts élevés. Ces taux correspondent aux risques que l’une ou plusieurs d’entre elles ne puissent pas rembourser leurs emprunts.

Les marchés doutent de la capacité des banques à faire face à leurs engagements. Les banques elle mêmes ne se font plus confiance. Elles doutent de leurs bilans respectifs.

Il est possible et probable que l’une des banques soutenues ne puisse pas rembourser les prêts publics. Dans ce cas, ce sera bien aux contribuables de subir les conséquences financières de la crise.

Il faut être honnête et le dire franchement plutôt que de prétendre que les milliards de soutient seront des milliards gratuits – comme le font les libéraux de tous les pays ces derniers jours. Les plans de soutien sont nécessaires pour toute l’économie – et pas seulement pour les banques. Mais on ne peut pas impunément dépenser l’argent public.

Ces plans de soutien doivent s’accompagner d’une révolution du système économique qui replace l’être humain au centre plutôt que le capital. Ils doivent s’accompagner de sanctions exemplaires contre les individus qui ont abusé de la confiance de la société, ont empoché des primes faramineuses pour conduire l’économie à sa perte. Ils doivent aussi s’accompagner d’une clarification des rapports entre les milieux économiques et financiers et les partis politiques. Le financement des partis doit favoriser la démocratie plutôt que la capitalocratie. Il faut mettre un terme au système « mille francs=un GRP »  pour revenir au système « un homme=une voix » ! Les citoyens doivent pouvoir être sûrs qu’il n’y a plus aucun conflit d’intérêt entre certains partis et les positions qu’ils défendent au Parlement.

 

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11:52 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crise financière |  Facebook | | | |

Saint Julien en fauteuil roulant

Près d'un tiers des membres du Conseil Municipal était présent samedi matin pour une visite de la ville en fauteuil roulant. Conduits par les membres de l'association TUVIH (trait d'union vers l'intégration des personnes handicapées) et d'Espaces Handicap, nous avons expérimenté les difficultés quotidiennes des handicapés : trottoirs en devers, obstacles, inclinaisons, passages étroits... Des fauteuils roulants nous étaient prêtés par l'entreprise Boccard.

Jeunes parents avec des poussettes, personnes âgées et personnes handicapées représentent près du tiers des habitants. Les associations sont conscientes que les équipements spécifiques sont souvent coûteux, mais elles soulignent le fait que les aménagements nouveaux doivent systématiquement prendre en compte les contraintes des personnes à mobilité réduite. C'est au moment de la conception que les aménagements sont les moins coûteux.

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21/10/2008

La constituante - un nouvel EMS

Les Genevois élisaient ce dimanche les membres de sa constituante chargés d'écrire la loi fondamentale du canton de Genève pour le siècle à venir. Un coup d'oeil sur les portraits des élus suffit pour comprendre que ce ne sont pas LES Genevois qui ont voté dimanche mais de vieux Genevois qui ont voté pour de vieux Genevois - dont la liste AVIVO qui décroche 9 sièges et défend ouvertement les intérêts catégoriels de vieux Genevois. Dans les autres partis, les vieux électeurs ont accordé une détestable prime à la vieillesse. A la notable exception des Verts, les partis ont mis en avant une génération du passé pour écrire l'avenir. Une société qui ne fait pas confiance à sa jeunesse est une société qui refuse de construire son futur.

Notre génération doit comprendre que c'est bien lors des élections que se décide son quotidien. L'élément nouveau de ce dimanche c'est la preuve que les électeurs âgés votent de manière catégorielle pour des candidats masculins et âgés.

Les partis peuvent continuer à présenter de vieux candidats pour flatter un vieil électorat. Ils auraient tort. Hier seuls les Verts ont préparé l'avenir du canton et leur propre avenir. C'est probablement l'une des explications de leur succès d'hier c'est certainement l'explication de leurs succès des années prochaines.

La plupart de ces constituants sont nés autour de la guerre à une époque où la frontière était redevenu un obstacle difficilement franchissable. Peu comprennent les enjeux de la région franco-valdo-genevoise en devenir. Beaucoup sont confortablement logés à des prix modiques et refusent catégoriquement la construction de nouveaux logements en face de chez eux pour loger les nouvelles générations. Peu ont conscience des déficits abyssaux qu'ils laissent : ils touchent sans se souci des retraites à fond perdus et se moquent des coûts environnementaux générés par leurs comportements.

Nous avons connu la même chose à Saint Julien : les moins de 40 ans y représentent 50% des habitants, 40% des électeurs mais seulement 30% des votants. Dans ces conditions il n'est malheureusement pas étonnant que la municipalité élue, à l'image des autres municipalités d'Europe, se contrefoute des problèmes quotidiens des jeunes parents qui ne parviennent pas à faire garder leurs enfants.

Et c'est le même phénomène qui pourrait à nouveau se reproduire dans quelques semaines aux Etats Unis. Les primaires avaient montré que les jeunes électeurs favorables à Obama cessaient de se mobiliser dès que leur candidat avait un peu d'avance. C'est ainsi que de manière cyclique il gagnait les primaires difficiles comme l'Iowa, et perdait régulièrement des primaires qui était annoncée gagantes : New Hampshire.

Voter n'est pas un acte anodin à faire les jours de pleine lune, mais doit être une habitude systématique des citoyens sains qui se préoccupent de leur avenir. Un vote de génération comme celui de dimanche, doit inciter les générations nouvelles à s'engager encore plus pour décider librement de leur avenir. En attendant, il serait souhaitable que quelques uns des nouveaux constituants fasse place à des colisitiers plus jeunes pour rétablir la représentativité de la constituante genevoise.

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15/10/2008

Pour réguler les marchés

Ce sont les banques qui ont cherché le plus de rentabilité qui ont le plus pris de positions sur les subprimes... et qui ont perdu le plus d'argent. La crise financière a éclaté, mais les mêmes mécanismes sont à l'oeuvre dans l'industrie et les services. Les exigences de rentabilité fixées par les actionnaires sont bien supérieures à la croissance économique et aux gains de productivités de l'économie mondiale. Pour combler la différence les managers prennent des décisions à court terme au détriment collectif des fournisseurs, des employés et des clients. L'effet sur les fournisseurs se ressent par exemple sur l'industrie du décolletage dans la vallée de l'Arve, l'effet sur les employés se ressent sur le pouvoir d'achat, et l'effet sur les clients a été montré par exemple par les dérives illustrées par le magazine Que Choisir : moins de produit plus cher. Les profits trimestriels sont au rendez-vous mais au détriment de l'avenir à long terme de l'entreprise. Au détriment de l'avenir à long terme commun des fournisseurs, des employés, des clients... et des actionnaires !
 
Les corrections actuelles sur les valorisations des titres des industries et services ne prennent en compte que le ralentissement économique, mais ne prennent pas encore en compte le fait que les profits enregistrés actuellement sont des niveaux de court terme qui ne sont pas tenables sur le long terme. De tels niveaux de profits sont toxiques pour l'avenir à long terme des entreprises.
 
Il n'y a à ce jour pas d'alternative à l'économie de marché. Les autres modèles qui vont nous être proposés notamment par une partie de la gauche, ont déjà prouvé leur inefficacité il y a maintenant plus 30 ans. Nous devons maintenant construire une économie de marché qui soit mieux régulée. Une économie au service du développement humain de la société et pas le contraire comme nous le propose les libéraux.
 
En premier lieu la mondialisation a donné un pouvoir exorbitant et sans contrôles aux milieux économiques. La démocratie ne doit plus accepter d'être gouvernée par l'économie. Les pouvoirs économiques mondialisés ont acquis un pouvoir supérieur aux démocraties qui sont restées locales. Seules des institutions démocratiques continentales et globales auront le pouvoir d'imposer leur volonté aux pouvoirs économiques globaux. Une Union Européenne plus démocratique et des institutions multilatérales plus efficace sont les outils à utiliser.
 
Des limites doivent être clairement posées aux salaires excessifs. Les rémunérations au-delà de ces maximums ne doivent pouvoir se faire que sur la base de résultats à très long terme et prouvés. On ne peut plus avoir de rémunération sur des résultats à court terme qui sont illusoires. De nombreuses décisions internes sont prises par des managers pour préserver leurs rémunérations excessives plutôt que pour construire l'avenir collectif de l'entreprise.
 
Règle de base de la société, des sanctions pénales doivent être imposées à ceux qui ont fait preuve de peu d'éthique. La malhonnêteté économique ne doit plus être rémunérée même lorsqu'elle conduit à des profits, elle doit être sanctionnée comme toute autre forme de délinquance et de criminalité.
 
Nous devons mettre un terme aux exigences de rentabilité excessive qui favorise les profits trimestriels au détriment des investissements pour l'avenir. Un double niveau de taxation sur les bénéfices doit être instauré, une taxation modérée pour les niveaux de bénéfices dans la norme, et un niveau supérieur pour des niveaux de bénéfices qui minent l'avenir des entreprises.

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10/10/2008

Compte rendu du Conseil Municipal de Saint Julien

Le Conseil Municipal de Saint Julien s'est réuni hier soir pour un ordre du jour assez consensuel que vous pouvez retrouver sur ce site.

Nous avons eu l'occasion de souligner la qualité du travail réalisé dans le domaine de la culture : la présentation des activités culturelles qui a été distribuée dans les boites est de grande qualité, des débats sur des choix politiques ont lieu dans la commission culture dans le respect et l'écoute des idées divergentes. On a compté hier soir pas moins de 4 délibérations sur le secteur culturel. Le nombre de délibérations n'est pas un indicateur complet de l'action politique, mais si on en juge par cet indicateur là, l'adjointe à la culture et le service culture travaillent activement au service des habitants.

Nous avons regretté que la municipalité ne soit pas en position de présenter un ordre du jour suffisant pour réunir le Conseil Municipal au mois de septembre. Dans de nombreuses communes, le Conseil se réunit plusieurs fois par mois, même pendant l'été. Plusieurs délibérations ont été prises avec retard concernant la mise à disposition d'espaces publics au Collège Arthur Rimbaud depuis le 15 septembre dernier ou concernant les nouveaux tarifs du cinéma - la responsabilité de ce dernier retard étant partagée avec l'association selon la municipalité. Au total, nous avons été à la limite du délai légal qui prévoit un Conseil Municipal au minimum tous les trois mois. Nous souhaitons qu'à l'avenir la municipalité ait pour ambition d'en faire un peu plus que le minimum légal.

Toujours pas beaucoup de nouvelles sur l'acceuil de la petite enfance à Saint Julien. Nous aurons des nouvelles sur la maison de la petite enfance seulement à la fin de l'année, et le projet est annoncé pour une inauguration juste avant les prochaines élections municipales. De nouvelles assistantes maternelles sont recrutées.. même si certaines sont déjà en activité à Saint Julien dans le privé, ce qui ne fait que déplacer le problème global de l'accueil de la petite enfance. Pour le reste la municipalité compte beaucoup sur la Communauté de Communes et n'étudie aucune des alternatives possibles dont celles que nous avions proposées durant la campagne (formations à Saint Julien, garde partagée notament).

Nous avons également demandé où en est la création d'un poste de portage de repas à domicile pour les anciens qui avait été voté lors d'un précédent Conseil Municipal. La délibération votée par le Conseil n'est toujours pas mise en application. Le Maire nous a répondu de manière alambiquée en estimant qu'il fallait veiller à ne pas marcher sur les plates bandes du Conseil Général. En attendant les porteurs de repas à domicile n'ont que 7 minutes pour porter chaque repas - celà inclus le temps de déplacement, le temps de se garer, le temps de monter... autant dire qu'il ne reste plus beaucoup de temps pour dire "Bonjour" et créer un minimum de lien social avec des personnes qui pour certaines ne peuvent plus sortir de chez elles.

Au total, nous n'avons aucune hésitation sur les actions entreprises par la municipalité que nous soutenons, en revanche nous sommes plus inquiets sur les problèmes des habitants qui ne sont pas abordés par la municipalité.

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04/10/2008

L'impact de la croissance économique sur nos vies quotidiennes

"à quoi bon voter?". Depuis la chute du mur de Berlin, il n'y a plus d'alternative crédible à une économie de libre échange régulée : cela limite les options. Depuis 1983 les partis de droite et de gauche s'évertuent à défendre l'illusion de leurs idéologies, mais leur pragmatisme aidant leurs différences s'atténuent dans la gestion du pouvoir. Il reste des différences réelles, mais elles sont beaucoup moins significatives que ce qu'elles étaient il y a 30 ans.

Par ailleurs, l'influence des politiques est elle même bien moindre que ce qu'elle était il y a 30 ans. Les pouvoirs médiatiques, économiques et financiers ont gagné en importance. Dans 6 semaines avec l'élection désormais probable de Barack Obama aux Etats Unis, nous verrons probablement la réémergence d'un pouvoir citoyen fort depuis qu'internet lui donne les moyens de s'organiser collectivement. Même Nicolas Sarkozy qui pourtant contrôle la police, l'armée, le Sénat, l'Assemblée nationale, qui traite son Premier Ministre de simple collaborateur. Même cet homme qui participe à la désignation des rédacteurs en chefs avoue publiquement son impuissance "que voulez vous que je fasse, les caisses sont vides !".

Alors effectivement "à quoi bon voter?" pour des alternatives moins différenciées et qui ont perdu de leurs pouvoirs.

Pourtant, ces derniers mois et ceux qui vont venir, vont nous rappeler à quel point le politique influence nos vies quotidiennes. Le poids de la croissance du chômage va avoir un impact direct sur les atmosphères de travail. Le souci toujours plus grand des budgets à équilibrer vont durablement influencer notre quotidien. Les impôts qui ne manqueront pas d'augmenter pour couvrir des déficits toujours plus importants et des dettes toujours plus exhorbitantes vont se rappeler à notre bon souvenir quotidien. Alors que le gouvernement s'évertue à nier la récession malgré les preuves, nous la percevons dans nos vies quotidiennes depuis déjà plusieurs mois.

La croissance économique est certes largement liée au contexte international. Mais certaines décisions politiques peuvent améliorer la croissance et d'autres la miner. Voter, et voter intelligement à donc une influence directe sur notre qualité de vie.

 

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11:22 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : récession |  Facebook | | | |

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