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23/07/2008

Réforme de la constitution : les courageux et les lâches !

Il y aura un jour en France, des députés qui se soucieront d’abord de leur pays avant de se soucier de leur “camp”. Il y aura un jour des élus qui auront le courage de voter en conscience plutôt que la lâcheté de suivre des consignes de vote. Il y aura un jour une constitution qui aura l’assentiment de tous parce qu’elle ne sera pas la constitution d’un camp contre l’autre. Il y aura un jour en France, des parlementaires qui prendront le temps d’aller sur le terrain écouter les Français et à l’assemblée se faire leurs porte paroles car ils ne cumuleront plus de mandats. Il y aura un jour un vrai Parlement qui assumera ses responsabilités de contre-pouvoir.

François Fillon a souligné à juste titre le « courage » de Jack Lang de n’avoir pas suivi les consignes de vote de son parti. Ce faisant il a aussi souligné la lâcheté de tous les parlementaires qui ont suivi les consignes partisanes plutôt que leur conscience. Il est bien hypocrite de défendre avec brio ses convictions en faveur de la réforme à peine 24 heures après avoir eu la lâcheté de voter "contre" selon les consignes partisanes comme le font les députés PS Christophe Caresche (PS, Paris), Jean-Marie Le Guen (PS, Paris), Gaëtan Gorce (PS, Nièvre), Manuel Valls (PS, Essonne) !

Cette réforme est un tout petit pas dans la bonne direction d’une revalorisation du Parlement.  

Plusieurs de ses modalités ne seront jamais appliquées : le référendum d’initiative populaire doit recueillir les signatures de 10% des inscrits – soit 5 fois plus de signatures que le seuil habituel dans les pays qui pratiquent ce référendum d’initiative populaire-. Le contrôle des nominations ne peut se faire que par le refus d’une majorité des trois cinquièmes : jamais les députés d’aucune majorité n’ont fait preuve de suffisamment d’esprit critique pour s’opposer aux pires nominations de complaisance. Cette nouvelle disposition restera théorique tant que les députés n’assumeront pas mieux leurs responsabilités en toute indépendance de l'éxécutif.  

Mais le contrôle de l’ordre du jour, la discussion à partir du texte de la commission plutôt que celui du gouvernement sont des avancées symboliques qui vont dans la bonne direction. Le Parlement aura plus de pouvoirs… à charge pour les Parlementaires de les assumer enfin par un peu plus d’indépendance d’esprit.

Tout le problème est là. Au fur et à mesure des renouvellements, les députés se laissent de plus en plus asservir par l’exécutif. Ils perdent de plus en plus leur esprit critique. Ils s’engagent de plus en plus dans leurs mandats locaux plutôt que d’assumer leurs responsabilités de parlementaires, plutôt que de contrôler l’exécutif, plutôt que d’améliorer les lois, plutôt que de se faire les porte voix des français auprès du Gouvernement.

Charles Pasqua a-t’il obtenu des contreparties durant le week end au sujet des accusations de corruptions dans les Hauts de Seine pour changer son vote CONTRE annoncé dans la presse le vendredi en vote POUR le lundi au Congrès ? Que dire de ces 20 députés et sénateurs qui ont changé leur vote sur un texte similaire entre les lectures à l’Assemblée et au Senat et le vote du Congrès (MM. Jean-Paul Anciaux, Jean Bardet, Gilles Bourdouleix, Alain Lambert, Bernard Debré, André Flajolet, Christian Vanneste, Hervé de Charette, Hervé Mariton, Georges Tron, Jean Ueberschlag et Jean-Sébastien Vialatte pour en nommer quelques uns) ? Au moment de voter, ont-ils été fidèles à leur parti ou à l’idée qu’ils ont de l’intérêt supérieur des Français ? Pourquoi leurs votes ont été différents des opinions exprimées publiquement ? Ceux la mêmes qui obéissaient à Jacques Chirac et Dominique de Villepin il y a quelques mois, obéissent désormais aux consignes opposées de Nicolas Sarkozy. Quand serviront-ils les Français ?  

Il nous faudra à l’avenir élire des hommes et des femmes qui savent être les portes paroles des Français plutôt que les robots dérisoires et méprisables d’un appareil partisan ou d'un monarque national ou local. Les députés aux ordres du Congrès ne valent pas mieux que ces Conseillers Municipaux sans voix qui n’expriment jamais aucun point de vue sur aucune délibération faute d’en avoir.

Nous, démocrates, pensons que les élus doivent être au service des gens plutôt qu’au service d’idéologies toutes faites, de clans, de féodalités locales, ou d’intérêts partisans.

Un jour en France, nous aurons un Parlement qui fonctionne. Un jour en France nous auront des élus qui mettent l’intérêt général au dessus de leurs intérêts partisans ou électoraux. Un jour en France nous aurons des représentants qui écoutent, qui parlent, et qui votent en conscience.

Un jour les Français voudront être à nouveau les souverains de ce pays. Nous démocrates, pensons que les élus doivent être au service des gens plutôt qu’au service d’idéologies toutes faites, de clans, de féodalités locales, ou d’intérêts partisans.

Un jour en France, nous aurons un Parlement qui fonctionne. Un jour en France nous auront des élus qui mettent l’intérêt général au dessus de leurs intérêts partisans ou électoraux. Un jour en France nous aurons des représentants qui écoutent, qui parlent, et qui votent en conscience.

Un jour les Français voudront être à nouveau les souverains de ce pays.

 

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14/07/2008

Un projet politique democrate et independant

Pour information, vous trouverez ci-joint un lien vers la contribution de Francois Bayrou mise au voix des adherents du Mouvement Democrate le 17 juillet 2008. Elle precise la ligne politique du Mouvement Democrate que certains elus souhaitaient contester avec le soutien de l'Elysee.

Pour un projet politique democrate et independant

11/07/2008

Compte rendu du Conseil Municipal de Saint Julien

Hier soir avait lieu le Conseil Municipal de Saint Julien. Vous trouverez les projets de délibération sur ce site.

Nous avons fait plusieurs remarques et suggestions :

1) Concernant le projet de Chabloux, nous avons à nouveau souligné la nécessité d'avancer sur les voies de circulation vers l'extérieur du quartier afin d'éviter que ce projet n'engorge un peu plus la ville. Cela est d'autant plus important que le nombre de logements considérés pour ce projet est maintenant de 1100 logements contre 850 il y a quelques mois. Pour rappel nous avions estimé dans notre projet qu'un rythme de construction raisonnable pour Saint Julien (qui à la fois répond aux besoins et évite une urbanisation trop désordonnée) est de environ 100 logements par an. Par ailleurs, Pierre Brunet a rappelé notre souhait que la municipalité s'assure de la faisabilité du "mail", voie de circulation structurante du quartier afin d'éviter le fiasco que l'on constate sur le projet de la maison Hoo Paris en centre ville dont le chantier est bloqué depuis maintenant plusieurs mois.

2) Il y avait une autre délibération sur une voie de bus sur la route de Genève. Délibération un peu pompeusement intitulée "Transport en Commun en site propre" mais qui dans les faits ne concernent que 500m de couloir de bus. Nous sommes bien entendu favorables au développement des transports en communs en fréquence et en rapidité. Nous sommes donc favorables sur le principe à ce couloir de bus. En revanche, une première étude avait été réalisée en 2004 et la délibération proposée concernait une seconde étude - soit 4 ans plus tard. Sans proposition de délai pour la réalisation des travaux. Bien que favorables au principe, nous nous sommes opposés à cette délibération car il nous semble que ce projet pourrait être mené un peu plus efficacement.. et un peu plus humblement.

3) Nous avons approuvé les tarifs de la cantine scolaire et les tarifs du centre de loisir de Cervonnex.  Nous avons jugé que les tarifs de la cantine sont corrects et dégressifs pour les familles nombreuses. Suite à des retours d'habitants de la ville, nous avons demandé à ce que les cas difficiles des familles nombreuses puissent être étudiés par le CCAS le cas échéant. Mme Schouvey nous a indiqué à quel point la répartition par tranche de revenu est différente entre les écoles de Saint Julien. Nous devrons travailler à une amélioration de la mixité sociale dans les écoles. Concernant le centre de Loisirs, les tarifs nous ont paru élevés, mais Frédéric Sansa et Lydie Lemerle après avoir étudié le programme de très grande qualité ont jugé qu'ils étaient pertinents.

4) Nous avons approuvé les tarifs de photocopieur pour le public à la bibliothèque de 10 centimes par photocopie. Cette délibération a été modifiée sur la remarque de Catherine Joubert qui, il y a deux mois avait fait remarquer que le tarif de 15 centimes était largement supérieur aux autres tarifs pratiqués dans la commune (poste et supermarchés).

5) Nous avons soutenu la proposition de subvention à l'association 1brin d'Zik pour leur initiative en faveur de l'environnement pour remplacer les gobelets en plastique jetable par des gobelets consignés. Cela réduira les déchets et l'utilisation de plastique. Nous avons trouvé un peu tiré par les cheveux la justification du coût de non retour qui nous semble inférieur à cela. En revanche, l'initiative est bonne et le soutien à l'association pourrait être plus important au regard de la qualité et de l'importance qu'à pris cette manifestation depuis sa création. Sur le critère du coût pour la collectivité divisé par le nombre de participants c'est l'une des dépenses culturelles les plus pertinentes de la commune. Les autres actions culturelles doivent avoir pour objectif de faire aussi bien qu'1 Brin d'Zik sur ce critère là.

Nous avons également demandé des clarifications au sujet de l'avancement des travaux pour la crèche municipale. Le Maire nous a répondu qu'un groupe de travail serait composé à la rentrée. Il a jugé satisfaisant que seulement 65% des demandes de place en crèche soient satisfaites car ce taux est supérieur à d'autres villes. Nous avons jugé ce taux insatisfaisant pour les habitants au service desquels nous sommes. Il nous semble que ce projet devrait être travaillé en priorité.

Le Maire a confirmé que la crise de l'immobilier avait un impact sur la date de livraison du Gallien - l'immeuble en construction actuellement route de Genève-.

Comme lors de tous les précédents Conseils Municipaux, le Maire a interrompu et coupé la parole de nombreuses fois à ses adjoints - répondant à leur place. La méthode de travail de la municipalité n'est pas qu'une affaire interne mais aussi une question de gouvernance de la commune. La commune sera mieux gérée lorsque le Maire fera confiance à ses adjoints pour gérer les délégations qu'il leur a confiées. Il ne s'agit pas seulement de la répartition du temps de parole lors du Conseil mais aussi de partage des responsabilités dans les décisions courantes. Les adjoints seront plus responsabilisés et plus impliqués.  Le Maire traite ses adjoints non pas comme des élus légitimes qu'ils sont mais comme de simples "collaborateurs". Cette habitude du Maire exaspère visiblement une très grande partie du Conseil Municipal bien au delà de la seule minorité.

 

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10/07/2008

Traité de Lisbonne et démocratie

Lors de la campagne référendaire sur le traité constitutionnel en 2005, il y avait une objection qui me prenait de court. Je la trouvais tellement surréaliste que je ne savais pas comment y répondre : "je vais voter non juste pour les faire chier... de toute façon quelque soit le résultat du référendum ils feront passer le traité. Voter non n'a donc aucune conséquence sur la construction Européenne, et au moins je les emmerde".

J'étais pris au dépourvu. ll me semblait que cet argument montrait une mauvaise connaissance des institutions et de la vie politique du pays. A posteriori mon interlocuteur avait à peu près raison, les députés aux ordres ont adopté le traité de Lisbonne plutôt que de convaincre les Français et d'en être les porte paroles. Le traité de Lisbonne a été rejeté par les Irlandais, mais ne doutons pas que le Conseil Européen trouvera un moyen pour se passer de devoir écouter les citoyens de l'Europe.

Certains se demandent encore si le référendum était une bonne idée. Dans une démocratie c'est le peuple qui est souverain et les décisions importantes comme celle là doivent être décidée par le peuple. Avec des décisions comme celle-ci on s'apercoit que notre pays est de moins en moins démocratique et dérive de plus en plus vers la monarchie élective. Je refuse cette évolution. Il nous revient à chacun de réapprendre les vertus de la démocratie.

La démocratie est le meilleur des systèmes politiques pour plusieurs raisons. D'une part l'intelligence collective est presque toujours supérieure à l'intelligence des experts ou d'un clan. Pour prendre un exemple familier, mais cité parfois précisément par des experts, dans le jeu "qui veut gagner des millions" le public a beaucoup plus souvent raison que le joker de l'ami expert. Il y a dans le public des individus qui se trompent, mais ceux qui se trompent se répartissent équitablement dans les différentes réponses.

La démocratie est surtout le meilleur des systèmes car c'est le seul qui peut susciter une large adhésion. Il serait déjà suffisament insupportable de voir notre avenir dicté par un Président de la République a la personnalité pour le moins troublée. Cela deviendrait totalement intolérable si l'on imaginait que cela ne procéderait pas de la volonté populaire majoritaire mais de quelques manipulations de sondages de dernier jour plaçant Jean Marie Le Pen au second tour, de média sous contrôle et de la mise sous tutelle de responsables politiques apatés par quelques prébendes. Sans la démocratie, la désobéissance civile deviendrait légitime.

Le référendum constitutionnel me semble encore aujourd'hui largement préférable au traité de Nice qui régit encore l'Europe. Pourtant le Non au traité m'a appris beaucoup de choses sur la construction européenne et le besoin de rapprocher beaucoup plus l'Europe de ses citoyens. De redonner sens au projet Européen. C'est avec les Européens que l'Europe doit se construire.

La démocratie exige la liberté de parole - qui n'est que partielle en France avec des députés réduit au silence des militaires -, elle exige aussi la liberté de la presse - mise sous tutelle un peu plus chaque jour -, elle exige la pluralité politique - dont notre pays est privé depuis 2002 avec le détournement des scrutins majoritaires - elle exige des coutre-pouvoirs judiciaires et parlementaires - dont notre pays est privé par la mise aux ordres de la justice et la soumission des députés-. Notre démocratie se perd petit à petit.

L'expérience de l'année au sein du Mouvement Démocrate où l'on a beaucoup parlé de démocratie m'incite désormais aussi à penser que la démocratie ne s'invoque pas. L'invective "tu n'es pas un vrai démocrate" était le plus souvent prononcée par ceux qui écoutaient le moins les avis opposés. Dans l'histoire, les plus grands dictateurs se sont souvent érigés en démocrate à commencer par les Démocraties populaires de l'Europe de l'est. Il suffit aussi de considérer à quel point L'Union Démocratique du Centre n'a pas grand chose démocratique dans son fonctionnement ou ses propositions qu'elles voudraient imposer à la majorité des électeurs suisses.

La démocratie ne s'invoque pas mais se pratique personnellement : par l'écoute des autres, en s'informant avec exigence (plutôt que par des magazines peoples et des journaux qui les imitent), en refusant l'évolution monarchique du pays, en refusant les clivages partisans stériles, en affirmant haut et fort ce qui est juste même lorsque cela déplait au prétendu "souverain" (local ou national), en consultant la population et en faisant savoir ses souhaits, en refusant les idéologies toute faite (de droite comme de gauche) qui empêchent de comprendre la réalité et la complexité du monde.

De nombreuses études montrent à quel point nos comportements individuels changent le comportement de notre entourage par l'exemple. De proche en proche, nos comportements individuels changent nos sociétés. Nous avons un gros travail de démocratisation de la France à faire. Ce travail commence par nous même.

 

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09/07/2008

Les autres otages

Tout le monde peut se réjouir de la libération de 14 des 3000 otages détenus par les FARC. Il en reste encore 2986 en Colombie.

Il est intéressant de nous retourner sur l'emballement médiatique sur Ingrid Bétancourt.

Ingrid Betancourt a été prise en otage lors de sa campagne présidentielle en février 2002. Pendant 3 ans, cette otage n'intéresse pas les médias français.

Florence Aubenas, journaliste à Libération, est prise en otage en Irak le 5 janvier 2005. Les médias français prennent la défense de l'une des leurs. Les habituels décomptent commencent qui égrenne les jours de détention de Florence Aubenas. Un portrait de Florence Aubenas est étendu sur la façade de l'Hôtel de Ville de Paris. Les comités de soutien d'Ingrid Bétancourt soulignent le parallèle entre la situation d'Ingrid Bétancourt et celle de Florence Aubenas... et la différence de traitement. Pris la main dans le panier, de nombreux journalistes se sentant morveux de ne pas traiter sur un pied d'égalité les cas de Florence Aubenas, jouranliste, et d'Ingrid Betancourt font désormais un double décompte. Le portrait d'Ingrid Bétancourt est lui aussi affiché sur la façade de l'Hôtel de Ville de Paris à côté de celui de Florence Aubenas.

Florence Aubenas est libérée en juin 2005. Maintenant qu'on a fait le parallèle, la caste médiatique ne peut décemment pas arrêter de parler du cas d'Ingrid Betancourt, le décompte médiatique continue au rythme des anniversaires, le portrait reste affiché. Parmi les 3000 otages des Farc on ne s'intéresse qu'à celle qui a la nationalité française.

Le cas suscite un large intérêt du Gouvernement. Surtout depuis que Dominique de Villepin son ancien professeur à Sciences Po est devenu premier ministre. Son cas est relayé aussi par son ancien mari et son beau frère qui travaillent au quai d'orsay.

Devenue médiatique, Ingrid Betancourt devient une priorité de Nicolas Sarkozy qui se préoccupe de tout ce qui est médiatique.

Cet effort de mobilisation est sain, mais il est malsain qu'il ne se fasse que pour des journalistes et des personnes qui ont des relations avec le pouvoir.

Aung San Suu Kyi est en résidence surveillée depuis bientôt 20 ans. A tout instant elle peut décider de ne plus être otage si elle quitte le pays. Mais c'est par fidélité aux birmans et à ses valeurs qu'elle continue le combat pour la démocratie en Birmanie au pris de sa liberté et de 20 ans de vie. Elle mérite au moins autant notre attention.

Je pense tout particulièrement à Marc Beltra, jeune étudiant français disparu en Colombie en 2003, mais aussi aux milliers de colombien otages des Farc. Ils ne connaissent pas Villepin, n'ont pas un beau frère au quai d'Orsay, ils n'ont pas la chance d'avoir été mis en avant en même temps de Florence Aubenas. Leurs histoires ne crée pas d'audience mais ils n'en sont pas moins hommes.

Le vrai et l'important ne sont pas toujours des grandes histoires fantastiques. Les mises en scènes des médias ne sont qu'une petite part de la réalité.

 

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