21/10/2007

Simplifier, simplifier, simplifier... au détriment des réalités

Les résultats sont tombés sur la répartition des sièges. Ils révèlent deux gagnants tant au niveau cantonal qu'au niveau fédéral : l'UDC et les Verts.

Ces résultats confirment à quel point il est nécessaire de simplifier au maximum la campagne électorale sur un ou deux thèmes précis : l'immigration et le climat dans le cas présent. Lorsque la moitié des électeurs ne vote pas, les élections se jouent sur la capacité à mobiliser. Comment mobiliser des électeurs lorsqu'ils sont si nombreux à ne pas savoir qu'il y a des élections ni à en comprendre les enjeux.

Seuls les messages qui restent audibles pour les électeurs peu impliqués sont susceptibles de les mobiliser. Seuls les messages simplissimes sont susceptibles d'être audibles à une telle distance du débat politique. Seuls les messages cohérents au niveau national demeurent inaudibles pour l'électeur éloigné.

Quel peut être l'avenir d'une démocratie lorsque le peuple souverain ne se préoccupe de son avenir qu'entre un apéritif et une émission de télé ? Les choix se font alors sur la capacité d'un mouvement politique à simplifier une réalité pourtant complexe pour rester audible.

Tant pis pour la France il y a quelques mois, tant pis pour la Suisse, tant pis pour les Suisses, tant pis pour Genève, tant pis pour les Genevois : ils subiront les conséquences sur leur vie quotidienne d'une Suisse dirigée par des élus récompensés d'avoir trop simplifier une réalité complexe.

Commentaires

Entièrement d'accord avec vous ! Et si une femme ou un homme politique arrivait à communiquer simplement les enjeux du monde toujours plus complexe dans lequel nous vivons ? Avoir une vision cohérente de l'évolution possible, proposer des contributions intelligentes et... savoir les communiquer. Voilà le challenge de nos futurs gouvernants !

Écrit par : Jean-Bernard Busset | 22/10/2007

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