13/10/2007

Faites pas n'importe quoi cette semaine, vous décidez de notre avenir

Les élections fédérales du 21 octobre vont décider de l'avenir de l'emploi, du logement, des transports et de l'environnement. On a souvent du mal à mesurer à quel point un vote peut changer nos vies quotidiennes. Ce ne sont pourtant que des décisions politiques qui expliquent la différence de qualité de vie entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, l'ex Allemagne de l'ouest et l'ex Allemagne de l'est, entre la France et la Suisse. Je pense aussi parfois aux morts du 11 septembre 2001 qui s'étaient abstenus lors des élections présidentielles américaines de 2000 parce que cela ne "les concernait pas".

 

Ces élections nous concernent. Elles concernent les Suisses bien entendu, mais aussi nous habitants du Genevois français : nos retraites, les transports en commun, notre emploi, notre protection sociale, la crise du logement. Ces élections concernent notre quotidien au moins autant que les présidentielles françaises. Tout particulièrement pour les 15% de binationaux.

 

Je n'ai pas le droit de vote mais cela ne m'empêche pas d'avoir un avis, et de recommander aux électeurs un vote.

Si je pouvais voter, je voterais pour les candidats suivants :

Conseil national :

1) Alexandra Rys (PDC)

2) Alexandra Rys (PDC)

3) Benard Gruson (PDC)

4) Bernard Gruson (PDC)

5) Guy Mettan (PDC)

6) Thomas Buchi (Radical)

7) Thomas Buchi (Radical)

8 ) Sara Giardina (Radical)

9) Sara Giardina (Radical)

10) Antonio Hodgers (Verts)

11) Antonio Hodgers (Verts)

 

Conseil des Etats :

1) Martine Brunschwig Graf (Libéral)

2) Robert Cramer (Verts)

 

 D'un point de vue partisan les radicaux et les démocrates chrétiens sont de vrais partis démocrates, respectueux des intérêts des habitants plutôt qu'au service d'idéologies sectaires. Ils sont à la fois socialement responsables et économiquement réalistes. Je trouve que le PDC a raison de mettre l'accent de sa campagne sur la famille. La famille, quelque soit sa forme, est la cellule de base de toute société. Le PDC et les Radicaux ont su développer leurs propositions en matière d'environnement tout particulièrement avec les contributions de Thomas Buchi. Cependant, je pense qu'il est souhaitable que les verts continuent d'être un aiguillon politique et un moteur pour les projets de transports en commun. Antonio Hodgers et Robert Cramer sont d'excellents candidats. Les Verts suisses ont le mérite d'être très éloignés de nos khmer verts français qui eux s'avèrent malheureusement incapables de joindre l'idéal au réel.

 

Je ne vote ni UDC car c'est un erreur de rejeter la responsabilité des problèmes de la Suisse sur les étrangers : lorsqu'on a des problèmes il faut les comprendre et les résoudre plutôt que de trouver des boucs émissaires. 

 

Je ne vote pas socialiste non plus car les socialistes Genevois sont aussi gentils et déconnectés des réalités du monde que les socialistes français comme ils l'ont prouvé par leurs positions irréalistes et surréalistes sur les retraites, la crise du logement, les squats et l'assurance maladie.

 

Je ne suis pas très enthousiasmé par les libéraux, mais malgré ma proximité de pensée avec les démocrates chrétiens, il me semble que Martine Brunschwig Graf (Libéral) est une meilleure candidate que Jean Pierre Jobin (PDC). Les compétences humaines me semblent encore plus importantes que les compétences professionnelles pour servir les gens.

J'utilise la liberté de voter deux fois pour un candidat pour le favoriser. Je choisis de préférence les candidats en fonction de leurs compétences et des idées nouvelles qu'ils peuvent apporter.

 

J'espère que le taux de participation sera à la hauteur des enjeux.

Commentaires

Cher Antoine,

Tu ne sembles pas avoir bien compris les enjeux de cette élection en Suisse. Tes recommandations de vote s'apparentent à celles de ceux d'entre vous qui ont appelé à voter SARKOZY et ROYAL à la place de BAYROU !

Inciter à voter Cramer et Vert plutôt que JOBIN, sous prétexte que ce dernier serait prétentieux, c'est faire démonstartion que tu es tombé dans le piège bien grossier tendus par nos adversaires. Je suis surpris qu'un homme politique se disant différent, tel que toi, se prononce sur la base d'impressions grossières, images d'épinal ou caricatures diffusées par médias interposés, en mal de sensationnel.

Fais-donc le petit test suivant :

http://philippeglatz.blog.tdg.ch/politique/comment-choisir-parmi-tous-ces-candidats-.html


Écrit par : Philippe Glatz | 14/10/2007

Je ne comprends pas très bien le discours de M. Glatz, qui visiblement méconnait ce qu'est le Mo-Dem et ce qu'était la candidature de François Bayrou.
Celui-ci avait commencé par réussir la fusion des radicaux valoisiens (très marqués par la libre pensée, à l'instar de nos radicaux genevois) avec la démocratie chrétienne. Exactement comme si PDC et radicaux, en Suisse aussi, faisaient fi des vieilles querelles. Puis le Mo-Dem est passé à la vitesse supérieure en intégrant aussi bien des libéraux pur jus rebutés par le discours franchouillard de Sarkozy, que des verts pragmatiques comme Corinne Lepage ou Benhamias, à l'image de ce que représentent Cramer et Hiler dans notre Conseil d'Etat. Plus un certain nombre de sociaux-démocrates convaincus par l'économie de marché, économistes de grand talent comme Jean Peyrelevade.
Il me semble que ton choix, Antoine, est au contraire dans la droite ligne de ce qu'est le Mo-Dem. c'est à dire et gauche et droite, le meilleur des deux, pour gouverner au centre.
Et nous autres radicaux, bien qu'ayant soutenu directement ta candidature, ne sommes pas du tout offusqués que tu ne nous accorde que 40% de tes voix... C'est comme cela que nous comprenons l'unité: dans le partage. Je suis convaincu que beaucoup de démocrates chrétiens genevois comprennent ce message.
Réunie, l'entente est le premier parti du canton, comme elle serait d'ailleurs le premier parti de Suisse. Les désaccords politiques étant franchement minces sur le fond, il n'y a que les réactions épidermiques d'un autre âge qui nous retiennent d'aller plus loin.
Sachons les dépasser. L'esprit de Genève ne pourrait-il nous permettre de faire avancer ce dossier là plus vite que la musique fédérale ?

Écrit par : Philippe Souaille | 16/10/2007

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