12/11/2007

Soral, Perly-Certoux : un avant goût des problèmes Genevois

 Saint-Julien-en-Genevois 

16 communes frontalières ont proposé un plan antitrafic. Elles sont excédées par le passage pendulaire de frontaliers.

Ce problème de circulation est annonciateur des problèmes qui s'annoncent pour Genève : lorsqu'on refuse de construire des logements près des lieux d'emplois, on crée des besoins de circulation qui finiront par asphyxier notre région.

17% de logements supplémentaires ont été construit à Saint Julien en Genevois sur la période 1999-2005. Les habitants de Saint Julien se plaignent de cette urbanisation à marche forcée. Mais ils n'ont pas le choix pour tenter de loger les jeunes, les employés qui ont des revenus français et tous les revenus modestes. Durant la même période combien de logements ont-ils été construits à Perly-Certoux ou à Soral ?

Nous marchons sur la tête dans le Genevois : nous sommes la seule région au monde qui place sa campagne entre le centre ville et la banlieue. C'est par une construction de logements plus régulière, mieux répartie, mieux pensée mais surtout suffisante par rapport aux besoins que le Genevois pourra éviter que ces problèmes de circulation n'empirent et ne finissent par nous paralyser.

Commentaires

Et certains ne veulent pas du CEVA...

Écrit par : Luner | 12/11/2007

Il est clair que le CEVA fait partie de la solution (et tous les projets de TP - qu'il faut arrêter de freiner absolument) mais le problème est plus vaste. On aura beau construire tous les CEVA du monde, si l'on ne décourage pas clairement une fois pour toutes l'utilisation de la voiture (en ville d'abord, en périphérie ensuite), on n'arrivera à rien.

Comment convaincre un habitant d'Annemasse à venir en CEVA au centre si un habitant des Pâquis n'est pas foutu de prendre le tram pour aller à Carouge? C'est comme lorsque les américains disent que les chinois doivent réduire leurs émissions de CO2, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Et quand on voit que chacun pense "pour sa propre gueule" (cf. le parking de Pré-l'évêque aux Eaux-Vives), je crois qu'on n'est pas près de gagner ce combat!

Alors oui, il faut trouver un moyen de réduire le trafic dans les villages de campagne, parce qu'il est complètement déplacé de voir Soral se transformer en autoroute. Mais il n'est pas moins insupportable de voir la rue des Deux-Ponts et ses dizaines de milliers de voitures par jour (ce n'est pas 7000 comme à Soral, mais plutôt 70'000), sa pollution insoutenable, etc. Pourquoi accepterait-t'on l'un et pas l'autre?

Donc oui à une politique claire et massive de réduction du trafic, oui à des initiatives visant à interdire la voiture. Mais il est hors de question de construire des routes d'évitement des communes (et bétonner 1km plus loin dans la commune voisine?) pour déplacer le problème et alimenter encore le trafic en ville, qui est déjà saturé!

Oui au CEVA, oui à un développement massif des TP, oui à un développement massif des P+R, oui à une obligation de co-voiturage en passant la frontière (à quand des interdictions de circuler "seul" dans une voiture privée pour passer la frontière), et à un développement des parkings de périphérie (en attendant des TP dans les communes françaises) et des TP densifiés aux heures de pointe qui feraient Soral-Cornavin ou Perly-Bel Air.

Fini le temps du "laisser-faire" tout automobile. Il faut (malheureusement!!!) contraindre!

Écrit par : Sandro Minimo | 12/11/2007

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