11/06/2008

Combien coûte l'insuffisance des transport en commun dans le Genevois ?

Parce que notre région est au bord de la paralysie et de l'asphyxie, nous devons investir massivement dans les transports en commun. Des élus locaux réticents qui n'ont pas encore compris les enjeux pour notre avenir, objectent parfois que les transports en commun coûtent cher. Ils ont raison. Le coût pour la collectivité est important.

Mais nous devons aussi prendre en compte le coût de l'absence de transport.

Le coût économique et humain de ces millions d'heures perdues chaque jour par les habitants. Le coût environnemental de la dégradation de notre qualité de vie. Quel est le coût énergétique de tous ces transports individuels ? Quel est le coût de l'imprévisibilité du temps de trajet : combien de train ou de rendez vous manqués ? Les 30 ans de retard accumulés dans le développement des transports en commun en Haute Savoie ont un coût phénoménal. Il est temps de réduire ce coût là.

La qualité de vie dans notre région est un riche joyau dont nous avons hérité. Cette qualité de vie se dégrade depuis plusieurs années faute d'une politique ambitieuse dans les transports en commun. Il est temps de réparer les dégats réalisés et de proposer une offre de transports en commun pertinente, accessible et efficace.

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Commentaires

Il suffirait pour commecer de reconstruire ce qui a été détruit : le tram électrique d'Annemasse gare à Moellesullaz, sa ligne annexe vers Etrembière, le train électrique Annemasse-Sixt et ses lignes annexes prévues ou réalisées vers Boëge et de Bonne à Bonneville. En coordonnant et en concentrant aux heures de pointe on drainerait ainsi une bonne partie des frontaliers actuellement bagnolisés. Toutes ces lignes étaient non polluantes dans un contexte de production électrique nucléaire propre.

Écrit par : Edouard | 12/06/2008

Peut-être que si l'Etat de Genève accordait un surcroît de reversement des impôts prélevés à la source spécialement pour ces trains destinés aux frontaliers, cela convaincrait les élus locaux de financer la chose. Vous savez bien, M. Vielliard, que les élus locaux trouvent que c'est cher, mais qu'aussi, ils trouvent souvent que les entreprises locales n'en bénéficieraient guère. On a par exemple du mal à trouver des infirmières, le long de la frontière ; pendant ce temps, l'Etat de Genève emploie des infirmières formées en France. L'inégalité des salaires pour les mêmes tâches joue beaucoup. Finalement, est-ce normal ? L'argent que l'Etat de Genève dépense pas pour la formation des infirmières de nationalité française, ne peut-il pas être donné pour ces transports en commun ?

Écrit par : R.M. | 12/06/2008

NE dépense pas (erratum).

Écrit par : R.M. | 12/06/2008

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