« 2007-10 | Page d'accueil | 2007-12 »

30/11/2007

Ces détails qui changent le quotidien des Saint Juliennois

Les Saint Juliennois que je rencontre, me parlent de leurs soucis quotidiens. Cet inventaire à la Prévert illustre le besoin d'écoute. Les problèmes de stationnement et de sécurité en face de la Panière, les bancs trop bas qui empèchent les personnes âgées de se relever, le quartier de François Buloz qui est plongé dans l'obscurité dès la nuit tombée, les poubelles de recyclage qui sont installées juste devant les fenêtres de certains habitants de l'Atrium, une vieille et belle fontaine laissée à l'abandon, un trottoir qui manque ici, un passage trop étroit pour les poussettes là, des bancs qui font face à un carrefour et tournent le dos à un jardin, le nettoyage approximatif des salles de sport, une courbe de voirie qui rend difficile la circulation des camions de livraison d'Intermarché le matin. Ces milles petites frustrations quotidiennes qui pourraient si facilement être évitées avec plus d'écoute de la part des élus. Nous faisons la synthèse de tous ces besoins pour déterminer les priorités municipales mais lorsque ces priorités seront établies il sera encore possible de répondre facilement à beaucoup de ces attentes.

Mes contraintes professionnelles dans le privé me laissent aujourd'hui moins de temps qu'à d'autres candidats. Ce temps je choisis de le consacrer à aller à la rencontre des habitants. En particulier ceux qui n'ont pas la possibilité ou le temps de participer à la vie locale. Je crois qu'il est plus utile pour la commune d'aller à la rencontre des habitants et de prendre le temps de les écouter plutôt que d'aller se montrer à des manifestations publiques sans écouter qui que ce soit.

Au niveau national, la réforme de la carte judiciaire est un exemple de ce besoin d'écoute. Sur le principe, il me semble qu'effectivement il est sage que la justice française ait peut être un peu moins de tribunaux et beaucoup plus de juges et d'ordinateurs. Il vaut mieux une justice plus rapide au Tribunal d'Instance même si c'est à Annemasse plutôt qu'à Saint Julien. Mais la méthode autoritaire et sans écoute conduit à des erreurs grossières. Ici c'est un tribunal flambant neuf qu'on abandonne pour déménager dans une autre ville où il faudra en reconstruire un autre. Là c'est un tribunal qui est déplacé vers une ville qui se trouve à plus de deux heures de route. J'espère que cette nécessaire écoute aura lieu.

Il est temps de changer la pratique du pouvoir en France : il y a le pouvoir, gonflé par l'assurance d'idéologies toutes faites qui décide de tout de manière autoritaire, et  il nous faut un pouvoir démocrate qui se met au service des habitants en les écoutant, en élaborant une synthèse des besoins et en déterminant des priorités d'actions politiques sur la base de valeurs plutôt que d'idéologies.

Retrouvez cette note ci et la note du jour sur le blog Portevoix : http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2007/11/29...

29/11/2007

Musulman et Français à Saint Julien en Genevois

De plus en plus d'habitants de Saint Julien ont une double culture. Ils sont originaires d'un pays étranger mais habitent en France depuis leur naissance. On ne mesure pas toujours la difficulté qu'il peut y avoir dans notre pays à vivre cette double culture.

Il est par exemple très souvent impossible pour un musulman français d'enterrer ses parents dans notre pays selon ses rites. Pour suivre ses rites, il est contraint d'aller inhumer sa famille dans son pays d'orgine. Nous devons permettre à tous les Français d'enterrer leurs parents ici si nous voulons que tous les Français puissent vivre ensemble.

J'ai rencontré des musulmans qui me décrivaient comment ils se voient contraints de se rendre sur leur lieu de culte en cachette. Leurs collègues ne faisant pas la différence entre un musulman pratiquant et un intégriste, ils craignent de perdre leur emploi s'ils sont vus allant à la mosquée. Médecins, professeurs, maçons ou ingénieurs ils ne pratiquent leur culte que semi-librement en France. Pourtant dans toutes les religions il y a des pratiquants et des intégristes.

Les associations culturelles et cultuelles font bien souvent un travail d'intégration social et de prévention de la violence qui est remarqué par les gendarmes. La réflexion spirituelle offre souvent aux adolescents un premier cadre de valeur. C'est vrai pour les Français chrétiens comme pour les Français musulmans.

Cette semaine j'ai découvert d'autres exemples de vexations quotidiennes qui montrent à quel point nous devons apprendre à devenir un pays multiculturel. Un père aux revenus modestes m'expliquait que la cantine du collège de Saint Julien lui facturait les repas de son fils pendant le mois du ramadan alors qu'il ne déjeune pas à la cantine ce mois là. Lorsqu'un Français sur 10 est musulman, est-il si compliqué que cela d'adapter la facturation des repas à ce qui est consommé ? Ou faut-il que la collectivité accroissent ses revenus sur ceux qui pratiquent le ramadan ?

Le Maire de Saint Julien a rénové à grands frais le toit de l'église de St Julien. Ces travaux de rénovation n'étaient pas urgents. Comment préserver les équilibres entre Français lorsqu'on constate que dans presque toutes les communes de Haute Savoie l'église est bien souvent le bâtiment public le mieux entretenu ? A Saint Julien il suffit de comparer l'état de l'église par rapport à la salle des Burgondes, à la MJC ou au Gymnase du Léman !

 Loin de ces divisions, de ces vexations et de ces humiliations, il est temps qu'on apprenne à vivre ensemble dans un pays devenu multiculturel. Pour cela il faut revenir à la définition d'origine du principe de laïcité qui est la liberté de culte et la neutralité de l'Etat et des communes.

 

Retrouvez cette note et d'autres sur le blog Portevoix : http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2007/11/29...

27/11/2007

L'US Saint Julien qualifiée pour le 8ieme tour de la Coupe de France

 Saint-Julien-en-Genevois

1d407f1d26db128e96077b1260766b06.jpgCe samedi l'US Saint Julien jouait pour les 64ièmes de finale de la Coupe de France. Nous étions nombreux à être fiers de l'exploit sportif des joueurs de Saint Julien qui parviennent à ce niveau de la compétition. Ils ont poursuivit l'exploit en se qualifiant pour les 32ièmes de finale. Le prochain tour sera joué le 16 décembre. Prenez date !

Au delà de l'exploit sportif, il y a un enseignement pour la politique sportive pour la ville. Une municipalité doit soutenir les activités sportives parce qu'elles favorisent l'intégration sociale, l'éducation à des valeurs et la santé publique. L'US Saint Julien et de nombreux autres clubs remplissent cette mission de service public. L'intérêt de la commune est que les bénévoles qui animent ces clubs aient les moyens pratiques d'accueillir le plus de sportifs possibles.

La compétition est un moyen de fédérer des équipes vers un objectif. Cette Coupe de France est un fantastique objectif pour une équipe soudée et un club motivé. Mais pour la municipalité la compétition n'est qu'un moyen de fédérer, pas un objectif de la politique municipale.

Les résultats en compétition doivent être la conséquence logique d'une politique sportive réussie : lorsque les clubs fédèrent des sportifs motivés, ils est probable qu'un jour ou l'autre cela se retrouve dans les résultats de compétition. C'est le cas pour l'US Saint Julien.

Mais la municipalité ne doit pas financer la compétition au détriment du sport pour tous. A Saint-Julien-en-Genevois, la répartition des subventions municipale se fait en partie sur la base des kilomètres parcourus pour participer aux compétitions plutôt que par rapport au nombre de sportifs qui participent aux clubs. Parfois cela permet de financer des sportifs semi professionels dont le seul lien avec la commune est le maillot qu'ils portent.

Si l'athlé de St Julien, le basket, le rugby, le tennis et tout particulierement l'US Saint Julien doivent être mieux soutenus ce n'est pas pour leurs brillants résultats en competition, mais bien pour leur remarquable travail d'intégration, d'éducation et de santé public.

20/11/2007

Pour la qualité de vie du Genevois : logements, emplois et transports

Du haut du Salève, on peut observer la pression urbaine qui s'étend en dehors du canton de Genève. Parce que les communes du canton ne construisent pas suffisament de logements pour leur croissance démographique, la ville se développe dans le Genevois français et dans le canton de Vaud.

Nous nous retrouvons avec une situation ubuesque dans laquelle la campagne genevoise est située entre le centre ville et la périphérie urbaine du Genevois. Cette situation nous enferme tous dans des problèmes de circulation et d'urbanisation irrésolubles. 

Si les communes frontalières suisses ne veulent plus subir tant de circulation, elles devront s'assurer que leurs propres habitants ne soient plus obligés d'aller se loger toujours plus loin. Elles doivent construire suffisament de logements pour leurs habitants. Le besoin en logements supplémentaires est de l'ordre de 2% par an. Dans le canton de Genève en moyenne seulement 1% de logements supplémentaires ont été construits sur les 20 dernières années.

A l'opposé les communes frontalières françaises subissent une pression immobilière à marche forcée. A Saint Julien en Genevois ce sont 3% de logements supplémentaires par an qui ont été construits en moyenne sur les 6 dernières années. Cette urbanisation accélérée nuit autant à la qualité de vie des Saint Juliennois que les problèmes de circulation nuisent à la qualité de vie des habitants de Perly Certoux.

Pour préserver la qualité de vie dans le Genevois franco-suisse, nous devrons veiller à ce que le besoin de logements soit assumé équitablement dans toutes les communes du Genevois et veiller également à ce que la Haute Savoie crée aussi des emplois. Lorsque des emplois seront créés dans le Genevois français et que des logements seront construits dans le Genevois suisse, alors la pression sur la circulation et l'immobilier ralentira et nous pourrons alors préserver notre qualité de vie.


Agrandir le plan

 

Retrouvez cette note et d'autres sur le blog Portevoix : http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2007/11/20...

16/11/2007

De la pyramide des âges à la petite enfance à Saint Julien en Genevois (2)

 Saint-Julien-en-Genevois

Madame l'adjointe à la culture,


Je vous remercie pour le point de vue exprimé en commentaire de la note sur la pyramide des âges et la petite enfance. Je ne sais pas où vous avez lu "la pyramide des âges est au dessus de 60 ans au Conseil". J'ai simplement parlé d'âge médian - je vous concède l'approximation de quelques années tout au plus. Pour clarifier, je me permets de reformuler la note à votre attention : sur les 50% de St Juliennois qui ont moins de 37 ans, combien sont représentés au Conseil Municipal ? Aucun ! Il y en avait peut être une en début de mandat mais qui s'est découragée en constatant à quel point elle était marginalisée dans l'équipe. Combien parmi les délégués à la communauté de commune où se prennent de plus en plus de décisions ? Aucun.


Contrairement à ce que vous pensez la population de Saint Julien n'est pas vieillissante. Elle a tendance même à se rajeunir sous le double effet de l'arrivée massive de jeunes actifs et du départ de retraités qui vont vivre ailleurs leurs retraites. La proportion d’habitants de moins de 40 ans a même augmenté au cours de votre mandat pour atteindre plus de 55% de la population. C'est l'entourage immédiat de l'équipe municipale qui vieillit et donc votre perception de la ville, pas la population. La ville a besoin de tout le monde : de la sagesse des jeunes et des aînés et de l'énergie des jeunes et des aînés.


Pour la petite enfance, je vous félicite pour les rencontres de l'enfance de l'art. Avez vous cependant conscience à quel point votre réponse est légère au regard du problème urgent et quotidien de parents qui doivent cesser toute activité professionnelle pour garder leur enfant ? Les rencontres de l'enfance de l'art ne leur sont pas d'une très grande utilité - aussi intéressantes soient-elles !


Madame, vous êtes l’une des rares adjointes de l’équipe actuelle qui a été à la hauteur de ses responsabilités à mon avis. Votre bilan est tout à votre honneur. Notre objectif sera de faire aussi bien que vous, moins cher pour les habitants ! Le budget de la culture dont vous avez la responsabilité en tant qu'adjointe a été multiplié par 4 au cours de votre mandat.. le budget pour la petite enfance est lui resté quasiment stable. Cela mesure le décalage qu'il y a entre les actions culturelles de qualité que vous avez conduites et les attentes urgentes et quotidiennes des Saint Juliennois.


15/11/2007

Logements et Emplois contre les embouteillages

 Saint-Julien-en-Genevois 

Construire des transports en commun et tout particulièrement des transports en commun transfrontaliers est absolument nécessaire mais pas suffisant pour régler les problèmes de circulation de la région Genevoise. Les frontaliers français et suisses n’ont aujourd’hui pas d’autre choix que la voiture pour aller travailler ou faire leurs courses. Mais agir seulement sur les transports en commun ne sera pas suffisant.


Nous devons aussi
1) construire des logements près des lieux d’emploi à Genève et


2) faciliter la création d’emplois dans le Genevois Français là où il y a des logements.


Perly et Soral ne peuvent pas s’étonner de vivre avec un tel trafic. Ce trafic est rendu nécessaire par leur incapacité à construire suffisamment de logements pour sa propre population qui est obligée d’aller vivre plus loin et donc de se déplacer. Près de 20% de logements nouveaux ont été construits à Saint Julien en Genevois sur les 6 dernières années. Cette urbanisation à marche forcée du Genevois Français ne permet même pas de rattraper les insuffisances du canton incapable de loger sa propre population et celle qu’elle attire. Combien de logements ont été construits à Soral et Perly durant la même période ? Puplinge a à peine changé en 20 ans. Seulement 1% de logements nouveaux sont construits chaque année dans le canton alors que le besoin est de 2,5% à 3% pour rattraper le retard. Genève est la seule ville au monde qui place sa campagne entre son centre ville et sa banlieue. Construire des logements près des lieux d’emplois réduira le besoin en transport.


Côté Français, nous devons assumer notre responsabilité en matière de création d’emplois. Ce taux de chômage identique des deux côtés de la frontière qui marginalise les seniors et les jeunes du marché de l’emploi est vécu comme une catastrophe cantonale à Genève… mais comme un succès en Haute Savoie. Aucune politique construite de l’emploi de la part du département et des collectivités locales. Nous devons faciliter et encourager la création d’emplois côté français pour que les seniors et les jeunes cessent d’être marginalises socialement. Cela réduira aussi le besoin en transports.

Retrouvez cette note et d'autres sur le blog Portevoix : http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2007/11/15...

14/11/2007

Point sur l'équipe et le projet pour Saint Julien en Genevois

 Saint-Julien-en-Genevois

Par leurs réponses à la Grande enquête du mois de septembre, les Saint Juliennois nous ont dit ce qui pour eux devait être la priorité d'action de la municipalité pour 2008-2012. Une centaine de personne ont alors rejoint l'association et 37 participent à des réunions de groupe de travail chaque semaine sur les différents thèmes municipaux.

Ces personnes sont de toutes sensibilités politiques. Quelques uns adhèrent à des mouvements politiques différents. Ils sont politiquement représentatifs de Saint Julien. Ces personnes viennent des différents quartiers - nous avons en revanche à ce jour peu de personnes venant des hameaux de notre commune. Ils sont représentatifs des différentes classes d'âge de la commune. La plupart sont actifs, quelques uns sont à la retraite. Comme souvent dans ce type d'action, on dénombre deux tiers d'hommes et un tiers de femme environ - nous veillons à accueillir plus de femmes. Des idées nouvelles émergent vite de ce travail en groupe. Certains des groupes ont choisi de conduire des enquètes approfondies auprès de la population sur les sujets sur lesquels ils travaillent.

Nous ferons d'ici la fin du mois un point à mi parcours sur le travail des commissions. Puis chaque groupe poursuivra jusqu'à noël. C'est en janvier que nous ferons la synthèse dans un projet de ville que nous présenterons aux habitants. Nous présenterons à ce moment là la liste que nous proposerons aux Saint Juliennois. Cette liste sera constituée sur la base des personnes qui auront participé activement aux commissions.

Ce n'est pas sur ce blog que nous dévoilerons les idées émises. La centaine de lecteurs quotidien n'est pas représentatif de la commune. C'est aux Saint Juliennois d'en avoir la primeur. Pourtant il apparait déjà que l'équipe actuelle n'a pas su répondre aux besoins prioritaires des habitants de la ville. Par exemple, alors que le budget de la culture a été quadruplé en 7 ans, le budget pour la petite enfance est lui pratiquement stable malgré l'augmentation fulgurante de la population. Le bilan de la municipalité en 6 ans aura été d'augmenter la capacité d'accueil en crèche de 60 à 80 place. Cela est modeste sachant qu'il y a un plus de 500 de 0 à 3 ans à Saint Julien.

 

Retrouvez cette note et d'autres sur le blog Portevoix : http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2007/11/14...

13/11/2007

De la pyramide des âges à la petite enfance à Saint Julien en Genevois

 f1d85b56c5dc875ccfd5ba874b57a2e8.jpg Saint-Julien-en-Genevois

Lorsqu'on assiste aux Conseils Municipaux de Saint Julien ou au Conseil Communautaire du Genevois on est frappé par la différence de sociologie entre les personnes qui décident de l'avenir de nos collectivités et la population.

On y rencontre beaucoup de retraités, et presque uniquement des personnes de plus de 50 ou 40 ans. Les quelques moins de 40 ans qu'on y trouve sont tellement peu nombreux qu'ils sont souvent marginalisés au sein des commissions ou des équipes.

Cela tranche avec la sociologie de Saint Julien en Genevois. Le Genevois est l'une des région les plus jeunes de France. On y compte beaucoup de jeunes venus avec leurs familles pour travailler. Le résultat se retrouve dans la pyramide des âges. Selon l'Insee l'âge médian à Saint Julien en Genevois est de 37 ans : la moitié des habitants de notre commune ont moins de 37 ans, l'autre moitié a plus de 37 ans.

Au Conseil Municipal, l'âge médian est au dessus de 60 ans. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que le conseil municipal soit passé à côté des principales attentes des Saint Juliennois : si rien n'a été fait par l'équipe actuelle dans le domaine de la petite enfance, c'est tout simplement que l'équipe actuelle ne cotoit pas les problèmes des jeunes familles.

Si le bilan de l'équipe actuelle dans le domaine du sport est si faible c'est aussi parce que le sport n'est pas une préoccupation importante des membres de l'équipe municipale. C'est pourtant une préoccupation importante des Saint Juliennois.

Composer une équipe représentative de la diversité de la ville est selon moi une condition importante du succès d'une équipe. Parmi les 37 personnes qui participent aux commissions de travail de Saint Julien Avenir pour les municipales ont trouve des gens de 24 à 77 ans.

Pour construire leur avenir, notre pays et nos communes devront apprendre à faire confiance à des équipes qui ne soient pas exclusivement composées de papy boomers.

 

Retrouvez cette note et d'autres sur le blog Portevoix : http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2007/11/11...

08:17 Publié dans Haute-Savoie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | | | |

12/11/2007

Soral, Perly-Certoux : un avant goût des problèmes Genevois

 Saint-Julien-en-Genevois 

16 communes frontalières ont proposé un plan antitrafic. Elles sont excédées par le passage pendulaire de frontaliers.

Ce problème de circulation est annonciateur des problèmes qui s'annoncent pour Genève : lorsqu'on refuse de construire des logements près des lieux d'emplois, on crée des besoins de circulation qui finiront par asphyxier notre région.

17% de logements supplémentaires ont été construit à Saint Julien en Genevois sur la période 1999-2005. Les habitants de Saint Julien se plaignent de cette urbanisation à marche forcée. Mais ils n'ont pas le choix pour tenter de loger les jeunes, les employés qui ont des revenus français et tous les revenus modestes. Durant la même période combien de logements ont-ils été construits à Perly-Certoux ou à Soral ?

Nous marchons sur la tête dans le Genevois : nous sommes la seule région au monde qui place sa campagne entre le centre ville et la banlieue. C'est par une construction de logements plus régulière, mieux répartie, mieux pensée mais surtout suffisante par rapport aux besoins que le Genevois pourra éviter que ces problèmes de circulation n'empirent et ne finissent par nous paralyser.

07/11/2007

Le besoin urgent de transports en commun dans le Genevois Haut Savoyard

 Saint-Julien-en-Genevois 

Le Genevois bénéficie d'un cadre de vie exceptionnel. Pourtant à petit feu, nous détruisons petit à petit cet atout du cadre de vie. Tout particulièrement dans le domaine des transports.

L'autoroute Annecy Genève en construction était un mal nécessaire pour rattraper le retard dans le domaine des transports. Pour autant, cette autoroute n'est en aucun cas une solution à nos problèmes de circulation à long terme. La voiture est aujourd'hui le seul moyen de transport qui réponde à nos besoins à court terme. Mais ce n'est pas une solution tenable. Nos villes et nos routes s'engorgent rapidement.

Un général en retraite me racontait récemment que de toutes les agglomérations qu'il avait visité durant sa carrière, le Genevois était celle qui était de très loin le moins équipée en transports en commun. Il y a dans le Genevois beaucoup plus d'habitants qu'il y a un siècle. Notre pouvoir d'achat est beaucoup plus important qu'il y a un siècle... mais nous avons moins de transports en communs qu'il y a un siècle.

Je crois qu'il est temps de rompre avec l'attentisme qui a prévalu sur cette question depuis trop longtemps, et qui sévit encore : malgré les cocoricos électoraux de ces derniers mois, le tour de table du CEVA n'est toujours pas bouclé côté français !! Il est temps de s'engager résolument dans le financement par les collectivités des transports en commun. Cela nécessitera une plus grande coopération avec les communes genevoises. Cela est vrai des transports entre Saint Julien en Genevois et le reste de la Haute Savoie. C'est également vrai des déplacements avec Genève. Si nous continuons à n'avoir aucune autre solution pour nous rendre à Genève, nous serons les seuls à payer les frais d'entrée en ville qui ne manqueront pas d'apparaitre d'ici quelques années en plus des frais exponentiels de parking.

Le Maire de St Julien est fier de son bilan en matière de transports en commun : il a obtenu des Transports Publics Genevois que les Saint Juliennois aient le même tarif avant et après la douane de Perly. C'est bien. C'est peu. 10 mètres de trajet gratuit, c'est le seul bilan de l'équipe municipale actuelle dans le domaine des transports. Rien sur la circulation en ville.

Le CEVA ne suffira pas à lui tout seul. Les transports en commun ne suffiront pas. Il faudra aussi développer des sentiers piétonniers à Saint Julien en Genevois. Des pistes cyclables. Et faire preuve d'imagination. Il nous faudra plusieurs décennies avant que nos communes deviennent moins dépendantes de la voiture. C'est une absolue nécessité pour cesser de détruire notre cadre de vie comme nous le faisons depuis trop longtemps.

 

Retrouvez cette note et d'autres sur le blog Portevoix : http://antoinevielliard.hautetfort.com/archive/2007/11/07...

All the posts